Maacha, fille de Thamar (II Sam
xiv, 17. Comp. II Sam. xviii, 18), et petitefiUe d^ Absalom. — Abia, ou, selon la plus ancienne forme de ce nom, Abiam.
22. Le premier rang, probablement au prejudice de Jehus, le premier-ne.
23.^-oboam agit avec habilete, 1° en dispersant ses autres fils dans les diverses provinces de son royaume, au lieu de les laisser vivre ensemble a Jerusalem, ou ils auraient pu s'unir, comme avaient fait Adonias et ses freres contre Salomon (I Rois, i, 5-10), et completer contre Abia ; 2° en leur donnant de hautes positions et un somptueux entretien, qui devaient les contenter et leur oter toute pensee de revoke.
La Vulg. traduit ainsi le vers. 23 : pnrce qu'il etait plus sage et plus puissant que ses freres dans tons les confitis de Juda et de Benjamin, et dans toutes les villes mure'es, et il leur donna, etc.
730 11"^ LIVRE DES PARALIPOMENES. Chap. XII, i— 16.
CHAP. XII. — Idolatrie de Roboam. Invasion de Sesac. Mort de Roboam.
Ch. XII.
lOrsque Roboam eut affermi son royaume et acquis de la force, il abandonna la loi de Jehovah, et tout Israel avec lui. 2 La cinquieme annee du regne de Roboam, Sesac, roi d'Egypte, monta contre Jerusalem, parce qu'ils avaient peche contre Jehovah. 3 II avait mille deux cents chars et soixante mille cavaliers, et Ton ne pouvait compter le peuple qui vint d'Egypte avec lui : Libyens, Sukkiens et Ethiopiens. '1I!
prit les villes fortes qui appartenaient a Juda, et arriva jusqu a Jerusalem.
sAlors Semeias le prophete se rendit aupres de Roboam et des chefs de Juda qui s'etaient retires dans Jerusalem a I'approche de Sesac, et il leur dit : " Ainsi parle Jehovah : Vous m'avez abandonne, et je vous abandonne aussi entre les mains de Sesac." ^Les chefs d'Israel et le roi s'humilierent et dirent: "Jehovah est juste! "70uand Jehovah vit qu'ils s'humiliaient, la parole de Jehovah fut ainsi adressee a Semeias : " lis se sont humilies, je ne les detruirai point, dans un peu de temps je leur donnerai la delivrance, et ma colere ne se repandra pas sur Jerusalem par la mainde Sesac. ^Mais ils lui seront assujettis, afin qu'ils sachent ce que c'est que me servir ou servir les royaumes des autres pays.
9 Sesac, roi d'Egypte, monta contre Jerusalem; il prit les tresors de la
maison de Jehovah et les tresors de la maison du roi, il prit tout. II prit les boucliers d'or que Salomon avait faits. 10 A leur place, le roi Roboam fit des boucliers d'airain, et il les confia aux chefs des coureurs, qui gardaient I'entree de la maison du roi. "Chaque fois que le roi allait a la maison de Jehovah, les coureurs venaient et les portaient, puis ils les rapportaient dans la* chambre des coureurs. ^^(i^omme Roboam s'etait humilie, la colere de Jehovah se de- , tourna de lui, de sorte qu'il ne fut pas j detruit entierement; et il y eut encore > des choses bonnes en Juda.
13 Le roi Roboam s'affermit dans Jerusalem et regna. II avait quarante et un ans lorsqu'il devint roi, et il regna dix-sept ans a Jerusalem, la ville que Jehovah avait choisie parmi toutes les tribus d'Israel pour y mettre son nom. Sa mere s'appelait Naama, r Ammonite. ^4 II fit le mal, parce qu'il n'appliqua pas son coeur a chercher Jehovah.
15 Les a6tions de Roboam, les premieres et les dernieres, sont ecrites dans le livre de Semeias le prophete et dans celui d'Addo le voyantconcernant les genealogies. II y eut toujours des guerres entre Roboam et Jeroboam. 16 Roboam se coucha avec ses peres, et il fut enterre dans la ville de David. Abia, son fils regna a sa place.
CHAP. XII
1 . // abando'nna la loi de Jehovah, il se livra il I'idolatrie : voy. I Rois, xiv, 22 sv.
2. Parce quails avaiejit peche, etc. : I'auteur se place au point de vue divin ; Sesac ne se proposait que d'agrandir ses etats et de venir en aide a Jeroboam. Comp. lerecit de I Rots, xiv, 25 sv.
.3. Le peuple, probablement les gens de pieds, composes en grande partie de Libyens {Dan. xi, 43), en egypt. Ribu ou Libu (voy. Gen. X, 13); — de Sukkiens, c.-a-d. habitants des huttes ou des tentes, peut-etre una tribu d'Arabes Scenites. Les LXX, suivis par la Vulg., traduisent, Troglodytes, regardant
sans doute ce peuple comme les habitants des cavernes qui vivaient sur la cote occidentale de la mer Rouge. — Etliiopiens ou Couschites. Comp. Nah. Ill, 9.
4. Les -c'illes fortes : on a pu dechififrer les noms de plusieurs dans la c^lebre inscription de Karnak : voy. la note de I Rois, xiv, 25.