‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 344 sur 559 · EPILOGUE [vers · texte numérisé non relu

EPILOGUE [vers

Ch. III.

|Ous done, bien-aimes, qui etes prevenus, tenez-vous sur vos gardes, de peur qu'entraines par l'egarement de ces impies, vous ne veniez a dechoir de votre propre fer-

mete. l8Mais croissez dans la grace et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jesus-Christ. A lui soit la gloire, maintenant et jusqu'au jour de l'eternite! Amen!

1 2. ffdtanl, par une vie penitente et sainte, l'avenement du jour de Dieu (tou 5eou), e'est-k-dire le retour de Jdsus-Christ, dont la divinite se trouve explicitement affirmee. Ce retour aura lieu lorsque 1'cEUvre de la redemption sera realisee, et le nombre des elus complet. Vulgate, vous hdtant vers VavhiCDicnt, etc. — Ouand : la purification

du monde materiel par le feu est comme la preparation necessaire de l'avenement du Sauveur.

13. Promesse : Is. Ixv, 17. Comp. Apoc. xxi, 1. — Nouveaux cieux : le monde ne sera pas aneanti, mais purifie par le feu et renouvele" (I Cor. vii, 31. Comp. Rom. viii, 19 sv.) — La justice, les justes. Le monde

EPISTOLA B. PETRI APOST. IIA. Cap. Ill, 10— 18.

Dominus promissionem suam, sicut quidam existimant : sed patienter agit propter vos, c nolens aliquos perire, sed omnes ad poenitentiam reverti. io/Adveniet autem dies Domini ut fur : in quo cceli magno impetu transient, elementa vero calore solventur, terra autem et quae in ipsa sunt opera, exurentur.

ii. Cum igitur hasc omnia dissolvenda sint, quales oportet vos esse in Sanctis conversationibus, et pietatibus, 1 2. exspectantes, et properantes in adventum diei Domini, per quern cceli ardentes solventur, et elementa ignis ardore tabescent?

13. 'Novos vero ccelos, et novam terram secundum promissa ipsius exspectamus, in quibus justitia habitat.

14. Propter quod carissimi haec exspectantes, satagite immaculati, et inviolati ei inveniri in pace. 1 5. Et 'Domini nostri longanimitatem, sa- 'Rom, lutem arbitremini : sicut et carissimus frater noster Paulus secundum datam sibi sapientiam scripsit vobis, 16. sicut et in omnibus epistolis, loquens in eis de his, in quibus sunt quaedam difficilia intellectu, quas indocti, et instabiles depravant, sicut et ceteras Scripturas, ad suam ipsorum perditionem.

17. Vos igitur fratres prasscientes custodite,ne insipientiumerroretraducti excidatis a propria firmitate :

18. crescite vero in gratia, et in cognitione Domini nostri, et Salvatoris Jesu Christi. Ipsi gloria et nunc, et in diem asternitatis. Amen.

acluel est le " monde des impies " (ii, 5) ; le " monde de l'injustice" {Jacq. iii, 6).

i^. Dans la paix en Jesus-Christ et la grace avec Dieu (i, 2).

1 5 . Voire salul, litt. salut ou tin salut, une occasion de salut pour vous et pour tous ceux qui profitent de ce delai pour se convertir, et non pas une preuve de negligence de la part de Dieu a realiser ses promesses. Voy. verset 9. — Ecrit : allusion a une lettre

speciale de S. Paul, soit Pepitre aux Ephe'siens, soit peut-etre celle aux Hdbreux.

16. C'esl ce quHl fait : il tient le meme \a.ngage,dans les lettres:\oy.Rom. viii, 18-25;

I Cor. xv, 20-58; I Thess. iv, 13 sv.; v, 1 sv.;

I I Thess. v, 1 sv. — Ces sujets : le retour glorieux de Jesus-Christ et l'etablissement final de son regne. — Detournent, grec axpeSXojaw, torlurent, pour en tirer le sens qui leur convient.

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lia premiere Gjritrc &c saint tDTc.m

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Introbuctian.

L'AUTEUR de cctte epitre se presente, des lc debut, comme le temoin oculairc et auriculaire de la vie et des enseignements de Jesus-Christ, sans donner expressement son nom. Mais cctte omission ne doit pas etonncr : c'cst dc la meme maniere, indirectement ct par circonlocution, que S. Jean parle de luimeme dans son Evangile. II ne faut, d'ailleurs, que confronter les deux cents pour y rcconnaitrc unc sculc ct meme main : c'cst le meme genre d'exposition,les memes particularites dc style, par excmple, celle qui consiste a exprimer unc verite par son affirmation ct sa negation; e'est la meme simplicite dans la diction, unie a la meme profondcur dans la pensee; cc sont enfin les memes accents dc la charite la plus tendre, alternant avec les graves avertissements d'un pere, lc male langage d'un apotre. Papias invoquait souvent 1'autorite de notre epitre1. I'n disciple immediat de S. Jean, S. Polycarpe, la cite clairement dans sa lcttre aux Philippiens2. Le canon dit de Muratori, S.Irenee, Clement d'Alexandrie, Tertullien et Origene3 lui rendent temoignage comme a unc lcttre de Papotre Jean. Les Aloges et Marcion, au IIe sieclc, ne refuserent de l'admettre que dans un interet dogmatique.

Aussi Eusebe-* la met-il au nombre des ecrits recus partout sans contestation. Les raisons alleguces co litre

son authenticity par les rationalistes de nos jours sont purcment subjectives et souvent contradictoires.

La premiere epitre de S. Jean manque absolument de formes epistolaires : point de nom d'auteur, point de formule d'adresse au commencement, aucune salutation a la fin. D'ou Ton a conjecture, avee beaucoup de vraisemblance, qu'ellc n'est pas un ouvrage independant, mais la preface ou la lcttre d'envoi du quatrieme Evangile.

Ce qui est hors de doute, e'est quelle a etc composce pour combattre les memes erreurs, et par consequent a pen pres a la meme date,c'esta-dire \crs la fin du Ier siecle. Nous voulons parler des fausses doctrines de Cerinthc ct des gnostiques connus sous lc nom de Docctes. Ces heretiques soutenaient que l'incarnation du Filsde Dieu n'avait etc qu'apparente, un ange d'un rang superieur ayant pris dans lc Christ la forme humaine.

En outre, fiers de leur pretenduc science, ils rcjetaient toute loi morale comme inutile aux ames vraiment rachetees, lcsquclles ne pouvaient plus ni pechcr ni demeritcr. Comme ccs erreurs prirent naissancc au sein des grandes Eglises de l'Asie Mineure dont le centre etait la ville d'Ephese, et dont S.Jean avait alors la direction, on est en droit de presumer, a defaut d'indication precise dans l'epitre elle-meme; que e'est a ces Eglises qu'il l'adressa5.

1 Eusebe, Hist. eccl. iii, 39, M. xx, 300.

2Ch. vii : comp. I Jean, iv, 3.

71 Can. Mm:, ligne 28; S. Irenie, C. Ha?r. iii, 16, M. vii, 924-927; Tertull. C. Prax., 15; M.ii,i73; Cti/n. a" A/ex.Strom. u, 15; M.viii, 1004; Orig. in Jos. Horn. 7, 1, M. xii,857,etc.

4 E use be, Ibid, iii, 24.

bS. Augustin, on ne sait trop pourquoi, a

donne a cette lettre le titre d'efl/s/o/a ad Parthos, c.-a-d. aux Perses. S. Jean connait ties bien les destinataires de sa lettre ; or, il n'a jamais ete parmi les Perses. Peut-etre le S. Docleur a-t-il ete trompe par une leclure fautive du titre donne autrefois a la deuxieme epitre de l'Apotre : au lieu de : 7rpo? -apOsvou^ (7tap0evoue) il aurait lu TtafjOour.

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