‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 26 sur 941 · PSAUME VIII · texte numérisé non relu

PSAUME VIII

Ans ce Psaume, echo lyrique du recit de la creation {Gen. i), David commence par celebrer la grandeur de Dieu manifestee dans ses oeuvres d'une maniere si frappante, que les enfanls memes la saisissent et la proclament a leur maniere, a la confusion des impies (vers. 2-3). Cette grandeur de Dieu fait d'autant mieux ressortir sa bonte pour I'homme, etre petit et faible, qu'il a etabli roi de la creation (4-9). Un refrain encadre le tout. — " Ce petit poeme, qui ressemble au chant d'un patre contemplant pendant la nuit les splendeurs d'un ciel d'Orient, est sublime par sa simplicite nieme. "

Ce qui est dit ici, a la lettre, de I'homme en general, convient dans un sens superieur, k I'homme par excellence, au Verbe incarne, au Fils de Dieu fait homme, en qui et par qui la nature humaine a ete rdtablie dans son integrity originelle, et qui a requ du Pere la domination universelle sur toutes les creatures. Comp. iMatt/i. xxi, 16; Cor. xv, 26; Hebr. ii, 6 sv.

Ps. viii. lAU maitre de chant, sur la Gitthienne. Chant de David.

2 Jehovah, notre souverain Maitre, Que ton nom est glorieux sur la terre, Toi qui as revetu les cieux de ta majeste !

3 Par la bouche des enfants et de ceux qui sent k la mamelle

Tu t'es fonde une force viHoricttse, pour confondre tes ennemis, Pour imposer silence k I'adversaire et au blasphemateur.

4 Quand je contemple tes cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les etoiles que tu as creees,yV »{' eerie :

5 Qu'est-ce que I'homme, pour que tu te souviennes de lui; Et le fils de I'homme, pour que tu en prennes soin?

6 Tu I'as fait de peu infdrieur a Dieu,

Tu I'as couronne de gloire et d'honneur.

7 Tu lui as donnd I'empire sur les ceuvres de tes mains; Tu as mis toute la creation sous ses pieds :

8 Brebis et boeufs, tous ensemble, Et les animaux des champs,

9 Oiseaux du ciel et poissons de la mer,

Et tout ce qui parcourt les sentiers de I'oc^an.

10 Jehovah, notre Seigneur,

Que ton nom est magnifique sur toute la terre !

14. La flamme : les anciens lan^aient quelquefois contre I'ennemi des fleches enduites de matieres inflammables, qu'on allumait au moment de tirer, ou qui prenaient feu dans le trajet {Epkes. vi, 16). Ces traits meurtriers et ces fleches briilantes sont les Eclairs et la foudre, ou tout autre fleau soudain que Dieu envoie.

16. Une fosse : les anciens, k la chasse ou k la guerre, creusaient des fosses, qu'ils re-

couvraient ensuite de branchages et de terre, pour y faire tomber les hommes ou les betes.

17. Son iniquife, etc. : tel fut Nabal. I Sam. XXV, 39; tel fut Saiil. I Sam. xxxi, 4.

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