‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 178 sur 237 · ACTE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

ACTE QUATRIÈME

CUARLES.

Je sais que vous êtes un brave homme et le nouvel élu pareillement. Je vous tiens tous deux pour fidèles sujets, fidèles à Tégal de ma noblesse.

CHARRON

Nous avons môme cœur, sinon même sang.

TAVANES, à son voisin.

C'est ce qu'il faudra voir.

CHARLES

Il s'agit donc de savoir, mes maîtres, si je puis compter sur vous pour quelque chose qui intéresse mon service et le bien de la religion, si vous pouvez me répondre de toute la bourgeoisie dont je vous tiens px)ur les rois à ma place ?

MARCEL

Oh! rois, comme ça ! Sa Majesté veut rire...

CHARLES

Maître Marcel, ceci est sérieux. M'entendez-vous, président Charron ?

CHARRON

Je me fais un devoir, Sire, de vous protester du dévouement de toute yotre bonne ville, et puisque vous m'en donnez licence, de vous assurer qu'elle accomplira exactement vos volontés, et qu'on l'a calomniée en vous la représentant comme mutine et turbulente.

MARCEL

Oh! certainement...

CUARRON.

Sauf quelques misérables sans feu ni lieu, je puis répondre h Yotre Majesté que ce n'est pas son bon peuple qu'on a vu s'ameuter depuis hier, et dire choses menaçantes pour des personnages qu'il est notoire que Votre Majesté tient en grande faveur.

CHARLES

Bien, mes enfants, je vous en sais bon gré.

MARCEL

Oh ! c'est vrai, et monseigneur le duc de Guise ne le souffrirait pas...

CHARLES, -vivement.

Hum ! que dites-vous ?

charron', poussant Marcel du coude.

Non, Sire, nous sommes bons catholiques, mais nous respectons les édits, et nous n'entreprenons rien contre la volonté bien connue du roi.

CHARLES

Ainsi, je puis compter sur vous ?

CHARRON

Certainement, Sire, et si la sûreté de M. l'amiral de Goligny n'a pas d'autres^ ennemis...

CHARLES, à lui-même.

A d'autres!

TAVANES

Nous voilà bien avancés î

MARCEL

Tenez, Sire, monseigneur le duc de Guise m'a encore dit, pas plus tard qu'hier

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