SCÈNE VIL
LES MÊMES, CHARLES IX, CATHERINE, LE DUC D'ANJOU, LE CARDINAL DE BOUR- BON, LES DUCS DE NEVERS et DE MONT- PENSIER, LES MARÉCHAUX DE DAMVILLE, DE TAVANES et DE COSSÉ, LE COMTE DE RETZ, LE SEIGNEUR DE THORÉ, AM- BROISE PARÉ et SON AIDE, MAZILLE.
A la vue du roi, ramiral se soulève sur son lit. — Le roi marche vite à luf et lui tend la main.
CHARLES
Jarnidieu! mon amiral, j'étais bien pressé de vous voir, vous n'aviez que faire de m'envoyer quérir.
COLIGNY
Sire.... .
CHARLES
Comment allez-vous? je vous trouve le visage bon et quasi joyeux.
COLIGNY
Je le suis, en effet, Sire, et c'est de vous voir. Souffrez que je vous remercie humblement de l'honneur qu'il vous plaît de me faire et de tant de peine que • vous prenez pour moi.
CHARLES
Sur mon âme, je suis content de vous trouver si
ferme et si gaillard, je ne l'espérais pas Et voici
ma mère, amiral, et mon frère, et tous nos gens qui vous ont voulu voir; ils ont été bien fâchés de ceci, allez
CATHERINE
Oh! cela est vrai, monsieur..... Eh î mon Dieu, qui plus que moi?
LE DUC D 'ANJOU, avec embarras.
Et moi, je vous jure.
CHARLES
Amiral, j'ai été bien aise de savoir que vous aviez près de vous l'ami Ambroise. Demandez-lui comme je l'ai questionné, et voici mon premier médecin que je vous^amène Dites, Mazille, comment le trouvezvous?
MAZILLE, après lui avoir tâté le pouls.
Non malè, Sire. Le pouls est comme il faut, ml fe-