‹ La Sainte Bible (volume 3)Chapitre 467 sur 941 · Comp. Ps. v, II; Iviii, 5; Ixiv · texte numérisé non relu

Comp. Ps. v, II; Iviii, 5; Ixiv

8. Tic couvres nia tete, comme d'un casque, par ta protetflion.

9. Vulgate : ne me livre pas au pecheur contre mon desir (le de'sir exprime dans la priere du vers. 7), ils cotispirent contre //loi, ne nCabandonne pas, de peur quUls ne triomphent. S. Jean Chrysostome et S. Augustin expliquent autrement le premier membre :

ne donne au pecheur rien de ce queje desire et que j'aime.

10. Liniquite de leurs levres, le mal qu'ils veulent me faire par leurs calomnies.

Le Hir donne a caput le sens de chef : le chef des enneniis qui in\xssicgent (Doeg ou Achitophel), que Piniquite de ses levres retombe sur lui! La Vulg. pent se traduire de la meme maniere.

Delitzsch et d'autres otent au vers. 9 le verbe qui le termine et le reportent au verset 10 : ils clevent la tete (litt. ils s'elevent quant a la tete) ceux qui niassicgent : que Viniquitc de leurs levres retombe sur eux!

12. Le calomniateur, litt. Phonune delangue, ne prospcrera ou ne s^aj)ermira pas, n'aura pas de demeure stable. — Sans merci, litt. avec poussces ; Vulg. a saperte.

Ce verset pourrait aussi se traduire par I'optatif.

14. Les honimes droits, ceux qu'on voudrait chasser de la terre d'Israel, et meme faire disparaitre de la terre des vivants, auront une demeure assuree devant la face de Dieu. Sur cette dernicre expression, voy. Ps. xvi, II, note.

N° 23 — LA SAINTE BIBLE. TO.MEI/. — iS

CINQUlfeME LIVRE DES PSAUMES.

montagne de Maon, lorsque Saiil, sur le point de prendre David, dut abandonner sa proie pour repousser une invasion des Philistins (I Sam. xxiii, 26 sv.), etc. etc.

Le Psalmiste commence par demander a Dieu de le preserver de la society des mediants et de toute participation a leur malice (vers. 1-4), et il implore a la fin son secoLirs centre les pieges qu'ils lui tendent (8-10). Les vers. 5-7 ont regu les interpretations les plus diverses;nous donnerons sans discussion celle qui nous a paru la plus satisfaisante.

Ps. cxli. iPSAUMEde David.

Jehovah, je t'invoque; hate-toi de venir; Prete I'oreille a ma voix, quand je t'invoque.

2 Que ma priere soit devant ta face comme I'encens,

Et I'elevation de mes mains comme I'offrande du soir!

3 Jehovah, mets une garde a ma bouche, Une sentinelle a la porte de mes levres.

4 N'incline pas mon coeur vers le mal,

A des adions mauvaises avec les hommes qui commettent I'iniquite ; Que je ne prenne aucune part a leurs festins!

5 Que le juste me frappe, c'est une faveur;

Qu'il me reprenne, c'est un parfum sur ma tete;

Ma tete ne le refusera pas,

Car alors encore je n'opposerai que ma priere a leurs mauvais desseins.

6 Mais bientot leurs chefs seront precipites le long des rochers; Et le peuple entendra mes paroles et les aura pour agreables.

7 Comme quand le laboureur trace des sillons et ameublit la terre, Ainsi nos ossements sont semes au bord du scheol.

8 Car vers toi, Jdhovah Adonai, je tourne mes yeux;

Aupres de toi je cherche un refuge : n'abandonne pas mon ame!

9 Preserve-moi des pieges qu'ils me tendent, Des embuches de ceux qui font le mal !

10 Que les mechants tombent dans leurs propres filets, Et que j'echappe en meme temps !

PSAUME CXLII (VULG. CXLl).

Oursuivi par les partisans de Saiil et refugid dans une caverne (celle d'Odollam,

I Sam. xxii, ou celle d'Engaddi, ibid, xxiv?), David implore le secours de Dieu,

qui seul pent le faire cchapper a ses ennemis.

Cette priere convient a tout fidele expose aux tribulations et aux miseres de cette vie.

S. Bonaventure nous apprend que S. Francois d'Assise mourant la recita et qu'il expira

apres en avoir repete le dernier verset : " Tirez mon ame de la prison, afin qu'elle chante

vos louanges." L'Eglise en a fait, comme du Ps. cxxx, une priere pour les morts.

Ps. cxlii. ^ CANTIQUE de David. Lorsqu'il etait dans la caverne. Priere.

2 De ma voix je crie a Jehovah, De ma voix j'implore Jehovah;

3 Je repands ma plainte en sa presence, Devant lui j'expose ma detresse.

4 Lorsqu'en moi mon esprit defaille, Toi tu connais mon sentier;

I Tu sals que, dans la route ou je marche, lis me tendent des pieges.

5 Jette les yeux a fjia droite et vois : Personne ne me reconnait;

Page 1