L'HON. M. PASCAL POIRIER, SE- NATEUR ACADIEN
J’ai lu une première fois, et viens de relire, avec beaucoup d’attention, votre article du 13 avril, sur la Saint- Jean-Baptiste, article sur lequel vous me faites l'honneur de me demander mon opinion.
Sur, la plupart des points soulevés, et plus particulièrement sur la grande importance de célébrer, d’une manière utile la Saint-Jean-Baptiste, dans toutes nos paroisses (aussi bien qu'aux Etats-Unis, au Manitoba et dans l’Ontario), j'étais déjà acquis à vos idées, Je me proposais même d'écrire quelque chose là-dessus dans le “Journal de Françoise.’
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L'idée d'associer la St.J.-Baptiste aux examens scolaires de fin d'année, est de nature à produire de magnifiques résultats, tant au point de vue du patriotisme qu’au point de vue de l'instruction parmi le peuple. Au sortir de l'école, l'enfant saurait lire, et saurait aussi pourquoi il est et doit demeurer Canadien.
Je ne vois pas très bien de quelle façon la législature pourrait intervenir, hormis, peut-être, en donnant une existence légale à la Saint-Jean-Baptiste.
Pour cela, il faudrait une organisation centrale, avec des officiers généraux pour toute la province, une corporation générale à laquelle se rattacheraient les sociétés particulières,
Jukqu'ici, la Saint-Jean-Baptiste, dans la province de Québec, c'est, tour à tour, Montréal et Québec, faisant des démonstrations splendides, avec provessions, chars allégoriques, avec de triomphe, apothéose, le tout se terminant, le soir, dans un banquet superbe couronné de discours plus brillanta que ceux qui se prononcent au Parlement, et tout aussi longs
Cela est beau, cela est étincellant, mais le côté pratique échappe, et le peuple y est à peu près étranger. Votre pensée est d'associer de plus près le peuple canadien à la célébration de sa belle fête nationale. Je trouve que vous avez raison.
Faire de teaux discours, c’est bien ; préparer de bons Canadiens me semble mieux encore.
PASCAT, POIRIER.
L'HON. M. B. DE LA BRUERE, SU- BINTENDANT DE L’INSTRUC- ‘ TION rUBLIQUE.
Monsieur,
Vous avez eu l'amabilité de voyer l’article que vous avez publié dans la “Patrie” sur la célébration des noces de rubis de la Société St-Jean- Baptiste de Montréal. Je l'ai lu avec intérêt, car il renferme des sentiments nobles et des idées élevées. Aussi je vous en remercie,
Je partage entièrement l'opinion de l'hon. M. Tarte et la vôtre lorsque
m'en-
vous exprimez le désir de voir flotter couleurs nationales sur le toit de nos écoles aux grands jours de fâte.
Cette idée patrioticue n'a pu jusqu’à présent se faire accepter par les commissions scolaires à la campagne et, dans des questions de cette nature, je suis porté roire que les efforts des personnes d'initiative et d'influence de chaque paroisse produiraient des r‘eultats plus immédiats que les circulaires
licite sur l’ardeur de votre patriotisme, 11 serait à souhaiter qu'if fut partagé au même decré par ceux en particulier qui sont appelés à remplir les importantes fonctions de commissaires d'écoles, C’est à l'école que se forme le caractère et le cœur de l'enfant, et c'est à l’école qu'on duit lui inculquer l'amour du pays.