LIVRE DE J0SU6. Chap. XIV, 12—15; XX, i
combattre, soit pour sortir et pour entrer. i^Donne-moi done cette montagne, dont Jehovah a parle en ce jour-la; tu I'as toi-meme entendu ce jour-la ; car la se trouvcnt des Enacim et des villes grandes et fortifiees ; peut-etre Jehovah sera-t-il avec moi, et reussirai-je a les chasser, selon la parole de Jehovah. "
isjosue benit Caleb, fils de Jepho-
ne, et il lui donna Hebron en heritage. i4C'est pourquoi Hebron appartient en heritage a Caleb, fils de Jephone, le Cenezeen, jusqu'a ce jour, parce qu'il avait entierement suivi Jehovah, le Dieu d' Israel, ^splebron s'appelait autrefois Cariath-Arbe; Arbe etait I'homme le plus grand parmi les Enacim.
Et Ic pays se reposa de la guerre.
CHAP. XV. — Territoire de Juda.
Ch. XV. w^mm A part echue par le sort a la tribu des enfants de Juda, ^ selon leurs families, s'etendait jusqu'a la frontiere d'Edom, au desert de Sin vers le midi, a I'extremite meridionale (^e Chanaan. ^Leur frontiere du midi partait de I'extremite de la mer Salee, de la partie de cette mer tournee vers le sud; selle se prolongeait au midi de la montee d'Akrabbim, passait a Sin et montait au midi de Cades-Barne ; de Id, elle passait a Esron, montait vers Addar et tournait a Carcaa; 4 elle passait ensuite a Asmon et continuait jusqu'au torrent d'Egypte, pour aboutir a la mer. " Ce sera votre frontiere au
midi. " — 5 La frontiere orientale fut la mer Salee jusqu'a I'embouchure du Jourdain.
La frontiere septentrionale partait de la partie de la mer Salee qui est a I'embouchure du Jourdain. ^Elle montait vers Beth-Agla, passait au nord de Beth-Araba, et s'elevait jusqu'a la pierre de Boen,fils de Ruben; 7 elle montait a Debera a partir de la vallee d'Achor, et tournait vers le nord du cote de Galgala, qui est visa-vis de la montee d'Adommim, au sud du torrent. Elle passait pres d'En- Semes et aboutissait a En-Rogel.
^De la, elle montait par la vallee de Ben-Ennom, jusqu'au versant meri-
12. Cette vioiitagne, tout le districfl montueux d'Hebron, ou les envoyes avaient vu les Enacim {Nombr. xiii, 22, 28); la villa forte de Dabir en faisait partie (xv, 15). — Car : d'autres traduisent, car t» as appris alorsqiiihy troiive des Enacim. Chasses pour un temps par Josue (xi, 22), les Enacim avaient reoccupe Hebron. Comp. xv, 14. — Peut-etre exprinie moins le doute que le desir et I'espoir.
13. Benit' Caleb, lui souhaita la benediction de Dieu pour I'execution de son dessein.
15. Comp. Gen. xxiii, 2. — CariatJi-Arbc, c.-a-d. ville cfArbe {Gen. xxiii, 2). — Vlwvinie : tel est le sens de Adam dans la Vulgate. Comp. xv, 13. — Se reposa de la gnerre n'exclut pas quelques combats partiels qui n'empecherent pas le partage du pays de s'accomplir. Comp. xi, 3.
CHAP. XV
Vers. I. L'auteur commence par donner les bornes du territoire de Juda (vers. 1-12); puis, pour etre complet a cet egard, il revient sur la portion prec^demment assignee a Caleb (13-19); enfin il enumere les
villes situees dans les differentes parties du territoire.
Selon leurs families : cette part, dont le sort avait assigne \?l place dans la partie sud de Chanaan, fut, pour IV/tv/rt^/^c, proportionne'e au nombre des families de la tribu, et repartie ensuite entre ces families. — Desert de Sin, oii etait Cades {Nombr. xiii, 22). — A Vcxlrcinitc sud de Chanaan, oil Caleb avait deja recu son heritage, en sorte qu'il ne fut pas separe de sa tribu.
2. La frontiere meridionale de Juda se confond avec celle meme de Chanaan : voy. Nombr. xxxiv, 3-5.
3 sv. Montee d^Akrabbim, ou des Scorpions (Vulg.), chaine de rochers blancs qui coupent I'Arabah k 3 ou 4 lieues au S. de la mer Salee (Morte). — Sin (Vulg. Sina), la large vallee qui separe le mont Azazimeh de la montagne de Juda, et oii coule I'ouadi Murrdh. — Au midi de Cades-Barne, k Ain Kades {Nombr. xiii, i). — Esroti... Asmon : incertains. — Ce sera, etc. : allusion a Nombr. xxxiv, 2 sv.
5. La fro7tticre septentrionale, tracee ici de I'E. a I'O., est decrite de nouveau xviii,
LIBER JOSUE. Cap. XIY, 12—15; XV, 1—8.
'Supra II,
'Num.
eo valebam tempore quando ad explorandum missus sum : '^illius in me temporis fortitude usque hodie perseverat, tarn ad bellandum quam ad gradiendum. 12. Da ergo mihi montem istum, quem pollicitus est Dominus, te quoque audiente, in quo Enacim sunt, et urbes magnae atque munitas : si forte sit Dominus mecum, et potuero delere eos : sicut promisit mihi.
13. Benedixitque ei Josue : et tradidit ei Hebron in possessionem.
14. '^ Atque ex eo fuit Hebron Caleb filio jephone Cenezaso usque in pr^sentem diem : quia secutus est Dominum Deum Israel. i5.Nomen Hebron ante vocabatur Cariath Arbe : Adam maximus ibi inter Enacim situs est : et terra cessavit a prasliis. '
:;: CAPUT XV. -^:;: Sors tribus Juda;, civitates et villa; earum; Othoniel accipit Axam filiam Caleb, eo quod obtinuerit Cariath Sepher, additurqiie ea terra irrigua.
GITUR sors filiorum Judas per cognationes suas ista fuit : "A termino Edom, desertum Sin contra meridiem, et usque ad extremam
partem australis plagas. 1. Initium ejus a summitate maris salsissimi, et a lingua ejus, quas respicit meridiem. 3. Egrediturquecontra Ascensum Scorpionis, et pcrtransit in Sina : ascenditque in Cadesbarne, et pervenit in Esron, ascendens ad Addar, et circuiens Carcaa, 4. atque inde pertransiens in Asemona, et perveniens ad torrentem i^gypti :
eruntque termini ejus mare magnum:
hie erit finis meridianas plagae. 5. Ab oriente vero erit initium, mare salsissimum usque ad extrema Jordanis : et ea quas respiciunt ad aquilonem a lingua maris usque ad eumdem Jordanis fluvium. 6. Ascenditque terminus in Beth Hagla, et transit ab aquilone in Beth Araba :
ascendens ad lapidem Boen filii Ruben. 7. Et tendens usque ad terminos Debera de Valle Achor, contra aquilonem respiciens Galgala, quas est ex adverso Ascensionis Adommim, ab australi parte torrentis : transitque aquas, quas vocantur Pons solis : et erunt exitus ejus ad Fontem Rogel. 8. Ascenditque per convallem filii Ennom, ex latere Jebusasi ad meridiem, hasc est Jerusalem : et inde se erigens ad verticem montis, qui est contra Geennom ad occidentem in summi-
15-19, mais dans le sens inverse, comme frontiere de Benjamin.
6. Bcth-Agla{c.-2L-6. maisonde laperdrix), auj. Ai'H Hadjla, a i lieue et demie au S. E. de Jericho. — Beth-Araba, dans le desert de Juda. — Pierre de Boen, dans la chaine de coUines qui s'etend de Kasr Hadjla au N. de la mer Morte, et que les Arabes appellent Katar ¥Jcy?).d\^]€, File de chaiiiemcx attaches les tins aux autres.
7. Vallce d'Aclior : voy. vii,24. — Debeia, mot que la Vulg. rend ordinairement par Dabir, pres de I'ouadi Daber, qui descend de Kasr Hadjla a la mer Morte, sur la route et a mi-chemin de Jerusalem a Jericho. — Galgala, appele xviii, 17, Ge'lilot/r {\\\\g. tumiilos), different du Galgala ou camperent les Israelites (iv, 19). — Montee a^ Adommim c.-a-d. des roiix ou des rouges), auj. Akabet er Riha (montee de Jericho). Pres de la sont I. les ruines d'un chateau fort, Kalaat ed-Dom (chateau du sang), qui, dit
S. Jdrome, logeait une garnison destinee a proteger les voyageurs centre les attacjues des brigands ; 2. le khan el Hatroiir, peutetre le stabuluin (hotellerie) de la parabole du bon samaritain {Luc, x, 30-34). — Du torrent ou de la vallee, probablement du torrent qui, dans son cours inferieur, prend le nom de ouadi Hagla et se jette dans le Jourdain. — Eii-Semcs c.-a-d. fo7itaifie du soleil (y\Ag.), auyAiH el liodli {ionta'me de I'ange), et nommee par les chrchens/outaiue des Apotres, au-dessous de Bethanie, sur la route de Jerusalem a Jericho. — En-Rogel, pres des murs de Jerusalem, soit la fontaine de Job ou de Nehemie, au S. E., soit la fontaine de la Vierge, qui alimente Fetang de Siloe.
8. Vallee de Ben-E7t)to!n (hebr. Hiiuioui), c.-a-d. du fils d'Ennotn (Vulg.), personnage inconnu d'ailleurs qui aura eu la quelque possession : au S. du mont Sion, celebre a I'epoque dAchaz par le culte qu'on y rendait