‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 233 sur 832 · Completis itaqne diebus, post qnos · texte numérisé non relu

Completis itaqne diebus, post qnos

attribuent une origine persane (melsar, prince du vin, maître d'hôtel). D'autres le rattachent à la racine hébraïque lâ?ar, qui équivaudrait à ndjar, veiller, surveiller ; 11 signiflerait donc : le surveillant. Peut-être est-ce simplement une corruption de l'assyrien mas?aru, chef. En tout cas, 11 s'agit d'un officier subordonné au chef des eunuques, et plus spécialement chargé par celuici du soin des jeunes Israélites : quem constltuerat... — Tenta vos... (vers. 12). Grande sagesse et discrétion de Banlel, qui propose lui-même une épreuve de quelques jours. Il comptait sur Dieu pour le résultat. — Diebus decem... Ce temps était très suffisant, car l'effet produit par une nourriture saine ou malsaine se remarque promptement sur la physionomie. — Legiimlna. Hébr.: Ce qu'on sème. C.-à-d., une alimentation végétale. Il résulte de x, 3, que Daniel, devenu vieux, suivait un régime plus réconfortant ; mais 11 jouissait alors pleinement de sa liberté, et pouvait choisir et faire préparer ses mets conformément & la loi mosaïque. Les deux traits s'harmonisent donc parfaitement. — Qui, andito... (vers. 141. Le melsar se laisse toucher par une requête présentée avec tant de délicatesse. — Apparuerunt auum... (vers. 15). Effet manifeste de la grâce divine, et récompense de la fol des jeunes gens. — Porro... tollebat... (vers. 16). Hébr. : Il était enlevant... Locution très expressive, pour marquer une chose coutumière. L'expérience ayant ■1 bien réussi, le préposé entra pleinement dans les Intentions de Daniel. — Singulière objection de quelques critiques contemporains, à propos de cet épisode : Daniel et ses amis qui refusaient les mets des Chaldéens, auraient dû, nous dit-on, refuseraossi de se laisser Instruire dans leurs sciences,

entachi^es de paganisme. Saint Jérô ne leur a répondu d'avance dans son commentaire sur ce passage : « Dlscunt, non ut sequantur, sed ut judicent atque convlncant; dlscunt ea mente doctrlnam Chaldseorum, qua et Moyses omnem saplentlam .ïlgyptiorum didicerat. » Leur foi était assez éclairée pour les mettre à l'abri de tout péril, et les connaissances qu'ils acquirent sur le domaine des sciences chaldécniies leur conférèrent une grande autorité à la cour (comp. le vers. 20). En outre, comment auraient-ils pu se faire dispenser de ce qui formait l'élément essentiel ds la formation des pages?

4» En échange de sa piété, Daniel reçoit du ciel le don d'une sagesse extraordinaire, et 11 est admis à la cour avec ses trois compagnons. I, 17-21.

17. La divine récompense. — Pueris... d6di1... Dieu bénit leurs Intelligences comme 11 avait béni leurs corps. — Scientiam et disciplinam. Hébr. connaissance et pénétration. — In omni libro et sapieutia. Formule qui représente la llttératir^

entière et toutes les sciences des Chaldéens .

Danieli autem... Il avait joué le rôle principal sous le rapport de la fidélité ; 11 est juste qu'i' soit privilégié sous celui de la récompense. — Visionem : les visions symboliques. Comp. les chap. vii-xn; Is. vr, 1; Jer. xxrv, 1; Ez. i-n, nn-xi; Am. vu, 1 et ss., etc. — Somniorum: les songes prophétiques. Comp. les chap. n et rv ; Gcn. XL, 5; xLi, 1 et ss. ; Num. xii, 8, etc. Ce don d'interprétation était extrêmement précieux à Babylone, comme nous le verrons bientôt.

18-21. L'examen et l'admission à la cour. — Completis... diebus. Hébr.: A la fin des jourii C.-à-d., après les trois années mentionnées ci-dessus

Dan. I, 19 — II, 1.

dixerat rex ut introducerentur, introduxit eos prœpositus eunuchorum in conspectu Nabuchodonosor.

19. Cumque eis locutus fuisset rex, non sunt inventi talcs de universis, ut Daniel, Ananias, Misael et Azarias; et eteterunt in conspectu legis.

20. Et omne verbum sapientiœ et intellectus, quod sciscitatus est ab eis rex, invenit in eis decupluin, super cunctos ariolos et magos qui erant in universo regno ejus.

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