‹ La Sainte BibleChapitre 389 sur 735 · Beroth : voy. iv · texte numérisé non relu

Beroth : voy. iv

38. Jethrite, de la famille de Gethre'i, de Cariathiarim (I Par. ii, 53).

39. Urie : voy. xi, 3. — Trente-sept, savoir trois de la premiere classe (vers. 8-12), deux de la deuxieme (vers. 18-23), et 32 de la troisi&me (vers. 24-39), en comptant trois noms dans le texte amende du vers. 3^1. D'autres retrouvent les trente-sept en comptant le nom omis dans la deuxieme triade (voy. les notes des vers. 13 et 18). La liste des Trefite contient plus de 30 noms; cela s'explique par la mort de plusieurs, qui durent etre remplaces. Si Joab ne figure pas sur cette liste, c'est qu'il etait le chef de toute I'armee.

DEUXIEME LIVRE DES ROIS. Chap. XXIV, i— ii.

CHAP. XXIV. — Denombrement du peuplc; peste. Achat de I'aire d'Areuna.

Chnp.

A colere de Jehovah s'enflamma de nouveau contre Israel, et il excita David contre eux, en disant : " Va, fais le denombrement d' Israel et de Juda. "

2Le roi dit a Joab, chef de I'armee, qui etait avec lui : " Parcours toutes les tribus d'Israel, depuis Dan jusqu'a Bersabee; qu'on fasse le denombrement du peuple, afin que je sache a combien il s'eleve. " sjoab dit au roi : " Q^'6 Jehovah ton Dieu rende le peuple plus nombreux, cent fois plus nombreux qu'il n'est deja, et que les yeux du roi mon seigneur le voient!

Mais pourquoi le roi mon seigneur met-il son plaisir a faire cela? " 4Mais I'ordre du roi prevalut contre Joab, et il flit doniie aux chefs de I'armee ; et Joab et les chefs de I'armee sortirent de devant le roi pour faire le denombrement du peuple d'Israel.

sAyant passe le Jourdain, ils camperent a Aroer, a droite de la ville, qui est au milieu de la vallee de Gad,

puis a Jazer. ^Hs allerent en Galaad et dans le pays de Thachthim-Hodsi; ensuite a IDan-Jaan et aux environs de Sidon.7lls allerent a la place forte de Tyr et dans toutes les villes des Heveens et des Chananeens, enfin dans le Negeb de Juda, a Barsabee.

^Lorsqu'ils eurent ainsi parcouru tout le pays, ils revinrent a Jerusalem au bout de neuf mois et vingt jours.

9joab remit au roi le role du denombrement du peuple : il y avait en Israel huit cent mille hommes de guerre tirant I'epee, et cinq cent mille en Juda.

lo David sentit battre son coeur lorsqu'il eut fait le denombrement du peuple, et il dit a Jehovah : " J'ai commis un grand peche en faisant cela! Maintenant, 6 Jehovah, otez, je vous prie, I'iniquite de votre serviteur, car j'ai tout a fait agi en insense. "

" Le lendemain, quand David se leva, la parole de Jehovah fut adressee a Gad, le prophete, le voyant de

CHAP. XXIV

1. La colere de Jehovah, etc. : cette proposition est comme le titre du chapitre tout entier, dans lequel on raconte ce qui alluma cette colere^ savoir le denombrement du peuple. — De nouveau fait allusion aux trois annees de famine du chap. xxi. C'est dans les dernieres annees du regne que le denombrement eut lieu. Outre cette cause clairement indiqu^e, il faut sans doute en ajouter une autre, savoir le pechd du peuple dans les revokes d' Absalom et de .Seba, soutenues par un si grand nombre d' Israelites, contre I'oint de Jehovah. — // e.xciia, indireflement (voy. la note de I Sam. xxvi, 19), David contre eux, cor\.\x& Israel, en le portant ci faire une action qui devait etre prejudiciable au peuple. Dans I'endroit parallele des Paralipomenes (I, xxi, i), il est dit : " Satan se leva contre Israel, et il excita David a faire le denombrement. "

2. Joab, chef deVarinee : c'est un denombrement militaire que David a en vue ; oubliant que la puissance d'un roi theocratique repose avant tout sur Dieu, il veut connaitre les forces matdrielles sur lesquelles il peut compter. Qui etait avec tui dit peu de chose. Peut-etre y a-t-il quelques mots omis et

doit-on lire : Le roi dit a Joab et aux chefs de Variiiee qui etaient avec lui (Joab) : comp. I Par. xxi, 2.

3. Joab ne voit pas I'utilite d'un denombrement ; de plus, il soupgonne le roi de quelque pensee d'orgueil et de vaine complaisance. Sans doute, le denombrement avait un but utile; il se liait a Torganisation militaire du pays et devait servir a la completer (I Par. xxvii, 23 sv.). Mais c'dtait la justement le danger. Rien de plus contraire k I'idee theocratique que cette puissante organisation militaire d'une nation nombreuse et vaillante. La theocratie reposait sur ce principe, que Dieu seul etait la force de son peuple, et par suite que la meilleure sauvegarde d'Israel consistait, non dans le nombre et la valeur desguerriers, mais dans la fidelite a la loi divine. C'est pour I'avoir un moment oublie que David offensa le -Seigneur.

5. lis canipcrent, s'dtablirent sous des tentes dans une plaine a cote de la ville, a cause du grand nombre de personnes qui venaient les trouver. II en fut sans doute de meme dans les autres stations, quoique cette circonstance ne soit mentionnee qu'ici. — Aroer, au N. E. de Rabba {Jos. xiii, 25), dans la vallee de Gad, c.-a-d. sur I'Arnon,

LIBER SECUNDUS REGUM. Cap. XXIV, i — n.

— *— CAPUT XXIV. — :i:—

David ob numeratum populum a Gad propheta correptus ex tribus flagellis oblatis pestem triduanam elegit ; qua in populum Sfeviente, ac 70000 interemptis, oiat David Dominum, et a Gad propheta admonitus, in area Areuna, dato pretio, altare erigit, cessatque pestis.

'iP^ir, 21, itrifi!?srjiT "addidit furor Domini

irasci contra Israel, com-

movitque David in eis

dicentem : Vade, numera

Israel et Judam.

1. Dixitque rex ad Joab principem exercitus sui : Perambula omnes tribus Israel a Dan usque Bersabee, et numerate populum, ut sciam numerum ejus. 3. Dixitque Joab regi : Adaugeat Dominus Deus tuus ad populum tuum, quantus nunc est, iterumque centuplicet in conspectu domini mei regis : sed quid sibi dominus meus rex vult in re hujuscemodi? 4. Obtinuit autem sermo regis verba Joab, et principum exercitus : egressusque est

Joab, et principes militum a facie regis, ut numerarent populum Israel.

5. Cumque pertransissent Jordanem, venerunt in Aroer ad dexteram urbis, quae est in valle Gad :

6. Et per Jazer transierunt in Galaad, et in terram inferiorem Hodsi, et venerunt in Dan silvestria. Circumeuntesque juxta Sidonem,

7. transierunt prope moeniaTyri, et omnem terram Hevasi et Chananasi, veneruntque ad meridiem Juda in Bersabee : 8. et lustrata universa terra, affuerunt post novem menses, et viginti dies, in Jerusalem. 9. Dedit ergo Joab numerum descriptionis populi regi, et inventa sunt de Israel octingenta millia virorum fortium, qui educerent gladium : et de Juda quingenta millia pugnatorum.

10. *Percussit autem cor David eum, postquam numeratus est populus : et dixit David ad Dominum : Peccavi valde in hoc facto : sed precor Domine, ut transferas iniquitatem servi tui, quia stuiteegi nimis.

1 1. Surrexit itaque David mane,

qui arrose cette tribu : ce trait est ajoute pour distinguer cette ville d'une autre de meme nom dans la tribu de Ruben {Jos.

xii, 2). — yazer, sur la frontiere de Gad et de Ruben : voy. Notnbr. xxi, 32.

6. Galaad, ici, le pays montagneux arrose parle Jaboc. — Le paysde Thachthim- Hodsi (ou bien avec la Vulg., le bas-pays de Hodsi) est completement inconnu. Le texte est sans doute altere, et le desaccord des anciennes versions ne permet pas dele retablir.D'apres le contexte, le lieu designd devait se trouver sur la rive orientale du lac de Genesareth. — Dan, I'ancienne Lais {Gen. xiv, 14), a I'extremite septentrionale du royaume. — Jaan : la signification de ce mot est incertaine. Les anciennes versions traduisent Dan des boi's, ce qui fait soupqonner que le texte primitif portait y^f;<^?r, foret, au lieu de Jaati. D'apres le P. Cornely, le dieu Pan, que les Pheniciens appelaient Baal-Jaan ou Dan-Jaan (c.-a-d. Seigneur o\x Jnge joueiir de flute), avait k Lais un temple celebre, d'oii le nom de Dan donne quelquefois a cette ville (II Sam. xxiv, 6). Lorsque les Danites I'eurent prise, comme leur pere s'appelait aussi Dan, c'est ce nom qu'ils retinrent, a I'exclusion de I'autrejmais il dtait

pour eux celui de leur pere, et non plus celui d'une divinite paienne. — Sidon, limite du royaume au N. O.

7. Les villes des Heveens et des Chanan^ens (par ex. Gabaon, B^roth, Cariathiarim, etc.) situees dans les tribus de Nephthali, Zabulon et Issachar (plus tard la Galilee). Un grand nombre de Chananeens etaient rest^s dans ces contrees, payant tribut aux Israelites. — Le Negeh, le midi.

9. Huit cent mille, cinq cent niille en nombre rond. Ces chiffres correspondent a une population de 6 a 7 millions d'habitants ; la Palestine, si prospere a cette epoque, pouvait facilement les nourrir. Les Paralip. (I, xxi, 5) disent iioo mille : comp. I Par. xxvii, 24. Les tribus de Benjamin et de Levi ne furent pas denombrees.

10. Sentit battre son cceur : sa conscience se reveilla. Ou plus litt., le cceur de David le battit; lui fit entendre un reproche. — Otez Viniquite, accordez-moi le pardon, ou du moins dites-moi ce que je dois faire pour I'obtenir.

11. Le voy ant de David : voy. I Sa/n. ix, 9; xxii, 5. Ce recit parait emprunt^ a peu pres litteralement a un ecrit du prophete Gad; la relation parallele des Paralip.

DEUXIEME LIVRE DES ROIS. Chap. XXIV, 12—25.

David, en ces termes : ^^" Va dire a David : Ainsi parle Jehovah : Je mets devant toi trois cJwses ; choisis-en une, et je te la ferai. " ^3 Gad vint vers David et lui fit connaitre cette parole de Jehovah, en disant : " Veux-tu sept annees de famine dans ton pays, ou bien trois mois de fuite devant tes ennemis qui te poursuivront, ou bien trois joul's de peste dans ton pays?

Maintenant reflechis et vois ce que je dois repondre a celui qui m'envoie. 14 David repondit a Gad : " Je suis dans une cruelle angoisse. Ah! tombons entre les mains de Jehovah, car ses misericordes sont grandes; mais que je ne tombe pas entre les mains des hommes! "

^5Et Jehovah envoy a la peste en Israel depuis le matin de ce joui" jusqu'au temps fixe; et il mourut, de Dan a Bersabe, soixante-dix mille hommes parmi le peuple. i^L'ange etendait la main sur Jerusalem pour la detruire, mais Jehovah se repentit de ce mal, et il dit a I'ange qui faisait perir le peuple : " Assez! retire maintenant ta main. " L'ange de Jehovah etait pres de I'aire d'Areuna, le Jebuseen. ^7 A la vue de l'ange qui frappait le peuple, David dit a Jehovah : " C'est moi qui ai peche, c'est moi qui suis coupable ; mais ces brebis, qu'ont-elles fait? Que ta main soit done sur moi et sur la maison de mon pere ! "

i^Ce jour-la, Gad vint aupres de David et lui dit : " Monte et eleve a Jehovahunautel dans I'aire d'Areuna, le Jebuseen. " '9 David monta, selon la parole de Gad, comme Jehovah I'avait ordonne. ^oAreuna, ayant regarde, vit le roi et ses serviteurs qui se dirigeaient vers lui ; ^i il sortit et se prosterna devant le roi, le visage contre terre, en disant : " Pourquoi mon seigneur le roi vient-il vers son serviteur.-* " Et David repondit: "Pour acheter de toi cette aire et pour y batir un autel a Jehovah, afin que la plaie se retire de dessus le peuple. " 22Areuna dit a David : " Que mon seigneur le roi prenne \aire et qu'il offre en sacrifice ce qu'il trouvera bon; voici les boeufs pour I'holocauste, le traineau et les jougs des bceufs serviront de bois. ^sTout cela, 6 roi, Areuna le donne au roi. Que Jehovah, ton Dieu, ajouta-t-il, te soit favorable!

24 Le roi repondit a Areuna : " Non, mais je veux I'acheter de toi a prix d'argent, et je n'ofifrirai point a Jehovah, mon Dieu, des holocaustes qui ne me coutent rien. " Et David acheta I'aire et les boeufs pour cinquante sides d'argent. -'iW batit la un autel a Jehovah et offrit des holocaustes et des sacrifices pacifiques. — Ainsi Jehovah fut apaise envers le pays, et la plaie se retira d'Israel.

(I, xxi), est plus developpee, a un caradlere moins original.

13. Sepi annees (comp. Gen. xli, 27, 30; II Rois, viii, i) •. les LXX ici et les Paralip. (I, xxi, 12) disent trois annees. ce qui rdpond mieux aux trois mois et aux trois jours.

14. ToinboHs, moi et mon peuple. C'est surtout dans le fleau de la peste que I'homme n'a d'autre recours qu'en la misericorde divine.

\^. Jusqu\iu temps Jixc, jusqu'au 3^ jour. Les rabbins et S. Jerome •.jusqu\iu temps de Vassemblee du soir, ou I'on offrait I'holocauste, c.-a-d. jusqu'au soir du premier jour; et lis s'appuient sur les versets qui suivent; mais ces versets ne prouvent pas que la peste ait dure moins de 3 jours. Dheiirejixee pour le sacrifice du soir : c'est I'interpreta-

tion des anciens rabbins et de S. Jerome. \J\\X., jusqu\iii temps fixe, on jitsquhiii temps de la reunion (du peuple). Jusqu'au temps fixe ne pent s'entendre des trois jours du vers. 13, puisqu'il est dit vers. 16 que Dieu abrdgea la duree de la peste.

16. L'ange, qui avait commence par frapper les extremites du pays, allait frapper la capitale elle-meme. — Se repentit : voy. la note de Ge?t. vi, 6. — L'ange ... etait pres de I'aire d'Areuna (voy. la note du vers. 18); il etait done visible, ce qui suppose un fl^au surnature!. Comp. I Par. xxi, 16 sv.

18. Et lui dit : ce qui suit n'est qu'un resume du discours ; le reste se devine par I'execution (vers. 21 sv.). — L aire d'Areuna, ailleurs d' Oman, e'tait sur le mont Moria, oil Abraham avait re^u I'ordre d'immoler

LIBER SECUNDUS REGUM. Cap. XXIV, 12—25.

et sermo Domini factus est ad Gad prophetam et Videntem David, dicens : 1 2. Vade, et loquere ad David : Hasc dicit Dominus : Trium tibi datur optio, elige unum quod volueris ex his, ut faciam tibi.

13. Cumque venisset Gad ad David, nuntiavit ei, diceiis : Aut septem annis veniet tibi fames in terra tua : aut tribus mensibus fugies adversarios tuos, et illi te persequentur : aut certe tribus diebuserit pestilentia in terra tua. Nunc ergo delibera, et vide quem respondeam ei, qui me misit, sermonem. 14. Dixit autem David ad Gad : Coarctor nimis :

'sed melius est ut incidam in manus Domini (multas enim. misericordiae ejus sunt) quam in manus hominum.

15. Immisitque Dominus pestilentiam in Israel, de mane usque ad tempus constitutum, et mortui sunt ex populo a Dan usque ad Bersabee septuagintamilliavirorum. 16. Cumque extendisset manum suam Angelus Domini super Jerusalem ut disperderet earn, misertus est Dominus super afflictione, et ait Angelo percutienti populum : Sufficit : nunc contine manum tuam : erat autem Angelus Domini juxta aream Areuna Jebusasi. ly.Dixitque David ad Dominum cum vidisset Angelum caedentem populum : Ego sum qui peccavi, ego inique egi : isti qui oves

sunt, quid fecerunt.'' vertatur, obsecro, manus tua contra me, et contra domum patris mei.

18. Venit autem Gad ad David in die ilia, et dixit ei : Ascende, et constitue altare Domino in area Areuna Jebusasi. 19. Et ascendit David juxta sermonem Gad, quem praeceperat ei Dominus. 20, Conspiciensque Areuna, animadvertit regem et servos ejus transire ad se :

2 I . et egressus adoravit regem prono vultu in terram, et ait : Quid causes est ut veniat dominus meus rex ad servum suum.^ Cui David ait : Ut emam a te aream, et asdificem altare Domino, et cesset interfectio quas grassatur in populo. 22. Et ait Areuna ad David : Accipiat, et offerat dominus meus rex, sicut placet ei : habes boves in holocaustum, et plaustrum,et juga boumin usum lignorum. 2j. Omnia dedit Areuna rex regi : dixitque Areuna ad regem : Dominus Deus tuus suscipiat votum tuum, 24. Cui respondens rex, ait : Nequaquam ut vis, sed emam pretio a te, et non offeram Domino Deo meo holocausta gratuita. Emit ergo David aream, et boves, argenti siclis quinquaginta :

25. et asdificavit ibi David altare Domino, et obtulit holocausta et pacifica : et propitiatus est Dominus terras, et cohibita est plaga ab Israel.

son fils {Gen. xxii), au sommet du plateau, au N. de la cite de David. Areuna etait sans doute un descendant des Jebuseens, devenu membre du peuple de Dieu.

20. Ses setviteicrsj d'apres les Paralip., ses quatre fils. — Sortit de I'aire, qui etait peut-etre entouree d'une palissade.

21. Se retire, litt. soit arretee, retenue en arriere, cohibita, comme traduit la Vulg. vers. 25.

22. Les bceufs atteles au traineau qui passait et repassait sur les gerbes pour les battre, c.-a-d. pour en faire sortir le grain.

23. Te soit favorable, accueille favorablement tes sacrifices et tes prieres, comme I'explique la Vulgate.

24. jfe veitx facheter : si le sacrifice n'etait pas pris sur I'avoir de celui qui I'offre, il ne

serait plus le symbole de I'ofTrande de sa propre personne. — Cinquanie sides d^argeiit, environ 150 fr. Les Paralip. (I, xxi, 25) disent 600 sic/es ifor, plus de 20 mille fr. Quelques interpretes, partant de ce fait que le side d'or valait 12 fois plus que le side d'argent, proposent de lire ici 50 sides d'or (1704 fr.), et d'interpreter les Paralipomenes, David donna a Oman des sides d^ or de la valeur de 600 (sides d'argent, 1704 fr.) Comp. Gen. xxiii, 15.

25. Un autel : comp. I Par. xxi, 27; xxii, I. Ce morceau prepare le recit de la construcflion du temple qui eut lieu des les premieres annees du regne de Salomon.

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Intrabuctian.

LES deux livres des Rois continuent I'histoire des deux livres de Samuel. Le titre convient bien au sujet, car ils nous donnent la succession de tous les rois de Juda et d'Israel depuis la mort de David et Tavenement de Salomon jusqu'a la chute du dernier roi de Juda, c'est-adire jusqu'a la captivite.

Cet ecrit ne formait a I'origine qu'un seul livre, intitule dans les anciens manuscrits hebreux Melakini, les Rois, ou SepJier Melakim, le livre des Rois;ce sont les LXX,et,d'apres eux, I'auteur de I'ltalique et S. Jerome, qui I'ont arbitrairement scinde en deux parties et ont rattache ces parties par des numeros d'ordre aux deux livres precedents.'f Cet arrangement, grace a I'adoption de la Vulgate dans toute I'Eglise latine, devint d'un usage general. On est arrive ainsi a compter quatre livres des Rois, comme si le troisieme et le quatrieme ne formaient avec les deux premiers qu'un seul et meme ouvrage. Ils en sont neanmoins tout a fait distinfts, soit par le temps de leur composition, soit par leur mode de narration.

David avait eleve la nation israelite au plus haut degre de puissance et de prosperite. Sorti vidlorieux des difficultes et des dangers que lui avaient attires ses fautes, il semblait avoir assis son trone sur des fondements assez solides pour lui assurer, selon la promesse divine (II Sam. vii), une duree eternelle. Et cependant ce royaume, qui s'etendait des frontieres de I'Egypte jusqu'aux rives de I'Euphrate et I'emportait sur tous ses voisins en force et en richesses, nous

le verrons detruit environ quatre siecles apres ; Jerusalem avec son temple et ses palais magnifiques sera prise et ruinee, et la masse du peuple arrachee a ses antiques foyers pour etre transportee en Assyrie et en Chaldee. Par quel enchainement de faits et de causes s'opera cette etonnante revolution, c'est ce que raconte notre livre. Le recit commence a I'avenement de Salomon, dont il decrit la puissance et la splendeur, tout en laissant entrevoir le germe de la ruine future. Puis, apres avoir narre le schisme qui divisa Israel en deux royaumes, il conduit I'histoire de chacun d'eux jusqu'a leur chute respective, en en signalant toujours plus clairement les causes. A la fin, de peur que le lefteur ne s'imagine que les promesses faites au fils d'lsai' sont mises a neant, I'auteur fait briller a ses yeux comme un rayon d'esperance, lorsqu'il mentionne I'heureux changement survenu dans la condition miserable du dernier roi de la race de David.

L'ouvrage se divise naturellement en trois parties :

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