‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 210 sur 237 · ACTE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

ACTE CINQUIÈME

tu préfères la compagnie du roi à nos conciliabules où l'on né décide rien.

NANÇAY, bas au roi.

Votre Majesté sait que les troupes sont prêtes, et que dans une demi-heure elles seront ici ?...

CUARLES, bas.

Bon. — (Haut.) Et comme je vous l'ai toujours dit, Nançay, veillez à la sûreté commune ; mais surtout répondez-moi de celle de mon frère de Navarre et des siens.

NANÇAY

Je monterai la garde chez lui cette nuit, s'il le faut, Sire.

CHARLES, à Marguerite.

Tu vois que je pense à toi, Margot, je veux que tu dormes en paix.

CLAUDE, toujours inquièlc.

Mon frère, que ne reste-t-elle avec nous? elle y dormirait plus en sûreté.

CATUERINE.

Claude!...

CHARLES

Quoi I la première semaine des noces I

CATHERINE

N'entends-je pas sonner, sur les dalles, les éperons du maréchal de Tavanes.

LA ROCHEFOUCAULD

Des éperons à cette heure !

332 LA ^ÂlNT-BARTIiÉLEMY.

RETZ

Le vieux reître ne se croit-il pas toujours à laguerre? Je gagerais qu'il va arriver tout armé...

CATHERINE, au roi.

Il est temps de faire servir, mon fils?....

CHARLES

Ordonnez ma mère, je n'ai pas faim.

Retz va donner l'ordre. — On apporte une table, éclairée par des flambeaux, servie pour une collation. — Le Maréchal de Tavancs entre après.

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