‹ La Sainte BibleChapitre 100 sur 275 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Complainte du hète touchant les jugemens de Feu sur des Juifs.

OMMENT l'or est-il de- 1 Aleph. C venu obsenr, et le fin or s'est-il changé? Comment les pierres du sanctuaire sont-elles semees aux coins de toutes les rues !

2 Beth. Comment les chers enfans de Sion, qui étaicnt estimés comme le meilleur or, sont-ils réputés comme des vases de terre, qui ne sont que l'ouvrage de la mein d'un potier!

3 Guimel. Il y a même des monstres marins qui présentent leura mamelles et qui allaitent leurs petits; mais la fille de

mon peuple a à faire à des gens cruels, |

comme les chats-huans qui sont au desert.

4 Daleth. La langue de celui qui tétait s'est attachée a son palais dans sa soif ; les petits enfans ont demandé du pain, et personne ne leur en a rompu.

5 Hé. Ceux qui mangeaicnt des viandes delicates sont demeures desolés dans les rues; et ceux qui étaient nourris sur l'écarlate ont embrassé l'ordure.

6 Vau. Et la peine de l'iniquité de la fille de mon peuple est plus grande, que la peine du péché de Sudome, qui a été renversée comme en un moment, et à laquelle les mains ne se sont point lassécs.

7 Zujin. Ses hommes honorables

étaient plus nets que la neige, plus blancs ;

que le lait; leur teint était plus vermeil

que les pierres précieuses, et ils étaient |

polis comme un saphir.

8 Heth. Leur visage est plus noir que

les ténèbres ; on ne les connaît point par |

les mes ; leur peau tient à leurs os; elle est devenue sèche comme du bois.

9 Terh. Ceux qui ont été mis à mort par l'épée, ont été plus heureux que ceux qui sont morts par la famine, à cause que ceux-ci se sont consumés peu à peu,

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