LES MÊMES, LE COMTE DE RETZ, PLU- SIEURS GENTILSHOMMES
CHARLES
Venez, vous autres : c'est de ces fenêtres qu'on voit le mieux.
LE DUC d'aNJOU.
Où vont-ils donc, ceux-ci, avec leurs crocs?
CHARLES
Ils se trompent... Pas de ce côté, mordieu I pas de ce côté... A gauche... Criez-leur donc, Henri I
LE DUC d'an J ou, criant.
A gauche I...
CHARLES
Ah I voilà des femmes qu'on emporte..» Que de lu-
mière !... Regardez donc, ma mère, le ruisseau est tout rouge !
CATHERINE, se détournant.
Voilà bien du sang... cela fait peur.
CHARLES, la retenant.
Restez donc, vive-Dieu ! c'est superbe à voir.
LE DUC d'aNJOU.
Et le tocsin va toujours... Ce sont les matines de Paris.
Je n'y tiens plus. . . il faut que je descende.
CATHERINE
Non, mon enfant, ce serait mal sûr.
RETZ
Oui, demeurez encore, sire...
LE DUC d'aNJOU.
Au fait, d'ici l'on voit mieux.
CHARLES
Tiens!... en voilà qui s'enfuient !... Les lâches !... Et personne pour courir après !
LE DUC d'aNJOU.
Ils vont à la rivière.
CHARLES
Puissent-ils s'y noyer !
RETZ
Plusieurs se jettent à la nage.
LE DUC d'aNJOU.
Ceux-ci ont trouvé un bateau...
RETZ
Ils s'embarquent ..