Et dixit : Dominus de Sion rngiet
Chap. I. — 1. Titre du livre. — Verba Amos, Comparez le début semblable de la prophétie de Jérémie, i, 1. Ces deux prophètes précisent aussitôt leur pensée, en disant que les paroles qu'ils présentent sous leur propre nom sont en réalité celles du Seigneur, de qui ils les teaaieiit par révélation. — Pastonbus. Le mot hébreu nôqed n'est employé qu'en cet endroit et IV Reg. m, 4. Dr, dans ce second passage, il est dit : « Mésa, roi de Moab, était un nôqed, et il payait au roi d'Israël un tribut de 100 000 agneaux gras et de 100 000 béliers ; » d'où l'on a parfois conclu que ce substantif ne convenait qu'aux pastctirs en grand , aux riches éleveurs. Conclusion exagérée ; car, plus loin, vn, 14, Amos dira clairement qu'il n'était qu'un berger ordinaire ibôqer ; à la lettre, un bouvier), et Ici même, la locution « parmi les noqdlm de Thécué » montre que sa condition était des plus humbles. — La petite ville de Thecue (hébr. ; Tqôa'), bâtie sur une hauteur, h environ deux heures au sud de Bethléem, e-t souvent mentionnée dans l'Ancien Testament. Cf. II Reg. xiv. 2: II Par. xi, 6, et XX, 20; Jer. VI, 1; I Mach. ix, 33. Elle était tout entourée de pâturages. « Le pays entier est maintenant abandonné, sauf par les Arabes, qui font paître Icui-s troupeaux sur les collines dénudées. » — Si'per Israël. Le royaume des dix tribus est, en effet, l'objectif principal du livre d'Amos. Voyez l'introd., p. 407-408. — In diebux... Époque à laquelle notre prophète exerça son ministère (voyez l'introd., p. 407 ). Quoique Amos s'occuiie surtout du royaume d'Israël, le roi de Juda est mentionné le premier (Ozise, régis... ), parce qu'il était seul le chef légitime de toute U contrée. — Ante duos annos... Date notte et
précise, mais qui ne nous apprend absolument rien, puisque nous ne savons pas en quelle année eut lieu ce tremblement de terre. Josèphe, Ant, IX, 10, 4, le rattache à l'usurpation des fonctions sacerdotales par Ozias (comp. saint Jérôme, h. l.); « mais, si l'on accepte cette tradition juive, on n'est pas plus avancé, car on ignore à quelle année précise il faut rapporter cet acte de la vie du roi de Juda » {Man. bibl., t. U, n. 1079). En tout cas, cette catastrophe dut avoir une gravité particulière, puisqu'on s'en souvenait encore après l'exil (cf. Zach. XIV, 5).