CHAPITRE IV
Complainte du hète touchant les jugemens de Feu sur des Juifs.
OMMENT l'or est-il de- 1 Aleph. C venu obsenr, et le fin or s'est-il changé? Comment les pierres du sanctuaire sont-elles semees aux coins de toutes les rues !
2 Beth. Comment les chers enfans de Sion, qui étaicnt estimés comme le meilleur or, sont-ils réputés comme des vases de terre, qui ne sont que l'ouvrage de la mein d'un potier!
3 Guimel. Il y a même des monstres marins qui présentent leura mamelles et qui allaitent leurs petits; mais la fille de
mon peuple a à faire à des gens cruels, |
comme les chats-huans qui sont au desert.
4 Daleth. La langue de celui qui tétait s'est attachée a son palais dans sa soif ; les petits enfans ont demandé du pain, et personne ne leur en a rompu.
5 Hé. Ceux qui mangeaicnt des viandes delicates sont demeures desolés dans les rues; et ceux qui étaient nourris sur l'écarlate ont embrassé l'ordure.
6 Vau. Et la peine de l'iniquité de la fille de mon peuple est plus grande, que la peine du péché de Sudome, qui a été renversée comme en un moment, et à laquelle les mains ne se sont point lassécs.
7 Zujin. Ses hommes honorables
étaient plus nets que la neige, plus blancs ;
que le lait; leur teint était plus vermeil
que les pierres précieuses, et ils étaient |
polis comme un saphir.
8 Heth. Leur visage est plus noir que
les ténèbres ; on ne les connaît point par |
les mes ; leur peau tient à leurs os; elle est devenue sèche comme du bois.
9 Terh. Ceux qui ont été mis à mort par l'épée, ont été plus heureux que ceux qui sont morts par la famine, à cause que ceux-ci se sont consumés peu à peu,