CHAPITRE IX
Complainte du prophète.
PEUT à Dieu que ma tête fit comme un réservoir d'eau, et que mes veux fussent une vive fontaine de larmes! et je pleurerais jour et nuit les blessés à mort de la fille de mon peuple.
2 Plüt à Dieu que j'eusse an désert une cabane de voyageurs! j'abandonnerais mon peuple, et je me retirerais avec eux; car ils sont tous des adultères et une troupe de perfides.
3 Ils ont tendu leur langue, qui leur a été comme leur arc pour décocher le mensonge, et ils se sont renforcés dans la terre contre la fidélité, parce qu'ils sont allés de malice en malice, et ne m'ont point reconnu, dit l'Eternel.
4 Gardez-vous chacun desonintime ami, et ne vous fiez à aucun frère; car tout frère foit métier de supplanter, et tout intime ami va médisant.
6 Et chacun se moque de son intime ami, ct on ne parle point en vérité ; ils ont instruit leur langue à dire le mensonge ; ils se tourmentent extrêmement pour inal faire.
6 Ta demeure est au milieu de la tromperie ; ils refusent à cause de la tromperie de me reconnaitre, dit l'Eternel.
7 C'est pourquoi ainsi a dit l'Eternel des armées : voici, je vais les fondre, et je les éprouverai; car comment en agirais-je autrement à l'égard do la fille do mon peuple !
8 Leur langue est un trait décoché, elle profère des fraudes ; chacun a la paix dans sa bouche avec son intime ami, mais dans son intérieur il lui dresse des embúches.
9 Ne punirais-je point en eux ces choses-la, dit l'Eternel ! Mon âme ne se vengerait-elle pas d'une nation qui est telle 1
10 J'élèverai ma voix avec et je prononcerai à heute voix una