‹ La Saint-Barthélemy, drame inédit, publiéChapitre 69 sur 237 · HO LA. SAINT-BÂRTHÉLEMY · texte numérisé non relu

HO LA. SAINT-BÂRTHÉLEMY

afin de vous conserver votre couronne que vous voulaient ôter huguenots et catholiques, vous me délaisseriez et n'iriez prendre conseil que de mes ennemis et des vôtres... Je sais tout, ne me démentez pas; je sais tout. Assurément, vous êtes le maître de suivre vos nouveaux favoris, je n'y puis rien ; et si vous persistez, je prierai toujours Dieu pour vous ; mais vous trouverez bon que je renonce aux affaires, que je m'éloigne de la cour, que je quitte Paris, voire même que je sorte de France, pour m'en retourner dans ma patrie...

Oh! oh!... Quoi, ma mère?...

CATHERINE

Laissez-moi finir. — Ce n'est pas, vous pouvez me croire, mon propre danger que je fuis, quoique bien assurée que vos chers amis n'aspirent qu'à ma ruine; mais, je ne pourrais sans déshonneur me voir méprisée dans la cour de mon fils et de mon glorieux époux; je ne pourrais sans trahir sa mémoire, ma religion, l'intérêt du royaume, me livrer à ce parti de séditieux et d'apostats. On peut faire grâce à la révolte d'un moment, mais comment pardonner à un parti qui voulait, àMeaux, faire son roi prisonnier?... Enfin, il y a deux choses que par honneur et par conscience je n'oublierai jamais, c'est que vos huguenots ont osé appeler an^ecAr^s^s les princes de ma maison, et... j'ai douleur à le dire... qu'un huguenot a mis indignement à mort le feu roi, mon glorieux seigneur et mari !

Elle pleure.

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