Comp. /o^, xxii, 19; v
43. Comp. Osce, xiv, 16. Vulgate, qui est sage pour prendre garde a ces choses, pour compretidre les viiscricordes du Seigneur,
PSAUME CVIII (VULG. CVIl).
^^^E Psaume est compose, sans variantes notables, de deux fragments dont I'lm
'^^ (vers. 2-6) termine le Ps. Ivii, et I'autre (7-14) termine le Ps. Ix. De cet agencement,
!>-.^gfl| qui date probablement du retour de la captivite, resulte un chant triomphal, des- / V 1 !^- __i 11- 1^ i .r= 1- i n,T ■ t„ „!„:„ J! — :„i
tine a quelque occasion solennelle. Dans la i^e partie, le Psalmiste, plein d'un saint enthousiasme, excite son ame et reveille sa lyre pour benir le Seigneur; pour la seconde, voy. Ps. Ix. — Pour les notes, voy. les deux Psaumes originaux.
Ps. cviii. ' CANTIQUE. Psaume de David.
2 Mon coeur est affermi, 6 Dieu,
Je veux chanter et faire rdsonner les instruments; Debout, ma gloire!
3 Eveillez-vous, ma lyre et ma harpe, Que j'eveille I'aurore!
4 Je te louerai parmi les peuples, Jehovah, Je te chanterai parmi les nations.
5 Car ta bonte s'eleve au-dessus des cieux, Et ta fidelite jusqu'aux nues.
6 Apparais plus eleve que les cieux, 6 Dieu; Oue ta gloire brille sur toute la terre!
7 Afin que tes bien-aimds soient delivres, Sauve par ta droite et exauce-moi.
8 Dieu a parle dans sa saintete : Que je tressaille de joie! J'aurai Sichem en partage, je mesurerai la vallee de Succoth.
9 Galaad est h. moi, a moi Manasse; Ephraim est I'armure de ma tete, Et Juda mon sceptre.
10 Moab est le bassin ou je me lave; Sur Edom je jette ma sandale; Sur la terre des Philistins je pousse des cris de joie.
11 Qui me mfenera k la ville forte?
Qui me conduira a Edom?
12 N'est-ce pas toi, 6 Dieu, qui nous avais rejeles, O Dieu, qui ne sortais plus a la tete de nos armees?
13 Prete-nous ton secpurs contre I'oppresseur! Le secours de I'homme n'est que vanite.
14 Avec Dieu nous ferons des exploits; II ecrasera nos ennemis.
PSAUME CIX (VULG. CVIIl).
jE Psaume se rapporte probablement a la persecution de Saiil, et les maledicflions I qu'il contient s'adressent an fourbe et cruel ennenii de David, I'ldumeen Doeg. Le Psalmiste, aprcs avoir expose les persecutions dont il est I'objet de la part de ses ennemis en general (vers. 1-5), maudit son principal adversaire (6-20); puis il implore le Seigneur en lui faisant le tableau de sa miscre (21-29); il conclut en promettant h I'avance des cantiques d'a(5lions de graces (30-31).
Sur les imprecations contenues dans ce Psaume, voy. Ps. xxviii, 4; xxxv, 4 sv. Ajoutons avec S. Jean Chrysostome que ces souhaits de malheur sont au fond une proph^tie de ce qui devait arriver; avec Schegg, qu'il est bien permis au juste de desirer ce que Dieu luimeme ne pent pas ne pas faire, savoir donner satisfa(5\ion a sa justice sur le pecheur impenitent; enfin que, si I'esprit de I'Ancien Testament etait tout ;\ fait le meme que celui du Nouveau, Notre-Seigneur n'aurait pas prononcd les paroles que nous lisons Matfh. v, 43 sv.
Au moyen age, dit Le Hir, quand un grand etait convaincu d'avoir opprime les pauvres ou les faibles, on prononcait contre lui dans I'eglise les maledicflions de ce Psaume.
Dans le sens spirituel, atteste par S. Pierre (^4i;7. i, 20), David est la figure du Messie souffrant, et Doeg celle du traitre Judas, le chef des ennemis du Sauveur. Jesus-Christ pr^dit done ici, sous une forme imprecatoire, les chatiments qui frapperont les Juifs deicides et les pers^cuteurs de son Eglise.
LIBER PSALMORUM.
— :>— PSALM US CVIL — :i-^
Dicit cor suum ad Dei nutum paratum, et ideo vidloriam sperat.