‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 10 sur 506 · XVI · texte numérisé non relu

XVI

xvi, 19-20.

xxu, 1-2. ..

xxii, 3-6. ..

xxii, 7-13 .,

xxii, 14-18 .

xxii, 21-23, xxii, 19-20.

xxii, 24-30.

xxii. 31-34.

xxii, 34-38 .

XX, i, 39-46..

xxii, 47-53..

xxii, 54 . ...

xxii, 55-62..

xxii, 63-65 ..

xxii, 66-71 ..

xxiii, 1-16...

xxiii, 6-12...

xxiii, 13-23 .

xxiii, 24-25 .

xxiii, 26-52 .

xxiii, 33-34 .

xxiii, 35-37 .

xxiii, 39-43 .

xxiii, ^4-46.

xxiii, 47-49 .

xxiii, 50-56 .

xxiv, i-ii xxiv, 12.

XXIV, 13-35 xxiv, 36-43

XXIV, 44-49 xxiv, 50-53 ,

xii, 20-36 ..

xii, 37-50 ..

xiii, 21-30..

xiji, 31-33..

xiii, 34-35-

xiii, 36-38..

xv-xvi ,

xvii, 1-26 ..

xviii, I

xviii, 2-11 ..

xviii, 12-14.

xviii, 19-24.

xviii, 15-27.

xviii, 28-38.

xviii, 39-40., xix, 1-3.. ..

xix, 4-16 ..

xix, 16-17 •• xix, 18-24..

xix, 25-27 .

xix, 28-30.

xix, 38-42 .

XX, 19-25 XX, 26-29 xxi, 1-24

XX, 30-31 , x.vi, 25 ...

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Intiobuction.

LE premier Evangile est attribue, dans le canon des Ecritures, a saint^Matthifin, que saint Marc et saint Luc~3esignent aussi sous le tKim.de Levi, fils d'Alphee.i II dsm^JJrait a Capharnaiim, ville situee sur le lac de Tiberiade et tres importante alors par son mouvement commercial. x'\ussi etait-elle habitee par un grand nombre de p^ubligahis, ou fermiers des douanes romaines. Matthieu faisait partie de cette corporation decriee parmi les Juifs; mais la grace de Dieu I'emporta dans son ccEur sur les interets d'un gain terrestre. II su'vjt avec docilite I'appel du Sauveur, et, dans la liste des Apotres, il occupe d'ordinaire le septieme rang, une seule fois le huitieme. Le Nouveau Testament ne fait pas d'autre mention de saint Matthieu, et les donnees que la tradition nous fournit a son sujet sont peu concordantes.

Ce qui parait certain, c'est qu'apres avoir preche douze ans I'Evangile

parmi ses compatriotes en Palestine, il se dirigea vers le Sud-Est, pour cQjaxertJr des peuplcs appeles Arabes par les uns, Chaldeens ou Parthes par les autres, et par le Breviaire romain Ethigpiens. On sait que ces noms geographiques, le dernier surtout, n'avaient pas chez les anciens une signification bien precise; saint Matthieu, d'ailleurs, a dCi evangeliser plusieurs contrees. Quelques-uns le font mourir d'une maniere naturelle; d'autres assurent qu'il termina ses jours par le martyre. 2

Que saint Matthieu ait compose le premier de nos ^.vangiles, c'est ce qu'atteste une tradition unanime, qui remonte au temps des Apotres. Nous en avons pour premier garant ^^a^ias d'Hierapolis, disciple de I'apotre saint Jean, mort vers I'an 130 de I'ere chretienne. Ce saint eveque, dans un ouvrage dont Eusebe nous a conserve des fragments, 3 affirme que " Matthieu a expose en hebreu I'histoire de

' Z/ot dtait son premier nom ; il prit en s'attachant a Notre-Seigneur, celui de Matthieu, c'est-a-dire doji de Jehovah, le meme que TJieodorc ou Dieudonne. Cet Alphee est different du pere de saint Jacques le Mineur.

- C'est le sentiment du Martyrologe remain (21 Septembre).

^ Hist. eccl. 3, 39. — Pour designer le premier Evangile, tagi^s emploie le mot grec lugia. Des interpretes modernes donnant a cette expression le sens restreint de choscs dites ou discoiii's, soutiennent que I'osuvre primitive et originale de saint Matthieu consistait en un simple recueil de sentences ou discours de Jesus (par exemple, ce que nous trouvons dans les chap, v-vii, Sermon sur la )no)itagiie)\ I'histoire proprement dite aurait ete ajoutee plus tard par des redacteurs inconnus, et I'Evangile tel que nous le possedons aujourd'hui aurait ete regu dans I'Eglise comme I'ceuvie de saint Matthieu. Cette hypothese repose uniquement sur

I'expression de Papias, mais cette base est ruineuse; ni pour Papias, ni pour les ecrivains ecclesiastiques des premiers siecles, le mot logia n'exclut la relation des faits. I. Papias avait intitule son livre : Exposition ou Coin/nentaire des logia du Seigneur; or les fragments conserves par Eusebe montrent qu'il s'y occupait aussi des faits et des miracles. De plus, dans le meme ouvrage, ^afyj^ mentionne aussi I'Evangile de saint /MfwiiQeu, lequel, dit-il, "a ^crit, mais non avec ordre, les choses dites et les choses faites (>^9£v-a -^ TrpayOsyxa) par le Christ "; eh bien, cette histoire comprenant des discours et des recits, il la designe par une expression analogue h. celle qui lui a servi pour saint Matthieu : Discours du Seigneiir (•/.'jp'.ay.oi Xdyoi). 2. Quand, de I'aveu de tous, la partie narrative n'etait plus absente d'aucun Evangile, les Peres continuerent d'employer ce mot dans le meme sens.

Ainsi saint Lcenae appelle les Evangiles les logia du Seigneur; Qrigene. les divins logia :

EVANGILE SELON SAINT MATTHIEU

Jesus." Apres Papias, c'est saint Jxenee, eveque de Lyon, qui connait si bien la tradition apostolique;^ puis, dans le patriarcat d'Alexandrie.jQement d'Alexandrie, si plein d'erudition ecclesiastique;2 enfin, dans la V^meme periode, Xertuilien chez les /latins.3 II est inutile de nommer les Peres des III'^ et IV^ siecles; I'unanimite a cet egard a toujours existe dans I'Eglise. A cote de ces temoignages expres, d'autres, moins direfts, mais plus anciens encore, sans nommer expressement notre Evangeliste, etablissent avec la meme force I'autorite et I'anciennete de son livre. Les Peres apostoliques, saint Eolycarpe, disciple de saint Jean, saint J^nace martyr, saint Qejneat de Rome, mort en loi, en font des citations libres ; ils I'ont done eu sous les yeux. II en est de meme de I'auteur de la lettre attribuee a saint Barnabe (ch. iv : cf MattJi. xx, i6).

Enfin saint Justin, martyr vers le milieu du 11^ siecle, rapporte dans ses ecrits de nombreux passages des Menioires des Apotres, et ces passages ont plus d'affinite avec le premier V Evangile qu'avec les trois autres.4 A" Mais rinspe6lion attentive du livre lui-meme nous fournit de precieux indices sur son auteur. Ainsi, c'est une remarque de saint Jerome, saint Marc et saint Luc, lorsqu'ils parlent du fermier des douanes de Capharnaiim avant sa vocation, ne I'appellent jamais, par une attention deli-

cate et respe6lueuse, que du nom moins connu de Lgid ; ce n'est qu'en parlant de lui comme apotre qu'ils lui donnent celui de Matthieu. L'auteur de notre Evangile ne connait pas tous ces menagements : il se sert toujours du nom de Matthieu, et quand il trace la liste complete des Apotres, il joint a ce nom la qualification de publicain {^Matth. ix, 9).

On devine la raison de cette difference : quel autre que I'humble Matthieu lui-meme aurait parle ainsi de I'apotre saint Matthieu? Le meme sentiment de modestie et d'humilite, qui revele un auteur, se decouvre encore en d'autres circonstances.

Trois Evangiles, et celui qui nous occupe est du nombre, font mention d'un f est in offert a Jesus par un publicain. Quel est ce publicain? L'auteur du premier Evangile n'a garde de nous apprendre son nom, et nous en serious reduits a des conjeftures, si saint Luc et saint Marc n'avaient nomme celui qui venait de quitter son bureau pour suivre Jesus {Matt/i.

ix, 10 : cf. Luc. V, 29). On sait que les Evangelistes, quand ils donnent la liste complete des Apotres, les nomment d'ordinaire deux a deux, par exemple : Pierre et Andre, Jacques et Jean, etc.; et, dans ces arrangements, saint Matthieu est toujours joint a saint Thomas. Eh bien, tandis que les autres Evangelistes disent : Matthieu et Thomas, \q premier Evangile seul, renversant cet ordre, dit :

Clement d'Alexandrie leur donne le nom de login de verite, et designe toute I'Ecriture sainte par ce terme general de login. 3. Enfin qui oserait soutenir qulEussbfi, a qui nous devons la citation de Papias, et qui la produit precisement pour etablir I'anciennete de I'Evangile de saint Matthieu tel qu'il le connaissait et que nous I'avons encore aujourd'hui, ait attache ^ I'expression login une autre signification?

^ Adv. Hner. 3, i, i.

- Strom, i, 21.

^ De Cnrne C/iristi, 22; Adv. Marc. 4, 2, 5.

'' Nous ne devons pas omettre un argument qui, pour convenir a tous les Evangiles, n'en a pas moins de valeur applique a

chacun d'eux. En tete de chaque Evangile se trouve cette inscription : Le saint Evatigile de Jesus-Christ selon snint Mntthieii ... selon saint Marc, etc. Ces titres ne sont pas des Evangelistes eux-memes. A quelle epoque furent-ils introduits? On ne saurait le determiner d'une maniere precise; mais, vers la fin du 11^ siecle, ils se trouvent decidement en usage dans les livres liturgiques, dans les ecrits des Peres, dans les copies du texte original, comme dans celles des versions, par exemple de la version latine, et partout ils apparaissent avec des traces d'une origine eccl^siastique, ce qui prouve que leur existence remonte plus haut, qu'ils sont une tradition de I'age apostolique.

EVANGILE SELON SAINT MATTHIEU

Thomas et MattJiieii {Matih. x, 3).

Autre indice : seul le premier Evangile fait mention du didrachme {Matt/i. xvii, 24-27); seul, lorsque les Juifs viennent demander a Jesus s'il est permis de payer le cens a Cesar (xxii, 17), il se sert de I'expression juste : " Montrez-moi la inonnaie du cens!' Cette propriete d'expression en pareille matiere, surtout quand elle se trouve a un moindre degre dans les autres Evangelistes, n'est-elle pas une confirmation de la tradition ecclesiastique qui a inscrit en tete du premier Evangile le nom deMatthieu le publicain?^

Les memes temoins de la tradition ajoutent que saint Matthieu, ayant le dessein d'annoncer la bonne nouvelle a des nations etrangeres, voulut, avanj de quitter les Juifs de Palestine qu'il avait convertis, rediger pour eux son Evangile, et suppleer ainsi, autant que possible, a son absence. Or toutes ces donnees sont merveilleusement d'accord avec la forme meme du livre.

Ainsi, par exemple, sa destination premiere aux chretiens de la Palestine, nes dans le judai'sme, ressort de cette circonstance, qu'on n'y trouve au£urLe__explii;5,tion ni des usages, comme dans saint Marc, ni des lieux.

comme dans saint Luc et saint Jean :

c'est done un livre ecrit dans le pays et pour les gens du pays, qui connaissent les lieux et les usages. Ensuite, quel etait, a cette epoque si rapprochee de la mort du Sauveur, le principal point de controverse avec les Juifs, et, en consequence, quelle verite I'auteur du premier Evangile devait-il se proposer d'etablir plus solidement, de mettre surtout en relief.' C'est que Jesus etait le ]\l£aaie promis a leurs peres et annonce par les prophetes. Or, c'est la precisement le but de saint Matthieu, tel qu'il se revele dans les premiers mots de son livre, ou Jesus est proclame fils de David, fits d' Abraham ; tel aussi que nous le montrent a chaque page ces nombreuses citations de I'Ancien Testament, accompagnees de la formule : Ajin que fut accomplie la parole du prophcte. Pour atteindre ce but, fallait-il une exposition suivie de la vie de Jesus, un ordre historique rigoureux dans le recit des faits.-' Nullement; les grandes lignes de I'histoire une fois respectees pour eviter la confusion, I'auteur pouvait distribuer a son gre, et selon son dessein particulier, les narrations et les discours, rapprocher et grouper ensemble les miracles dc meme sorte.

' Plusieurs critiques ont revoque en doute ruuthenticite des deux premiers chapitres de saint Matthieu. A leurs yeux, ces recits sur I'enfance de Jesus ont une couleur le- ;4endaire; d'ailleurs ils s'accordent difficilement avec les passages paralleles de saint Luc; enfin ils manquaient dans I'Evangile des Ebionites (Epiph. Haer. 30, 13), et Tatien ne les acceptait pas (Theodoret.

Haeret. fab. i, 20). Ces raisons sont sans valeur. Ayant ecrit son Evangile pour prouver que Jesus etait le Messie, saint Matthieu pouvait-il debuter plus naturellement qu'en faisant connaitre son origine et I'accomplissement des propheties relatives a ses premieres annees? On verra plus loin qne ses recits ne contredisent en aucune fa^on ceux de saint Luc. Quant a leur omission dans les sources indiquees plus haut, elle s'explique par un interet dogmatique : les Ebionites voulaient un INIessie tout humain, et Tatien etait un fauteur avoue de

I'erreur des Docetes; la genealogie du Sauveur, sa conception virginale, son adoration par les Mages, etc., auraient fourni des arguments contre leurs he'resies : ils trouverent plus commode de supprimer ces faits d'un trait de plume. Mais les deux chapitres se lisent dans tous les manuscrits et dans toutes les versions anciennes; les Peres des He et IlJe siecles (S. Irenee, Origene) en citent des passages, et Celse lui-meme les avait lus (Orig. Contra Cels. i, 38; 2, 32). En outre, soit au point de vue des ide'es, soit sous le rapport de la diction, le debut de saint Matthieu est en harmonie parfaite avec les pages suivantes. Le verset i du chap, iii ferait un mauvais exorde ; il se rattache naturellement, ainsi que le verset 13 du chap, iv, au dernier verset du chap. ii. Ce serait done, comme I'a dit un judicieux critique, sdparer la tete du corps que de retrancher les deux premiers chapitres de saint Matthieu.

EVANGILE SELON SAINT MATTHIEU

les enseignements qui se ressemblent par le fond ou par la forme.

IC'est ce qu'a fait saint Matthieu :

ainsi le Sermon sur la montagne (chap, v-vii) ne reproduit pas un discours unique du Sauveur, il en reunit plusieurs et presente un resume de toute la morale chretienne; ainsi, dans les chapitres qui suivent immediatement (chap, viii-ix), se trouvent rapportes a la suite divers miracles reunis la pour montrer dans Jesus le pouvoir messianique de guerir. Nous I'avons dit ailleurs, les habitudes pratiques de la predication orale durent influer beaucoup sur la redaftion ecrite et sur I'arrangement des faits evangeliques.

Cela est vrai surtout de saint Matthieu qui, ayant ecrit le premier et pour les fideles de son pays, a quelque chose de plus libre et de plus spontane.

Nous venons de dire que saint Matthieu est le premier Evangeliste dans I'ordre des temps. Ici encore la tradition est unanime. ^ II n'y a de difificulte que pour assigner une date precise a I'apparition de son livre, les anciens cessant ici d'etre d'accord.

D'apres Rusebe, et cette opinion approche de la certitude, il ecrivit avant de commencer ses voyages, c'est-a-dire vers ran43, epoque de la dispersion des Apotres. Ce qui est hors de doute, c'est que le premier Evangile parut avant la prise de Jerusalem (an. yd), puisqu'il contient la prophetic de cet evenement {MattJi.

xxiv, xxv).2

En quelle langue le premier Evangile a-t-il ete compose? Tous les Peres, depuis les temps apostoliques, s'accordent a dire que saint Matthieu a ecrit en hsbrgu, ce qui doit s'entendre du diale6le arameen plus ou moins corrompu, appelc aussi syrochaldai'que, que parlaient au temps des Apotres les Juifs de la Palestine. Sans doute, ces derniers savaient alors assez de grec pour comprendre un ouvrage compose dans cette langue; mais avec quelle faveur plus grande ne devaient-ils pas accueillir un livre religieux ecrit specialement pour eux dans leur idiome national! 3 C'est ce que Eapias apprit du pretre Jean d'Ephese,4 et ce qu'affirment saint .X£enee {Haer. 3, i), Qrigeiie, 5 saint CxciU.^ ^^ Jerusalem {^Catech. 14), et saint .Kprphane {Haer. 30, 3). Eu^ebe, qui nous a conserve plusieurs de ces temoignages, tient la meme chose d'une autre source. Nous lisons dans son Histoire^ que saint Pajitene, le plus ancien chef de I'ccole catechetique d'Alexandrie, avait trouve dans les Indes le texte hebreu du premier Evangile, apporte a ces peuples par saint Barthelemy. Enfin saint Jerome ajoute que le texte arameen original de saint Matthieu se conservait encore de son temps dans la bibliotheque de Cesaree, et que les Nazareens de Beree, ville de Syrie, lui avaient permis de transcrire I'exemplaire qu'ils en possedaient {de Vir. ill. 3).

Devenu a peu pres inutile apres la

' Saint Irenee, Haer. 3, i ; Eusebe, Hist, eccl. 3, 24; saint Jerome, Catal. Script, eccl. 3.

'^ On lit dans saint Jx^ee {Haer. 3, i) que saint Matthieu composa son Evangile "pendant que Pierre et Paul prechaient a Rome et fondaient I'Eglise," ce qui reporterait k I'an 6i la date de cet ecrit. Mais ou bien cette assertion isolee doit le cdder au grand nombre de temoignages contraires, ou bien saint Matthieu aurait publie deux fois son Evangile, d'abord en hebreu pour la Palestine, ensuite en grec, a la date indiquee par saint Irenee, pour les autres contrees.

■* Lorsque saint Paul adresse la parole en arameen k la foule ameutee centre lui, tous s'apaisent et I'ecoutent en silence {AH. 22, 2). De meme, pendant le siege de Jerusalem, quand Flavins Josephe (I'historien), sur I'invitation de Titus, essaie d'amener ses compatriotes a deposer les armes, c'est en aramden qu'il s'exprime pour mieu.x atteindre son but.

^ Eusebe, Hist. eccl. 3, 39.

"^ Ibid. 6, 25.

^ Ibid. 5, 10.

EVANGILE SELON SAINT MATTHIEU

prise de Jerusalem, qui consacra la separation definitive du christianisme et du judaisme, I'Evangile arameen de saint Matthieu ne se repandit giiere hors du lieu de son origine. Et comme les eglises orthodoxes de la Judee ne subsisterent pas longtemps, on ne le retrouve plus, aux I IE' et IV^ siecles, que chez les chretiens judaisants (Ebionites et Nazareens), plus ou moins altere, sous le nom d'Evangile des ou selon les Hebreiix.

Puis il disparut tout a fait. La tradu6lion que S. Jerome en avait faite perit egalement.

On ignore par qui I'Evangile de S. Matthieu fut traduit en grec; mais comme il est certain que cette version grecque fut faite et officiellement employee des les temps apostoliques, on doit admettre son authenticite.

Le premier Evangile se divise naturellement en trois parties :

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