‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 296 sur 832 · Les siens et tous ceux qui l'avaient connue pleuraient · texte numérisé non relu

Les siens et tous ceux qui l'avaient connue pleuraient

34. Alors les deux vieillards, se levant au milieu du peuple, mirent leurs mains sur sa tête.

35. Elle, en pleurs, leva les yeux au ciel , car son cœur avait confiance dans le Seigneur.

36. Et les vieillards dirent : Comme nous nous promenions seuls dans le jardin, cette femme est entrée avec deux servantes ; elle a fermé les portes du jardin et elle a renvoyé les jeunes filles.

37. Et un jeune homme, qui était caché, est veau et a péché avec elle.

38. Nous étions dans un coin du jardin, et, voyant cette iniquité, nous sommes accourus à eux, et nous les avons vus s'unir.

28-33. L'accusée devant ses Juges. — Diea erastiiia... Dans les contrées orientales, le Jugement a toujours suivi de très près l'acte d'accusation. — Oum... venisset... D'après le grec : Lorsque le peuple se fut rassemblé chez Joakim. Ce concours était occasionné par le Jugement qui allait être rendu, comme l'ajoute la traduction syriaque. — Pleni Inlqtia... Les deux accusateurs étalent disposés à tout faire iK)ur se venger du refus de Susanne, et aussi pour échapper aux Oonsé<iuence8 redoutables que leur calomnie aurait pu amener sur eux, si elle avait été reconnue comme telle. — Miltiu ad... (vers. 29). C.-ù-d.: Envoyez chercher, faites comparaître... — Filiam..., uxorem... Tous les titres de l'accusée •ont mentionnés, se on la coutume universelle •n pareU cas. — Cum lareniibui (vers. 30) : son père et sa mère. — FiliU. Tliéodotion : Ta véxva aùrrjÇ, ses enfanta. Les LXX : Ses quatre jeune» enfants (nacSc'a). — Unirertit cognniis- Sa famille entière Tou'ut lui donner cette m;iri|iie de sympathie. — Porro... delicata... (vers. 31). Détail rétrospectif (cf. ver*. S^>, qui a ici pour

but de préparer le trait suivant. — Iniqui... jusserunt ( vers. 32 ). Ils agissent tout à la fols comme juges et comme témoins. — Ut discooperirelur. C.-à-d., qu'on lui ôtdt son voile. Cet ordre était jusqu'à un certain point conforme aux prescriptions de la loi (cf. Num. v, 18); . mais les accusateurs éUontés avalent un motif Inavouable de le proférer : ut vel aie. . . — Flebant... sui (vers. 33). La scène était, en cSet, douloureusement pathétique, quelque opinion qu'on se fit de la vertu de Susanne.

34-40. L'acte d'accusation. — Conaurgenteê^ posuerunt... Acte symbolique très Imposant, que la loi mosaïque exigeait de ceux qui accusaient le prochain d'un crime grave : en imposant ainsi les mains sur l'accusé, les témoins « affirmaient sous serinent sa culpabilité, et se déchargeaient sur sa tétc de la peine de sa mort et de son sang ». — Quse flens suspexit... (vers. 35). Détail des plus touchants. Par ce geste muet, la pieuse et pure Jeune femme cherchait du secours dani l'unique direction où elle pouvait en espérer désormaU. (^mp. le vers. 9*, comme contraster

Dan. XIII, 39-47.

39. Lui, noTis n'avons pu le prendre, parce qu'il était plus fort que nous, et qu'ayant ouvert la porte, il s'est échappé.

40. Mais elle, après l'avoir prise, nous lui avons demandé quel était ce jeune homme, et elle n'a pas voulu nous le dire. C'est de quoi nous sommes témoins.

41. La multitude les crut, parce qu'ils étaient des anciens et des juges du peuple, et ils la condamnèrent à mort.

42. Alors Susanne poussa un grand cri et dit : Dieu éternel, qui pénétrez ce qui est caché , et qui connaissez toutes choses avant qu'elles arrivent,

43. vous savez qu'ils ont porté un faux témoignage contre moi ; et voici que je meurs, sans avoir rien fait de tout ce qu'ils ont inventé malicieusement contre moi.

Page 1