‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 52 sur 237 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

CATHERINE

Il en aurait l'air, c'est la môme chose. Et facta est lux.

RETZ

Madame, selon moi, voilà un mot qui décide l'affaire.

TAVANES

Un moment quel train vous allez!.... répétezmoi cela.

RETZ

Je suppose unguet-apens dressé contre l'amiral...

TAVANES

Par qui ?

RETZ

Par le premier venu.

TAVANES

Mais encore ?

CATHERINE, secouant la tête.

C'est bien difficile, Gondi.

Et pourquoi, Madame? Un ordre de vous

Il s'arrête au signe que lui fait la reine. TAVANES, qui n'a pas entendu.

Vous vous taisez?.... Eh bien ! après?

RETZ

Une fois l'amiral mort

TAVANES

Ouidà?

RETZ

Tous ses gens prennent la fuite ou les armes Le

roi n'a de recours qu'en la reine mère. Nous verrons

alors ; les huguenots nous fourniront des prétextes pour toutes choses

LE DUC d'aNJOU.

Va donc pour la mort de l'amiral !

TAYANES.

Bon, attendez-vous qu'elle vous tombe du ciel ?

RETZ

Il me semble que si c'était l'avis du conseil, si c'était surtout la volonté de la reine, il ne s'agirait plus que de rencontrer quelque homme fidèle et in~ telligent, qu'on aurait soin de bien cacher; l'odieux de la chose, alors, s'il y en a, ne pouvant manquer de retomber sur Messieurs de Guise

On pourrait même prendre les devants, et les en accuser.

SAUVES

Si madame de Coligny présentait requête contre eux, on les ferait poursuivre devant le Parlement.

CATHERINE

Non, devant le conseil d'État.

RETZ

N'importe. En tout cas on prendrait le bien de la chose, et on laisserait le mal aux autres, ce qui est conforme au premier principe du livre excellentissime : Il principe.

LE DUC d'ANJOU.

Le cher Gondi sait ses auteurs.

TAVANES

Madame, je répugne assez, quant à moi, à ces ex-

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