PRIMA
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— *— CAPUT I. — *- Joannes quod de Christo vidit et audivit aliis annuntiat, ut una cum ipso socientur Deo et Christo ejus Filio, cujus sanguine hominum peccata mundantur : porro qui se peccasse negat, Deum mendacem facit.
UOD fuit ab initio, quod audivimus, quod vidimus oculis nostris, quod perspeximus, et manus nostrae contrectaverunt de verbo vitas : 1. et vita manifestata est, et vidimus, et testamur, et annuntiamus vobis vitam aeternam, quae erat apud Patrem, et apparuit
nobis : 3. quod vidimus et audivimus, annuntiamus vobis, ut et vos societatem habeatis nobiscum, et societas nostra sit cum Patre, et cum Filio ejus Jesu Christo. 4. Et hasc scribimus vobis ut gaudeatis, et gaudium vestrum sit plenum.
5. Et haec est annuntiatio, quam audivimus ab eo, et annuntiamus vobis : "Quoniam Deus lux est, et tenebrae in eo non sunt ullas. 6. Si dixerimus quoniam societatem habemus cum eo, et in tenebris ambulamus, mentimur, et veritatem non facimus. 7. Si autem in luce ambulamus sicut et ipse est in luce, societatem habemus ad invicem, *et
sens de ces mots, voyez Jean, i, 1 sv. — Entendu... vu, etc. : de ces quatre verbes, les deux premiers se rapportent a la doctrine et aux miracles de Jesus-Christ, les deux autres a Luc, xxiv, 39 : comp. Jean, xx, 27. lis sont au pluriel, parce que S. Jean, pour donner encore plus de force a son temoignage, y joint en quelque sorte celui des autres Apotres. — Le Verbe de la vie, c'esta-dire qui est la Vie substantielle, et la source pour nous de la vie spirituelle et divine ( Jean, i, 4).
2. Entre ce qui etait au commencement et ce que nous avons entendu, vu, etc., il manque logiquement une idee, savoir, que le Verbe eternel s'est incarne et manifeste aux hommes dans la personne de Jesus-Christ : telle est la pense'e exprimee dans le vers. 2, qui forme une parenthese. — La Vie, et un peu plus loin la Vie eternelle designent le Fils de Dieu, le Verbe.
3. La parenthese fermee, S.Jean reprend la phrase commencee au verset 1, dont il repete deux mots essentiels, ce que nous avons, dis-je, vu et entendu. — En communion de foi,de gr^ce, de biens spirituels, en un mot, de vie divine. — Et que cette communion soit, etc. Le Sauveur, apres la Cene, adresse a son Pere une pricre semblable
pour ses disciples, Jean, xvii, 21. D'apres une autre lecon : Et notre communion est avec le Pere, etc.
4. Voire joie : la joie qui resulte de la communion de la vie divine entre lesfideles d'une Eglise ou d'une communautd. Comp.
Jean, xv, 1 1 ; xvi, 22.
5. De lui, de Jesus-Christ. — Dieu est lumiere, e'est-a-dire saintete, verite, perfection absolue, et la source de tous ces biens pour ses creatures : e'est la le fond de l'Evangile et de la predication de S. Jean. La lumiere qui brille dans la nature est le symbole de cette lumiere incree'e; son contraire, ce sont les tenebres, e'est-a-dire le pe'che, l'erreur, le mensonge.
6. La vie chretienne consiste essentiellement dans cette communion avec Dieu, laquelle commence dans la foi et s'acheve dans la charite. L'homme ainsi uni a Dieu est eclaire de sa lumiere ; il ne marche done plus dans les tenebres du peche, ce qui veut dire, non qu'il soit exempt de toute faute et de tout defaut, mais qu'il ne reste pas sciemment et volontairement clans l'etat de peche.
7. Si la lumiere de la verite et de la saintete est la sphere ou se meut notre vie, nous tous, apotres, pasteurs et fideles, nous sommes en communion les tins avec les autres,
!Joann.
* Hebr. 9, 14. 1 Petr.
i, 19. Apoc.
IRE EPITRE UE S. JEAN. Chap. I, 8-10; II, 1
en communion les uns avec les autres, et le sang de J6sus-[Christ], son Fils, nous purine de tout peche.
8 Si nous disons que nous sommes sans peche, nous nous scduisons nous- . memes, et la verite n'est pas en nous. 9 Si nous confessons nos peches, Dieu est fidele etjuste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquite. IOSi nous disons que nous sommes sans peche, nous le faisons menteur, et sa parole n'est point en nous.
Chap. II. J Mes petits enfants, je vous ecris ces choses, afin que vous ne pechiez point. Et si quelqu'un a peche, nous avons un avocat aupres du Pere, Jesus-Christ, le juste. 2I1 est lui-meme une victimede propitiation pour nos pechds.non seulement pour les n< 'tics, mais pour ccux du monde entier.
3Et voici a quoi nous connaissons que nous avons connu Dieu : si nous gardons ses commandements. 4 Celui qui dit : " Je l'ai connu, " et ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la verite n'est point en lui.
s Mais celui qui garde sa parole, c'est en lui veritablement que l'amour de Dieu est parfait ; par la nous connaissons que nous sommes en lui.
6Celui qui dit demeurer en lui, doit, lui aussi, marcher comme Jesus- Christ a marche lui-meme.
7Bien-aimes, ce n'est pas un commandement nouveau que je vous £cris, c'est un commandement ancien, que vous avez regu des le commencement ; ce commandement ancien, c'est la parole que vous avez entendue. 8D'un autre cote, c'est un commandement nouveau que je vous ecris, lequel s'est verifie en Jesus-Christ et en vous, car les tenebres se dissipent et deja brille la veritable lumiere.
''Celui qui dit etre dans la lumiere et qui hait son here, est encore dans les tenebres. IO Celui qui aime son frere, demeure dans la lumiere, et il n'y a en lui aucun sujel de chute. ll Mais celui qui hait son frere est dans les tenebres; il marche dans les tenebres, sans savoir ou il va, parce que les tenebres out aveugle ses yeux.
et le sang de Jesus, qui nous a purifies une premiere fois des fames anterieuies a notre entree dans le christianisme, continue de nous purifier de celles que nous pouvons commettre encore.
8. Sans peche aduel. L'Eglise catholique enseigne d'une part, que l'homme justifie ne peut, sans un privilege special qui n'a e*te accorde qua la sainte Vierge, eViter durant sa vie entiere tout peche" au moins vsmiel (Coucile dc T rente, Sess. VI can. 23); mais qu'il peut, d'autre part, dans chaque cas particulier, avec le secours de la grace, vaincre la tentation et eviter le peche (ii, 1).
9. iSV nous confessons, d'abord devant Dieu et devant notre propre conscience; mais si cette confession interieure est animee d'un veritable repentir, elle se produira d:elle-meme a l'ext^rieur, devant le pretre qui tient la place de Dieu. — Fidele : il a promis le pardon au repentir ; juste, il coramuniquera sa justice a ceux qu'il pardonne.
10. Menteur, car Dieu a dit expressement que tous les homines sont pe"cheurs (Rom. iii 10-18 : comp. Jean, ix, 41; Luc, v, 31).
— Sa parole : la foi vivante nous manque ; ou bien, sa Parole, son Fils. ne vit pas en nous.
CHAP. II
1. Ces choses, chapitre i, 7-10. — Avocat : voyez Jean, xiv, 16.
2. Viclime de propitiation, qui nous a rendu Dieu propice, en mourant sur la croix pour nos peches.
3. Connaitre Dieu, dans S. Jean [Jean, \, 10; viii, 54; xiv, 7), se dit d'une connaissance vivante et pratique, qui fait, en quelque sorte, entrer Dieu dans notre vie morale, et le prend pour regie de nos sentiments et de nos actions; c'est demeurer en lui, etre en communion avec lui, V aimer.
4. Comp. ce verset avec i, 6, et le verset suivant avec i, 7.