y\d peche ; les Ps. xxii et li sent le
commentaire de ces paroles. Comp. Luc. xviii, 13. — Pardonne., \\{X.fait passer loin de lui, pour ne plus le voir.
14. Les ennemis de Jehovah., non seulement les paiens, mais encore les Israelites de peu de religion.
16. Dans sa chambre : comp. Matth. vi,6. — Par ierre, sur le sol ou le plancher, par opposition a son Id.
DEUXIEME LIVRE DES ROIS. Chap. XII, 19—31.
de David craignaient de lui annoncer que I'enfant etait mort,car ils disaient : " Lorsque I'enfant vivait encore, nous lui avons parle, et il ne nous a pas ecoute; comment oserons-nous lui dire : L'enfant est mort.-* II fera pis encore. " ^9 David s'apergut que ses serviteurs parlaient tout bas entre eux, et comprenant que I'enfant etait mort, il leur dit : " L'enfant est done mort.' " Et ils repondirent : " II est mort. " 20 Alors David, s'etant leve de terre, se baigna, s'oignit et changea de vetements ; puis il alia dans la maison de Jehovah et se prosterna.
Revenu chez lui, il demanda qu'on lui servit a manger, et il mangea. ^iSes serviteurs lui dirent : " Ou'est-ce que tu fais-la? Lorsque l'enfant vivait, tu jeunais et tu pleurals, et maintenant que l'enfant est mort, tu te leves et tu manges! 22 H repondit :" Ouand l'enfant vivait encore, je jeunais et je pleurals, car je disais : Qui sait si Jehovah n'aura pas pitie de moi, et l'enfant vivra.-* 23 Maintenant qu'il est mort, pourquoi jeunerais-je.-' Fuis-je encore le faire revenir? J'irai vers lui; mais il ne reviendra pas vers moi. '[
24 David consola Bethsabee, sa femme; il s'approcha d'elle et coucha
avec elle, et clle enfanta un fils qu'il appcla Salomon ; et Jehovah I'aima, 25 et il envoya Nathan le prophete, qui lui donna le nom de Jedidiah, a cause du Seigneur.
26Joab, qui assiegeait Rabba des fils d'Ammon, s'empara de la ville royale, 27 et il envoya des messagers a David pour lui dire : " J'ai attaque Rabba et je me suis deja empare de la ville des eaux. 28 Maintenant ras- ^ semble le reste du peuple, viens cam- ^ per centre la ville et prends-la, de peur que je ne la prenne par moimeme et que cette vi6loire ne soit^ attachee a mon nom. " 29 David ras-, sembla tout le peuple, et ayant marche sur Rabba, il I'attaqua, et s'en rendit maitre. 30H enleva la couronne de leur roi de dessus sa tete : elle pesait un talent d'or et etait garnie de pierres precieuses, et on la mit sur la tete de David, et il emporta de la ville un tres grand butin. 31 Quant aux habitants, il les fit sortir de la ville et les mit sous des scies, sous des herses de fer et sous des haches de fer, et les fit passer par des fours a briques; il traita de meme toutes les villes des fils d'Ammon. Puis David retourna a Jerusalem avec tout le peuple.
17. Les aticiens de sa maison, ses serviteurs les plus ages, en qui il avail le plus de confiance.
21. Lorsque V enfant vivait; Vulg., a cause de Penfant^ lo> sqnHl vixuiit encore : les mots, a cause de V enfant, ne sont ni dans I'hebreu ni dans les LXX. Meme remarque sur le vers. 22.
22 sv. Dans un homme si sincerement et si profondement penitent, la priere pour la guerison de son enfant devait jaillir d'une autre source que celle d'une affetlion immoderee pour une creature. David s'efforce de detourner le coup qui menace son enfant, parce qu'il voit dans ce coup un signe de la colere divine, et dans la conservation de son enfant I'indice cju'il est rentre en grace avec le Seigneur. Mais, l'enfant mort, il s'humilie sous la main toute puissante de Dieu, sans se laisser aller aux effusions d'une douleur inutile.
24. Salomon, c.-k-d. pacifique, homme de paix, Frederic (allem. Friedtich) : Dieu devait lui accorder la paix pendant son regne
(I Par. xxii, 9), et sa naissance fut pour David le signe que le Seigneur avait fait la paix avec lui.
25. Qui lui donna, de la part de Dieu, le nom symbolique de Jedidiah, c.-a-d. bietiaime du Seigneur, de I'hebr. iadad, aimer (d'ou dod, amour, qui a forme aussi le nom de David), et de :dh, abrege de Jehovah. — A cause du Seigneur, c.-a-d., comme I'explique la \'ulgate, parce que le Seigneur I'aimait.
26. La ville jvyale, appelee plus loin la z'ille des eajix, c.-a-d. la ville basse, auj. Amman, arrosee par la riviere de ce nom. La ville haute avec la citadelle,situe'e sur une colline au N. de la riviere, n'etait pas encore prise, mais elle ne pouvait tenir longtemps, probablement a cause du manque d'eau.
27. Je me suis deja empare, etc. Vulg., et la ville des eattx va etre prise; la ville des eaux designerait alors, non la ville basse, mais la ville haute ou plutot Rabba tout entiere, y compris la forteresse.