‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 50 sur 237 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

C*est singulier qu'au milieu de tant de haines il n'arrive de soi-même rien de pareil.

Peu s'en est fallu, ma foi, le jour oh nous nous sommes rencontrés avec l'amiral sur le quai du Louvre. Il avait bien quatre-vingts gentilshommes, et Villars et moi, tout au plus dix. Si le cœur ne lui eût manqué ou que j'eusse répondu chaudement à ses provocations, je l'aurais passée belle. Bien m'a pris de profiter, comme je fais d'habitude, de ma surdité naturelle. Sur ma foi, un jeune homme s'y fût perdu.

SAUVES, àRetz.

Voilà une de ces occasions que vous voudriez .

LE DUC d'aNJOU, à Tavanes.

Seriez-vous homme à prendre votre revanche, Tavanes, et à disputer le pavé à l'amiral ? Si vous n'avez pas assez de monde, je vous donnerai du mien.

TAVANES

Pourquoi non ? Gaspard de Saulx n'a pas peur de Gaspard de Châtillon.

RETZ

Le roi ne manquerait pas de se fâcher, et l'amiral y gagnerait de se faire donner des gardes.

TAVANES

A moins qu'un bon coup de mousqueton ne l'en eût dispensé pour jamais.

LE DUC d'aNJOU.

C'est le coup de mousqueton qu'il faudrait, mais sans Tavant-propos.

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