ACTE CINQUIÈME
tête. (A Pardaiiian.) AUoDs, viens, le Toi se veut coucher.
Il prend le bras de Purdaillaa.
PARDAILLAN
Mais il faut recommencer... cela ne compte pas... Je veux...
LA ROCUEFOUCAULD, à Nançay.
Aidez-moi. (Ils prennent chacun un bras de Pardaiiian et s'efforcent de l'emmener.) AllonS, vlcnS.
Tu le veux... mais c'est égal, Sire, c'eût été plus gracieux à vous. .
TAVANES, à Catherine.
Ne fera-t-on pas taire ce rustaud !
PARDAILLAN
Et, d'abord. Sire, je raconterai à tout lé monde demain...
CHARLES, à Catherine.
Que dit-il, ma mère?
CATHERINE, bas.
Demain, mon fils !... songez donc à ce que sera demain.
LA ROCUEFOUCAULD, emmenant Pardaiiian.
Excusez, Madame, un départ si brusque.
PARDAILLAN
Je dirai toujours : A la santé de l'amiral! à la mort de ses ennemis !...
Ils sortent.
CLAUDE, courant au roi.
Sire, Sire, les laisserez-vous sortir ainsi ?
CHARLES, ému.
Tais-toi. — (iiseiève.) Nançay... (11 fait quelques pas.) Oui, Nançay... appelez-le... Ramenez La Rochefoucauld, je veux lui parler.
CATUERINE.
Y pensez-vous?
LE DUC d'aNJOU, à Tavanes.
Perd-il l'esprit ?
CHARLES, à Nançay qui hésite.
Faites ce que je vous dis... Ramenez-moi La Rochefoucauld, mais pas Tautre, pas l'autre !... je ne veux le revoir de ma vie.
Nançay sort.
CATHERINE, à Retz.
Maudit enfant ! on n'est jamais sûr de rien.
MARGUERITE, à Catherine.
Je vais vous quitter aussi, ma mère.
CLAUDE
Déjà!...
CATHERINE
11 est bien l'heure.
CLAUDE
Mais, ma mère, songez-vous?...
CATHERINE, froidement.
Quoi, ma fille ?
La Rochefoucauld reparaît avec Nançay.
CHARLES
Ah ! Foucauld, c'est toi...
Je reviens à votre ordre. Sire...
silence.