SCÈNE IX
LES MÊMES, ROSNY, LA ROCHEFOUCAULD, PILLES, ROHAN, PARDAILLAN, BOUCHA- VANNES, SÉGUR, MONTGOMMERY, GEN- TILSHOMMES PROTESTANTS et SERVI- TEURS DE L'AMIRAL.
Catherine est à droite avec le duc d'Anjou, dont personne n'approche. — Les seigneurs catholiques sont au fond, et ne parlent à personne, excepté Damville, qui s'entretient avec Rosny. — Parmi les protestants, La Rochefoucauld, Rohan, Pilles, Pardaillan, et Bouchavannes se placent derrière le
roi et s'efiForcent de s'en rapprocher. — Montgomraery dans le coin à droite, un peu en arrière, parle à Ségur en regardant tantôt le roi, tan'.ôt sa mère. — Tout le fond est occupé par une ceinture de gentilshommes protestants et de serviteurs de l'amiral.
CHARLES
Venez, messieurs, je prends plaisir à vous redire que j'aime toujours mon amiral, que je tiens ses ennemis pour les miens, et prétends les poursuivre avec toute la rigueur du pouvoir que Dieu m'a donné.
LA ROCHEFOUCAULD
Sire, on reconnaît là voire équité.
CHARLES
Je veux aussi qu'on sache que ma ferme intention est de veiller à la sûreté de mes sujets, et de les prémunir contre toute attaque soit de leurs ennemis secrets, soit du peuple. En conséquence, je permets et j'entends que vous vous réunissiez tous ici près, afin que ma garde vous protège, comme j'en ai donné l'ordre. On mettra, s'il le faut, un poste à l'entrée de cette maison, et j'ai fait demander de Chantilly le maréchal de Montmorency, afin qu'il vienne demeurer avec l'amiral, que je confie à sa garde, jusqu'à ce que le trouble et la maladie soient un peu apaisés, (acoligny.) Êtes-vous coutcnt ?
Il lui tend la main.
COLIGNY
Ah! Sire...
Adieu donc.