THAU
Ton iniquite a pris fin, fille de Sion, Jehovah ne t'enverra plus en captivite. II visite ton iniquite, fille d'Edom; il met a decouvert tes peches.
Chap. \'. CHAP. V. — Cinqiiieme elegie. Priere du prophctc, au nom du peuple,
apres la ruinc de Jerusalem.
Ouviens-toi, Jehovah, de ce qui nous est arn\e, Regarde et vois notre opprobre.
2. Notre heritage a passe a des etrangers, Nos maisons k des inconnus.
Nous sommes orphelins, sans pcre ; Nos meres sont comme des veuves.
Nous buvons notre eau a prix d'argent, Nous n'avons de bois qu'en payant.
14-15.//^- e/ra/L'ii/, dans les derniers temps (lu siege et apres la prise de la ville, les faux prophetes et les pretres, pris de remords, maudits du peuple et rejetcs de Dieu. — Ec(ifii'::-Tflits : d'apres Z"'?/. xiii, 45, le lepreux devait crier a ceux qu'il rencontrait : " Voici un impur; " dt'tournez vous pour ne pas me toucher, de peur de devenir vousmemes impurs! De meme, en voyant s'avancer un de ces pretres ou de ces prophetes prcvaricateurs, les p issants se eriaient les uns aux autres : Ecar/ez-Tous, c^est un iinpi/r; mais en meme temps c'etait <\ ce? coupables que s'adressait Finjure de cet avertissement. — Parmi les Jia/ior.s : les paiens eux-mcmes ne pouvaient souffrir parmi euK le sejour de ces hommes nefastes.
La Vulg. Iraduit d'une maniereassez obscure le 2e meml:)re du vers. 14 : ei quand ils nc le pfluvaient pas, ils iennicnt leurs 7'i'lemenls; de meme pour le 2« membre du v. 1 5 ; car ils se sont queiclles^ et tout emus ils out (lit : Le Seigneur n'hahilera plus parmi eux.
17. Et uous, apres les crimes qui rendaient le chatiment inevitable, etc. — Un vain secours, particulicrement celui de TEgypte {Jer. xxxvii, 5). Vulg., lorsque nous subsistio)is encore dans notre ancien etat, dans notre patrie. — Du haut de 7tos tours; la \^ilg. : dans notre attente, ctant attentifs.
.A.pres la re'fiexion de ce verset, le prophite revient a la description du siege.
18. //.y.-les Chaldeens,qui avaient elevt'des terrasses assez rapprochces de la ville pour
LAMENTATIONES JEREML4:. Cap. IV, 14—22; V, 1—4. 427
NUN
14. Erraverunt easel in plateis, polluti sunt in sanguine : eumque non possent,tenuerunt lacinias suas.
SAMECH.
15. Reeedite polkiti, elamaverunt eis: reeedite, abite, nolite tangere : jurgati quippe sunt, et eommoti : dixerunt inter gentes : Non addet ultra ut habitet in eis.
PHE.
1 6. Facies Domini di visit eos, non addet ut respiciat eos : facies sacerdotum non erubuerunt, neque senum miserti sunt.
AIN
17. Cum adhuc subsisteremus, defecerunt oculi nostri ad auxilium nostrum vanum, cum respiceremus attenti ad gentem, quae salvare non poterat.
SADE
1 8. Lubricaverunt vestigia nostra in itinere platearum nostrarum, ap-
propinquavit finis noster: completi sunt dies nostri, quia venit finis noster.
COPH.
19. Velociores fuerunt persecutores nostri aquilis coeli : super montes persecuti sunt nos, in deserto insidiati sunt nobis.
RES
20. Spiritus oris nostri Christus Dominus captus est in peccatis nostris : cui diximus : In umbra tua vivemus in gentibus.
SIN
21. Gaude, et lastare filia Edom, quae habitas in terra Hus : ad te quoque perveniet calix, inebriaberis, atque nudaberis.
THAU
22. Completa est iniquitas tua filia Sion, non addet ultra ut transmigret te : visitavit iniquitatem tuam filia Edom, discooperuit peccata tua.
OL-atin -^cremiac :ei'Lij.if}etac.
-^i^ CAPUT V. -^^
IIECORDARE Domine quid accident nobis : intuere, et respice opprobrium nostrum.
2. Hereditas nostra versa est ad alienos : domus nostras ad extraneos.
3. Pupilii facti sumus absque patre, matres nostras quasi viduas.
4. Aquam nostram pecunia bibimus : ligna nostra pretio comparavimus.
pouv'oir lancer des fleches ou des pienes jusque dans les rues et les places. Vulg., nos pas out glissd^ n'etaient pas en surete, quand nous traversions nos places. — Noire fiii^ s'ecriaienl les assieges dans leur desespoir.
19. Ceux mcme qui avaient pu s'echapper de la ville sont tombes entre les mains des Chaldeens. .\insl .Sedecias, dans le desert de Jericho. \o\. Jcr. xxxix, 5; lii, 8; II Rois, XXV, 5. Comp. Dciit. xxviii, 49.
20. Le souffle de nos 7iarines, le roi Sedecias, descendant de David et porteur des promesses divines, celui dont dependalt i'existence meme de la nation, qui etait comme le souffle de sa vie, Comp. une expression semblable dans Seneque, deClem.
i, 4. — Lerirs fosses, les pieges qu'on lui avail tendus : expression empruntee a la chasse.