DISTRIBUTION DES PRIX
Pourquoi M. le surintendant n'aviserait-il pas toutes les commissions scolaires de la province que la distribution générale des prix, pour toutes les écoles de leurs paroisses respectives, sera faite au Village, le 24 juin de chaque année.
Les examens, dans ces écoles, se feraient dans les jours précédant le 21 juin. Et le jour de la St-Jean-Baptiste, distribution des prix au village.
C’est chose facile, aussi facile que de conduire les enfants à l'église, pour la première communion.
* La St-Jean-Paptiste serait en mtme temps la fête de l'éducation, de l'instruction.
On pourrait faire concourir les écoles élémentaires d'une même paroisse pour des prix spéciaux donnés par des citoyens importants de la localité ou des enfants de la paroi:se demeurant à l'étranger, heureux de venir revoir ce jour-là, la place natale et d'y laisser : à beau souvenir.
Et ce serait un honneur pour eux tous.
Que ne pourraient pas faire alors l'institutrice et ses enfants pour remporter là palme ?
La distribution des prix se ferait en plein air surune magnifique estrade, tout ornée de fleurs, d'inscriptions, de verdure, de bannières, de pavillons, de drapeaux, sous le patronage d'une homme éminent,
Et, voyez-vous les élèves, encouragés par leur ambitieuse maitresse, travailler ferme. avec cet acharnement que donnent la crainte d’une honteuse défait: et l'envie d'un triomphe éclatant’ Les voyez-vous sounirer après ce grand jour de la St-Jean- Baptiste ? Et quel jour aussi heu- ‘eux pour leurs parents !
Cette grandiose distribution aurait iieu après la messe, Viendraient ensuite le banquet: puis des discours patriotiques par des invités, quelques citoyens de la parois-e et des anciens de la paroisse, Que '" helles paroles inspirées par cett: ande journée! Que de souvenirs dé; usement rapyrelés,
‘Souvenirs du ieune âge'' ‘Sont gravés dans mon cœur’, “Et je nense au village’’
“Où règne le bonheur”.
“C'est le baiser, l’accolade aftectueuse aux amis,” dirait Chapleau.
Les unciens Compagnons d'enfance se reverraient. Cette joie serait encore plus grand qu'une joie de conventum,
Chaque paroiss. a son histoire, Cha que paroisse fournit des bienfaiteurs, des citoyens distingués qui lui font honneur. Leur rendre hommage, mettre leurs hauts faits en évidence et les proposer comme modèles, rien ne serait plus propre, dirait M, J, A Chicoyne, à fortifier le patriotisme de nos populations, à placer les esprits et le5 cœurs au niveau de otre brillante mission,”
Ésquisser notre histoire nationale, rappeler le souvenir de nos luttes héroïques ; parler d'instruction, d'agriculture et de colonisation, n'est-ce pas propre à intéresser, à instri.ire et à édifier la population de no, campagnes ?
Oui, ce serait propre à relever le sentiment du peuple, à réchauffer son patriotisme, à pousser les jeunes générations vers les questions sérieuses et à populariser notre histoire.
Réveiller le patriotisme, n'est-ce pas relever nos mŒurs—nos mœurs politiques surtout ?
Je dirai avec l'hon. M. Gouin: ‘‘Développons donc chez nos enfants, l'amour du sol, la f ion du travail et le sentiment de la fierté nationale."
Commeñt arriver à ce but? Par la célébration de la St-Jean-Baptiste dans toutes les paroisses de notre province, en faisant aussi de cette fête, la fête des enfants.
Je soumets humblement ce projet à mes compatriotes, à l'occasion des noces de rubis de la Société St-Jean- Baptiste, de Montréal.