‹ La Saint-Jean-Baptiste à la campagne [microforme]Chapitre 14 sur 19 · M. LE NOTAIRE A. LABELLE, HULL · texte numérisé non relu

M. LE NOTAIRE A. LABELLE, HULL

DE

Mon cher ami,

J’ai lu avec attention votre article intitulé “La Saint-Jean-Bantiste”. Je ne saurais trop vous féliciter de l‘idée émise de fêter, chaque année, dans nos campagnes la fête nationale.

Ce serait un moyen très efficace d’inculquer dans le cœur de la jeunesse, l'amour de la patrie, d'y faire naître le patriotisme et de le cultiver.

Le patriotisme, c’est l'âme d’un peuple, et si nous voul-ns conserver notre caractère nationai il faut en faire connaître toutes les beautés à ceux qui sont appelés à être les hommes de demain. Ce caractère distinctif, c‘est notre religion, notre lange et l’attachement au sol natal. Ces vertus nationa-

les ronservent lour activité, leur fraicheur et leur saveur qu'en autant qu’elles sont développées et pratiques. Je vous félicite done de la maniére suggerée da chômer notre fête nationale et j'espère que ln semence que vous répandez actuellement produira de bons fruits.

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