‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 105 sur 832 · La parole du Seigneur me fut adressée en ces termes · texte numérisé non relu

La parole du Seigneur me fut adressée en ces termes

2. Fils de l'homme, il y a eu deux femmes, filles d'une même mère.^

3. Elles se sont prostituées en Egypte, elles se sont prostituées dans leur jeunesse; là leurs seins ont été pressés, et leurs mamelles virginales ont été touchées.

4. L'aînée s'appelait Oolla, et la plus jeune, sa sœur, Ooliba. Elles furent à moi, et elles enfantèrent des fils et des filles. Or voici leui-s noms : Oolla, c'est Samarie, et Ooliba, c'est Jérusalem.

5. Oolla me fut donc infidèle, et elle devint folle de ses amants, les Assyriens ses voisins,

tion : dans son sein 11 n'y a pas un seul Juste qui puisse, par son Intercession et ses m(^ritos, calmer la colère de Jchovah et arrêter le chAUnient. Hyperbole évidente, puisque Jérusalem possédait alors Jérénile, Baruch et d'antres Justes; /mais ce langiige ne montre que mieux l'étendue Ide la corruption. Cf. Ps. xiir; 1 -3 : Jer. v, 1, etc. ' — Sur l'expression Imagée interponeret sepem, voyez XIII, 5, et la note. — Et effudi... (vers. 31). Consé-quence nécessaire de toutes ces descriptions. Les prétérits sont prophétiques.

» X. — Oolla et Ooliba. XXIII, 1-49.

Cest encore le même thème qu'aux chap. xxi et XXII : les crimes et le châtiment de la nation théocratlque. Mais cette double pensée est présenté-c Ici Eous une forme allégorique, dont les détails sont d'une grande hardiesse et d'une vigueur extraordinaire. L'InQdélIté de Samarie et de Jérusalem envers leur Dieu, durant tout lo conrs de leur histoire, est figurée par l'Incondnltc de deux sœurs effrontées. Comp. le chap. xvi, avec lequel celui -cl a beaucoup d'analogie.

1» Préambule : les deux sœurs. XXIII, 1-4.

CUAi-. XXIII. — 1-4. Oolla et Ooliba, et les éeux Tilles dont elles sont l'emblème. — Dute

mulieres. Jérémie aussi, m, 7, représente les royaumes d'Israël et de Juda sous la figure de deux sœurs, dont la mère (matris unius) était la nation théocratiqne dans son unité d'avant le schisme. — Fomicatœ... in ^gyplo. Dès leur 8é)r>ur en Egypte , au temps de leur Jeunesse comme peuple (t« adolefcentia) , les Hébreux 8« livraient à l'Idolâtrie. Cf. xvi, 26, et xx, 8. — Oolla. Hébr. : '0/ioZaft, sa tente. — OoMba. Hébr.: 'Oholibah, ma tente (est) est elle. Noms symboliques ; en effet, Oolla, ou Samarie, avait un tabernacle, c.-â-d. un sanctuaire, qu'elle avait ellemême Institué, tandis que sa sœur Ooliba, ou Jérusalem , possédait le vrai temple de Jéhovah. Oolla est appelée major, parce que le royaume des dix tribus avait un territoire beaucoup plus considérable que le royaume de Juda. — Uabui eas: en qualité d'épouses. Cf. xvi, 8 et 20. ~ Pepererunt... Rapide multiplication du peuple hébreu soit en Egypte, soit en Palestine.

2» OoUa, ou le royaume de .Siimarle. XXIII, 6-10.

5-8. Intrigues d'Oolla avec les Assyriens. — Fornicata... super me. D'après l'hébreu : sous mol ; c-à-d., quoique Je fusse son époux. — Inêanivit in amatoru... Les tribus schlsmatlquet

Ez. XXIII, 6-12.

6. vestitos hyacinthe, principes et magistratus, javenes cupidinis, univer- 808 équités, ascensores equorum.

7. Et dédit fornicationes suas super eos electos , tilios Assyriorum universos ; et in omnibus in quos insanivit, in immunditiis eorum poUuta est.

8. lusuper et fornicationes suas, quas habuerat in JEgY[)to, non reliquit; nam et illi dormierunt cum ea in adolescentia ejus, et illi confiegerunt ubera pubertatis ejus, et effuderunt fornicationem suam super eani.

9. Propterea tradidi eam in manus amatorum suorura, in manus filiorura Assur, super quorum insanivit libidine.

10. Ipsi di«cooperuerunt ignorainiam ejus. filiosetfiliasejustulerunt, et ipsam occiderunt gladio ; et factœ sunt famosœ mulieres, et judicia perpetraverunt in ea.

11. Quod cum vidisset soror ejus Ooliba, plus quam ilia insanivit libidine; et fornicationem suam super fornicationem sororis suae

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