Lepaule (hdbr. seroa') des vidimes qui
PROPHETIA MALACHI^. Cap. I, 12—14; H, 1—9.
oblatio munda : quia magnum est nomen meum in gentibus, dicit Dominus exercituum. 12. Et vos polluistis illud in eo, quod dicitis :
Mensa Domini contaminata est : et quod superponitur, contemptibile est cum igne, qui illud devorat.
13. Et dixistis : Ecce de labore, et exsufflastis illud, dicit Dominus exercituum, et intulistis de rapinis claudum, et languidum, et intulistis munus : numquid suscipiam illud de manu vestra, dicit Dominus? 14. Maledictus dolosus, qui habet in grege suo masculum, et votum faciens immolat debile Domino : quia Rex magnus ego, dicit Dominus exercituum, et nomen meum horribile in gentibus.
— :>— CAPUT II. —
Comminatur Dominus se malediflurum benedi(ftionibus sacerdotum, nisi resipiscant : ipsius enim legem contemnunt, irritum facientes padlum Levi, qui hie laudatur : transgressus est et Juda ducens alienigenas, quapropter non respiciet deinceps Dominus ad sacrificium eorum :
de uxore diligenda, seu dimittenda : laborare fecerunt Dominum in sermonibus suis.
T nunc ad vos mandatum hoc, o sacerdotes. 2. "Si nolueritis audire, et si nolueritis ponere super cor ut detis gloriam nomini meo, ait Dominus exercituum : mittam in vos egestatem, et maledicam benedictionibus vestris, et maledicam illis : quoniam non posuistis super cor. 3. Ecce ego projiciam vobis brachium, et dispergam super vultum vestrum stercus solemnitatum vestrarum,et assumet vossecum. 4. Et scietis quia misi ad vos mandatum istud, ut esset pactum meum cum Levi, dicit Dominus exercituum.
5. Pactum meum fuit cum eo vitas et pacis : et dedi ei timorem, et timuit me, et a facie nominis mei pavebat. 6. Lex veritatis fuit in ore ejus, etiniquitas non est inventa in labiis ejus : in pace, et in asquitate ambulavit mecum, et multos avertit ab iniquitate. 7, Labia enim sacerdotis custodient scientiam,et legem requirent ex ore ejus : quia Angelus Domini exercituum est. 8. Vos autem recessistis de via, et scandalizastis plurimos in lege : irritum fecistis pactum Levi, dicit Dominus exercituum. 9. Propter quod et
" Lev. 26, 14. Deut.
d'apres la loi (LJv. vii, 32; Deuf. xviii, 3), appartenait aux pretres. Ainsi ont lu les LXX et la Vulg. D'autres, en suivant cette meme legon -.Je fancera/ voire dras, je vous rendrai incapablesde remplirvos fondlions, je vous destituerai. Le texte massore'tique porte sera% semen ce : je ferai maiiqtier vos seinencesjlfs, semences du peuple sont indiredlement celles des pretres, puisque ceuxci ont la dime des produits. — Le fianier, les excrements, de vos vidi)nesj litt. de vos fetes (^&ox. chag, solennite), c.-a-d. desvictimes qu'on sacrifiait dans les fetes solennelles. On emportait ce fumier, a I'origine, hors du camp {Exod. xxix, 14), ensuite hors du temple et de la villa. Sens : Dieu couvrira de mepris les pretres.
4. Detncure stable, ce qui ne pent etre obtenu que par la punition des pretres prevaricateurs. Knabenbauer : parce que 711071 alliaTtce est avec Levi, alliance que Dieu ne veut pas laisser violer. D'autres : afiii que 711071 allia/ice soit avec Levi, atin de preparer una nouvelle alliance avec lui.
5. Pour quHl eut de la crat7tte, pour qu'il me rendit un culte respeftueux et digna de ma majeste. (conip. Eccli. i, 1 1 sv.). D'autres :je lui do/i/iai ces bie7is, at7isi que la crai7ite. V\\\g., et je leur do7i7iai la crai7tte. Comp. Deut. xxxiii, 8 ?,v.;No77ibr. xxv, 12 sv.; Eccli. xlv, 7 sv.
6. // 7ie se trouvait pas d'i7iiquite : les pretres, en general, appliquaient la loi et rendaient leurs sentences conformement a la justice.
7. La scie7ice, pour un Israelite, c'etait la connaissanca de Dieu et da sa volonte.
L'una des fondlions principales du pretre etait d'instruire le peuple dans la vraie dodftrine. Comp. Lev. x, 1 1 ; Deut. xvii, 9 sv.; xxxiii, 10 sv. ; Eccli. xlv, 21; Os. iv, 6. — Ea/ige de JeJiovah, son messager et mediateur entre lui et les hommes. Comp. II Cor. v, 20.
8. Vous avez fait t7ebuclicr co/itre la loi, en autorisant des chosas defendues par elle.
PROPHETIE DE MALACHIE. Chap. II, 10—17.
Ch. II.
Ch. II.
CHAP. II, 10 — 16. — Reproches adresses au peuple au sujet des manages avec les femmes paiennes et des divorces avec les femmes Israelites.
j'Avons-nous pas tous un meme pere? Un meme Dieu ne nous a-t-il pas tous crees? Pourquoi sommes-nous infideles les uns envers les autres, transgressant I'alliance de nos peres? ^^Juda a ete infidele, et une abomination a ete commise en Israel et a Jerusalem ; car Juda a profane ce qui est consacre a Jehovah, ce que Jehovah aime; il a epouse les filles d'un dieu etranger.
I- Pour celui qui agit ainsi,que Jehovah retranche des tentes de Jacob celui qui veille et celui qui repond, et celui qui offre I'oblation a Jehovah des armees. ^sVoici une seconde chose que vous faites : vous couvrez de larmes I'autel de Jehovah, vous le couvrez depleurs et de gemissements,
en sorte que Jehovah n'a plus egard a roffrande et qu'il ne recoit plus de vos mains une oblation agreable.
i4Et vous dites : '' A cause de quoi.'*" — • Parce que Jehovah a ete temoin entre toi et la femme de tajeunesse, a laquelle tu as ete infidele, elle qui etait ta compagne et la femme de ton alliance. ^sAucun n'a fait cela, ayant un reste de I'Esprit divin. — " Et que fit rUn?" — II cherchait une posterite divine. Prenez done garde a vousmemes, et que nul ne soit infidele a la femme de sa jeunesse. ^^Car je hais la repudiation, dit Jehovah, le Dieu d'Israel; car c'est couvrir de violence son vetement, dit Jehovah des armees. Prenez garde a vous-memes et que nul ne soit infidele.
CHAP. II, 17 — IV, 6. — Le jour de Jehovah.
l^Ous avez fatigue Jehovah par vos paroles, et vous dites : " En quoi I'avons-nous fatigue V —
En disant : " Quiconque fait le mal
est bon aux yeux de Jehovah, et c'est en cettc sorte de gens qu'il prend plaisir! Ou bien : Oil est le Dieu de la justice? "
10 sv. Pour I'intelligence de ce morceau, comp. ce qui est dit I Esdr. x et II Esdr. xiii sur les mariages des Israelites avec des femmes des pays voisins.
N\ivo/is-noiis pas, etc. Comme dans le discours precedent (i, 6), Malachie commence par affirmer uneverite d'ordre general, d'ou il tire la condamnation d'a(5\es particulieis. Israel a Dieu pour pere, il est de la famille de Dieu ; toute atteinte h. la purete de cette famille est une offense a la saintete de Dieu, et par suite une violation de son alliance.— Infideles en r^pudiant une femme juive pour en epouser une paienne.
II. Juda, toute la nation; Israel, nom donne par Dieu a son peuple, ^\. Jerusalem, demeure de Jehovah, sont mentionnes pour faire ressortir le contraste entre la vocation sainte du peuple et sa conduite impie. — Ce qui est consacre a Jeliovah, probablement la femme Israelite qui, comme telle, est a Jehovah et I'objet de son amour. D'autres : le temple, en ce que les femmes paiennes, devenues les dpouses des Israelites, devaient paraitre quelquefois au temple, ne fut-ce que par curiosite. D'autres enfin : Israel lui-
meme, le peuple de Dieu. — Les filles, les adoratrices.
12. Pour celui, etc. Nous donnons la traducflion de Keil; mais le sens est tres diversement explique; qu'il nous sutifise d'exposer les deux principales interpretations, i. A un tel homme, Dieu otera tout descendant, celui qui veille, I'enfant qui s'eveille a la vie; celui qui repoud, I'enfant qui commence a parler, et celui qui est assez age pour offrir un sacrifice. Le chalde'en et le syriaque : le Hlset le filsdu fils. — 2. A un tel homme, Dieu otera toute garantie de securite, tout moyen de salut : celui qui veille et celui qui repond, les sentinelles postees sur la muraille de la ville, et se repondant I'une a I'autre ; celui qui ojfrc, le pretre : il ne s'en trouvera pas pour offrir un sacrifice en faveurd'un pareil homme.
Vulg. : le Seigneur exterminera ... I'homme qui agit ainsi, maitre ou disciple, pretre ou laique, quelque don qu'il offre au Seigneur des armees.
13. Une seconde cJiose, en relation avec la premiere : le divorce avec des femmes juives, et cela sans doute afin d'epouser plus
PROPHETIA MALACHL^. Cap. II, 10—17.
ego dedi vos contemptibiles, et humiles omnibus populis, sicut non servastis vias meas, et accepistis faciem in lege.
10. *Numquid non pater unus omnium nostrum.^ numquid non Deus unus creavit nos.^ quare ergo despicit unusquisque nostrum fratrem suum,violans pactum patrum nostrorum.'' 11. Transgressus est Juda, et abominatio facta est in Israel, et in Jerusalem : quia contaminavit Judas sanctificationem Domini, quam dilexit, et habuit filiam dei alieni. 12. Disperdet Dominus virum, qui fecerit hoc, magistrum, et discipulum de tabernaculis Jacob, et offerentem munus Domino exercituum. 13. Et hoc rursum fecistis, operiebatis in lacrymis altare
Domini, fletu, et mugitu, ita ut non respiciam ultra ad sacrificium, nee accipiam placabile quid de manu vestra. 14. Et dixistis : Quam ob causam.? quia Dominus testificatus est inter te, et uxorem pubertatis tuas, quam tu despexisti : et haec particeps tua, et uxor foederis tui.
i5.Nonneunusfecit,etresiduumspiritus ejus est.^ Et quid unus quasrit, nisi semen Dei.'' Custodite ergo spiritum vestrum, et uxorem adolescentias tuas noli despicere. 16. Cum odio habueris, dimitte, dicit Dominus Deus Israel : operiet autem iniquitas vestimentum ejus, dicit Dominus exercituum : custodite spiritum vestrum, et nolite despicere.
17. Laborare fecistis Dominum in sermonibus vestris : et dixistis :
facilement des femmes paiennes. — Vous couvrez de larmes : ce sont celles des femmes repudiees qui allaient pleurer devant Dieu dans le parvis du temple. — A Voffrajide, soit aux offrandes en general, soit a I'offrande du mari, devenu odieux aux yeux du Seigneur.
14. Jehovah a ete teiiioin : le mariage etait considere comme contra6\e devant Dieu (Gen. xxxi, 50; Tod. vii, 15. Comp. Prov. xi, 17). — La femme de ton alliance, avec laquelle tu avais fait alliance. Vulg. Vepouse de fa jeiinesse.
15. Ayant icii feste, s'il lui restait quelque chose de I'Esprit divin mis en lui pour lui apprendre a distinguer le bien du mal {Noinbr. xxvii, \%;Jos. vi, i; I Rois, x, 5). — Que Jit V Un : question ou objecftion adressee au prophete par le peuple ; 1' Un, c'est Abraham, qui laissant de cote Sara, parce qu'elle etait sterile, prit pour femme une esclave paienne. Agar. Suit la reponse du prophete : Abraham, en agissant ainsi, cherchait a s'assurer la posterity que Dieu lui avait promise, et non, comme vous le faites, a satisfaire une passion grossiere.
Ou mieux peut-etre : Mais, objecle le peuple, «'j/ en a-t-il pas un qui a Jait cela? Et pourtant P Esprit est reste en lui : I'Esprit de Jehovah ne lui a pas ete ote. Reponse du prophete : Que voulait cet Un? II cJierchait tifte posterite divine.
La Vulg. par ^/2?^j- entend Dieu (vers. 10) : n''est-ce pas le /fienie Dieu qui a fait la femme, comme il a fait I'homme et I'Esprit n'est-il pas commun aux deux puisque Dieu a inspire a Eve ce cjui restait de I'esprit mis dans Adam? Et que veut ce Dieu? Que de
I'homme et de la femme naisse tme sainte posterite, ce qui est impossible avec le renvoi des femmes Israelites et le mariage avec des femmes etrangeres.
16. Je hais la repudiatioii. Vulg. Quand tu hais ta femme, re?ivoie-la, dit Jehovah etc.;ces paroles seraient une objection mise dans la bouche du peuple : pourtant la loi dit : si tu la hais etc. {Deut. xxiv, i sv.). Le prophete repondrait : Mais c^est couvrir de violence tX.c. Au lieu de couvrir sa femme de tendresse et de protedlion, comme d'un manteau (comp. Ruth, iii, 9), il lui fait violence, et cette violence s'attachera a son vetement comme une tache indelebile.
17. Dans leurs oracles messianiques, les anciens prophetes avaient rattache au retour de la captivite le jour de Jehovah, c.-a-d. le jour oil Jehovah devait exercer son jugement pour le chatiment de ses ennemiset le salut de son peuple. Les annees s'ecoulaient, et I'avenement glorieux qu'attendait Israel ne se realisait pas. De la les murmures du peuple (vers. 17). A ces plaintes, le prophete repond que Dieu ne tardera pas a faire lever ce jour, et qu'il va envoyer un messager pour lui preparer les voies ; puis il explique quels seront la nature et les effets de cet avenement.
Vous ditesj vous, c.-a-d. la partie infidele du peuple (iii, 5; iv, i). — Quiconque : ce sont les peuples paiens, alors puissants et prosperes, que designent ainsi les murmurateurs. — Est don, est bien vu, est agreable. — Ou bien, autrement, que Dieu ne les punit-il? — Le Dieu de la justice, le Dieu qui fait droit aux pecheurs comme aux justes.
928 PROPH^TIE DE MALACHIE. Chap. Ill, i — 12.
Cliap.lII. ^Voici que j'envoie mon messager, et il preparera le chemin devant moi, et soudain viendra dans son temple le Seigneur que vous cherchez, I'ange de I'alliance que vous desirez. Voici, il vient, dit Jehovah des armees. ^Oui soutiendra le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il apparaitra?
Car il sera comme le feu du fondeur, comme la potasse des foulons. 3 II s'assiera fondant et purifiant I'argent; il purifiera les fils de Levi et les epurera comme Tor et I'argent, et Jehovah aura des hommes qui lui presenteront des offrandes selon la justice; 4et I'offrande de Juda et de Jerusalem sera agreable a Jehovah, comme aux anciens jours, comme dans les annees d'autrefois. 5je m'approcherai de vous pour le jugement, et je me haterai de me porter temoin contre les enchanteurs, contre les adulteres, contre ceux qui jurent faussement, contre ceux qui extorquent a I'ouvrier son salaire, qui oppriment la veuve et I'orphelin, qui font tort a I'etranger, et ils ne me craignent pas, dit Jehovah des armees. ^C'est parce que moi, Jehovah, je ne change pas, que vous,
les cnfants de Jacob, vous n'avez pas ete consumes.
7Depuis les jours de vos peres, vous vous etes ecartes de mes ordonnances et vous ne les avez pas observees. Revenez a moi et je reviendrai a vous, dit Jehovah des armees. Et vous dites : " En quoi avons-nous a revenir? " — ^Un homme oserait-il frauder Dieu, que vous me fraudiez.'' Et vous dites : " En quoi t'avonsnous fraude.'"' — Dans la dime et la part a prelever. 9Vous etes des maudits, et vous me trompez, vous, toute cette nation! i^Apportez toute la dime au tresor du temple, et qu'il y ait des vivres dans ma maison, et mettez-moi a I'epreuve en ceci : si je n'ouvre pas pour vous les ecluses des cieux, et si je ne repands pas sur vous la benediction jusqua surabondance.
" Pour vous je chasserai I'insefte qui dcvore; il ne vous detruira plus les fruits du sol, et la vigne ne sera plus sterile dans vos campagnes, dit Jehovah des armees. ^^foutes les nations vous diront heureux, car vous serez un pays de delices, dit Jehovah des armees.
CHAP. III
I. Mo7i messager : comp. Is. \\, 3. — // preparera dans le coeur du peuple, en prechant la penitence. Ainsi que I'atteste le Sauveur lui-meme, ce messager n'est autre que Jean-Baptiste, precurseur du Messie {Matth. xi, 10; Luc^ vii, 27). — Devant moi : I'apparition du Messie est prdsentee comme celle de Jehovah lui-meme. — Soudain, (LXX :
£;aitpvTi<;) aussitot qu'aura paru le precurseur, viendra dans le temple rebati, oil Jehovah reside dans la personne de son ange qui le represente (Comp. Ago. ii, 7-10). — Le Seigneur, le meme personnage dont parle Isa'i'e ix, 5 sv.; xi, 2 sv. II suit de ce passage que le Messie attendu est Dieu puisqu'il est le Dominatcur par excellence, hebr. Ha\iddn avecl'article. Comp. £';irf<'/. xxiii,i7;xxxiv,23; Is. i, 24; iii,i;x,i6, 33;xix, 4. Ce sont tousles passages dans lesquels 'Adon est employe, accompagne de I'article; dans tous il d^signe Jehovah lui-meme. Deja Isaie, dans les textes indiques, avait clairement annonce le Messie comme le Dominateur ^ qui la souverainet^ appartient en propre, en meme temps que les autres attributs exclusivement
divins. — Uange de Palliance, a la fois identique avec Jehovah et distincl, de lui, celui qui a pour mission de conclure des alliances entre Dieu et son peuple. II est le meme que celui qui vient d'etre nomme le Dominateur; c'est la loi du parallelisme qui lui fait donner cette appellation. Elle ajoute du reste I'idee nouvelle de mediation, fonction du Messie {Is. liii, 3 sv.; liv, 10; lix, 21; Ixi, Z;Jer. xxxi, 31; xxxii, 40; Dan. ix, 27; Hebr. ix, 15). — Le messager dont il est question dans la phrase precedente n'est qu'un precurseur de ce Dominateur, qui est I'Ange de I'alliance.
2. (2ui soutiendra le jour de sa venue {com\^. Joel, ii, 1 1 ■,Amos, v, 18): ce jour-la, le jugement ne tombera pas seulement sur les paiens, comme on le pensait, mais aussi sur les Juifs imp^nitents et incrcdules. — Le feu du fondeur de mctaux, feu qui elimine toutes les scories, toutes les maticres impures melees h. I'or et k I'argent. Comp. Matt/i. iii, 10 sv.
3. // s'assina, ce qui semble indiquer une oeu\re de longue duree. — II purifiera tout d'abord les fils de Levi, ceux qui sont plus specialement ses serviteurs et qu'il a surtout
PROPHETIA MALACHLE. Cap. Ill, i— 12.
In quo eum fecimuslaborare? Ineo quod dicitis : Omnis qui tacit malum, bonus est in conspectu Domini, et tales ei placent : aut certe ubi est Deus judicii?
— :i:— CAPUT III. — :>—
De pra^cursore Christi, et hujus adventu, ac future judicio : qui purgatis filiis Levi gratum habebit sacrificium Juda et Jerusalem : comminatur sceleratis gravern ultionem : quos tamen ad se revocat, plurima bona conversis promittens, conqueritur de ingratitudine filiorum Israel, et quod ipsum in decimis suis configant, quodque dicant Deo non esse curse suos cultores, cujus contrarium tandem experientur.
CCE ego mitto angelum meum,"etprasparabit viam ante faciem meam. Et statim veniet ad templum suum Dominator, quern vos quaeritis, et angelus testament!, quem vos vultis. Ecce venit, dicit Dominus exercituum : 2. Et quis poterit cogitare diem adventus ejus, et quis stabit ad videndum eum? Ipse enim quasi ignis conflans, et quasi herba fullonum : 3. et sedebit conflans, et emundans argentum, et purgabit Alios Levi, et colabit eos quasi aurum, et quasi argentum, et erunt Domino ofFerentes sacrificia in justitia. 4. Et placebit Domino sacri-
ficium Juda, et Jerusalem sicut dies sasculi, et sicut anni antiqui. 5- Et accedam ad vos in judicio, et ero testis velox maleficis, et adulteris, et perjuris, et qui calumniantur mercedem mercenarii, viduas, et pupillos, et opprimunt peregrinum, nee timuerunt me, dicit Dominus exercituum. 6. Ego enim Dominus, et non mutor : et vos filii Jacob non estis consumpti,
7. A diebus enim patrum vestrorum recessistis a legitimis meis, et non custodistis. ^Revertimini ad me, *Zach. 1,3. et revertar ad vos, dicit Dominus exercituum. Et dixistis : In quo revertemur.^ 8. Si affiget homo Deum, quia vos configitis me? Et dixistis :
In quo configimus te? In decimis, et in primitiis. 9. Et in penuria vos maledicti estis, et me vos configitis gens tota. 10. Inferte omnem decimam in horreum, et sit cibus in domo mea, et probate me super hoc, dicit Dominus : si non aperuero vobis cataractas coeli, et effudero vobis benedictionem usque ad abundantiam, 1 1, et increpabo pro vobis devorantem,et non corrumpetfructum terrae vestrae : nee erit sterilis vinea, in agro, dicit Dominus exercituum.
1 2. Et beatos vos dicent omnes gentes : eritis enim vos terra desiderabilis, dicit Dominus exercituum.
menaces plus haut (i, 6-ii, 9), puis la nation tout entiere (vers. 5).
4. Voffrande de Juda etc. hebr. minchaJi. De meme a la fin du verset precedent, oii la Vulg. met le pluriel sacrificia. Les sacrifices mosaiques sont abolis (i, 10 sv.); c'est le nouveau sdiCu^cQ, P oblation pure, (i\u& les fils de Levi, c.-a-d. le sacerdoce messianique, offrira dans la Justice. On peut admettre que la prophelie a commence de s'accomplir dans la personne des descendants de Levi qui se convertirent en grand nombre. Comp. Ad. vi, 7.
S-Je ni'approcherai du peuple eni\tY pour le purifier par le jugement.
6. Je ne change pas,']& suis un Dieu fidele a mes promesses, a I'alliance contradlee avec les enfants de Jacob.
8. Frauder Dieu., qui voit tout; Vulg.,/5t'rccr Dieu, I'outrager. — Dans la dime a payer aux pretres {Lev. x.xvii, 30; Nonibr.
xviii, 20 sv. ; Detit. xiv. 22 sv.). — La part a prelever (Vulg. les prentices), la portion des viftimes qui revenaient aux pretres {Lev. vii, 14, 32 sv.; X, 14; Nombr. v, 9). — Sur la negligence des Israelites a cet egard, voir
11 Esdr. xiii, 10-14.
9. Vous etes des maudits ; la Vulg. ajoute dans P indigence, c.-a-d. frappes de malediction et par suite reduits a I'indigence.
10. An iresor du temple, aux greniers ou magasins construits dans le voisinage du temple (II Esdr. x, 38 sv. ; xx, 44; xiii, 5,
12 sv.; II Par. xx.xi, 11 sv. —JtisquW surabondance, propr. jusqu^a ce que vous fi'y suffisiez plus, que vous n'ayez plus de place pour recueillir les fruits de cette benedidtion.