Deus locutus est in sancto suo
Lastabor, et partibor Sichimam : et convallem tabernaculorum mctibor.
9. Meus est Galaad, et meus est Manasses : et Ephraim fortitude capitis mei. Juda rex meus : 10. Moab
4. Ebra7ile le pays d'Israel : I'image est prise des tremblements de teire, auxquels le Psalmiste compare les ravages causes par les Idumeens.
5. Vin de vertige, ou d^efourdisscmetit (Is. li, 17) : I'attaque soudaine des Idumeens avait jete les Israelites dans un etat de trouble et d'effarement oii ils ne savaient plus quel parti prendre.
6. La banniere, le signe de ralliement que Dieu a donne a son peuple etqui doit s'elever dans les airs pour faire eclater la veracite divine, c'est la promesse qui va etre rappelee dans les vers. 7 sv. Tel est le sens probable de ce passage difficile. LXX, Vulg. ; Sym., S. Jerome ont lu qescJieiJi, arc, au lieu de qoschet, vcrite, et ont iraiAmtpoiirfitirdevant Pare. II y a difficulte de part et d'autre.
8. Daits sa sai?7tete\ en tant que saint, pur de toute imperfedlion, et par consequent incapable de tromper. Le Psalmiste a ici en vue I'ensemble des promesses contenues dans le Pentateuque touchant la possession de Chanaan et la domination sur les peuples voisins {Gett. xlix, 9 sv. Novibr. xxiv, 17 sv. Dent, xxxiii), mais d'une mani&re plus speciale la grande promesse que Dieu lui avait faite k lui-meme II Sam. vii, 9 sv., et qu'il traduit avec toute la liberte du langage poe-
tique. — Sickem, au centre de la Palestine. — Je mesurerai au cordeau, comme etant ma propriete, Succoth ou Socoth., sur la rive gauche du Jourdain. Ces deux villes representent done le pays k I'ouest et le pays k I'est de ce fleuve, la Palestine tout entiere. Elles sont choisies k dessein par le Psalmiste sans doute k cause du s^jour qu'y fit Jacob k son retour de Mesopotamie {Gen. xxxiii, 17 sv.), sejour qui etait comme le prelude de la prise de possession de tout le pays par ses descendants. Les LXX et la Vulg. prennent Succoth pour un nom commun : vallee des tentes ou des Jiiiites.
g. Galaad represente les deux tribus de Gad et de Ruben, et Manasse' la demi-tribu de ce nom, situees toutes les trois a I'E. du Joui'dain; Ephraim et Juda, la Palestine proprement dite, dont elles ^talent les tribus les plus importantes, I'une au nord, I'autre au sud. La Vulg., faisant parler le peuple, traduit, yz/^/ci est mo7t roi; d'autres, jHon legislateur : comp. Geii. xlix, 10.
10. Israel dominera aussi sur les nations voisines de Chanaan. (?« je me lave les pieds : sarcasme humiliant pour la nation arrogante {Is. xvi, 6), que David venait d'assujettir (II Sam. viii, 12). LXX et Vulg., Moab est le vase de mon esperance, en pre-
DEUXifeME LIVRE DES PSAUMES.
Sur Edom je jette ma sandale;
Pays des Philistins, pousse des acclamations en mon honneur!
11 Qui me menera a la villa forte?
Qui me conduira h Edom?
12 N'est-ce pas toi, 6 Dieu, qui nous avais rejetes, O Dieu, qui ne sortais plus avec nos aimees?
13 Prete-nous ton secours contre I'oppresseur! Le secours de I'homme n'est que vanite.
14 Avec Dieu nous accomplirons des exploits; II ecrasera nos ennemis.
rSAUME LXI (VULG. LX).
lUT^^jOin du tabernacle et de Jerusalem, d'ou I'avait chasse la revoke d'Absalon, David i^^! implore le secours de Dieu, son seul espoir (vers. 2-5); il lui demande de prolon- InSfl ger les jours du roi, et promet de lui temoigner sa reconnaissance (6-9).
Ps. Ixi. ^ AU maitre de chant. Sur les instruments a cordes. De David.
2 O Dieu, entends mes cris, Sois attentif k ma priere.
3 De I'extremit^ de la terre je crie vers toi dans I'angoisse de mon coeur; Conduis-moi sur le rocher que je ne puis atteindre.
4 Car tu es pour moi un refuge,
Une tour puissante contre I'ennemi.
5 Je voudrais demeurer a jamais dans ta tente, Me refugier a I'abri de tes ailes ! — Se7a.
6 Car toi, 6 Dieu, tu exauces mes voeux,
Tu m'as donne I'hdritage de ceux qui rdverent ton nom.
7 Ajoute des jours aux jours du roi !
Que ses annees se prolongent d'age en age !
8 Qu'il demeure sur le trone eternellement devant Dieu ! Ordonne k ta bonte et a ta verite de le garder !
9 Alors je celebrerai ton nom k jamais, Et j'accomplirai mes voeux cliaque jour.
PSAUME LXII (VULG. LXl).
^^E Psaume offre une grande ressemblance de style et de structure avec le xxxix^, \ dont le litre nomme aussi Idithun. Quelques indices font penser a I'epoque de la persecution d'Absalon. On y distingue trois strophes : calme et confiance du Psalmiste en face de ses ennemis (vers. 2-5); Dieu est un sur abri pour ses serviteurs (6-9); les hommes ne sont rien, a Dieu seul appartiennent la puissance et la bonte (10-13).
Ps. Ixii. ^AU maitre de chant... Idithun. Psaume de David.
2 Oui, a Dieu mon ame en paix s'abandonne, De lui vient mon secours.
3 Oui, il est mon rocher et mon salut ;
II est ma forteresse : je ne chancellerai point.
4 Jusques a quand vous jetterez-vous sur un homnie, Pour I'abattre tous ensemble,
Comme une muraille qui penche, Comme une cloture qui s'ecroule?
5 Oui, ils complotent pour le precipiter de sa hauteur; lis se plaisent au mensonge;
Ils benissent de leur bouche,
Et ils maudissent dans leur coeur. — Sela.
6 Oui, u mon ame, a Dieu abandonne-toi en paix Car de lui vient mon esperance.
LIBER PSALMORUM.
olla spei meae. In Idumaeam extendam calceamentum meum : mihi alienigenas subditi sunt.
1 1. Quis deducet me in civitatem munitam? quis deducet me usque in Idumasam? 12. Nonne tu Deus, qui repulisti nos : et non egredieris Deus in virtutibus nostris? 13. Da nobis auxilium de tribulatione: quia vana salus hominis. 14. ""In Deo faciemus virtutem : et ipse ad nihilum deducet tribulantes nos.