SCÈNE IV
CATHERINE DE MÉDICIS, LE MARÉCHAL DE TAVANES, LE DUC D'ANJOU, M. DE SAUVES, puis FIORELLA.
CATHERINE, regardant M. de Retz sortir.
C'est un garçon bien intelligent.
TAVANES
Rusé compère d'Italien !
CATHEBINE.
Diascolo ! (se détournant.) Il n'y a point d'air ici, monsieur de Sauves.
SAUVES
Yotre Majesté veut-elle que je fasse ouvrir une fenêtre?
CATHERINE
Mais oui.... (On gratte à la porte de côté.) Qu'est-CC?
UNE VOIX DE FEMME, à travers la porte.
Fiorella.
CATHERINE
Entre.
FIORELLA, entrant.
J'ai fait sentinelle à la fenêtre qui donne sur le dehors ; j'ai vu au loin un tourbillon de poussière qui annonce le roi ; il doit être maintenant bien près du portail.
CATHERINE
Laissez-moi tous ; ne vous écartez pas. Mon fils, tu resteras au Louvre ?
LE DUC d'aNJOU.
Certainement, ma mère.
SAUVES
J'ai commandement du roi de ne pas quitter qu'il ne m'ait dicté ses lettres.
CATHERINE
Adieu, messieurs, j'ai besoin que le roi me trouve seule. — Écoutez, passez tous chez moi, je vous ferai appeler, ou j'irai vous joindre, selon le besoin