‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 391 sur 832 · Et respondebit : Finis est. Et di · texte numérisé non relu

Et respondebit : Finis est. Et di

eon InflflCTfté envers son Dieu était une noire Ingratitude. Son châtiment sera naturellement en proportion avec sa faute. — Separati... in diem... (vei-s. 3). D'après la Vnlgate • mis en réserve pour la vengeance divine. L'hébreu dit : Vous éloignez le Jour mauvais. Ce jour -là ne diffère pas du « dies Domlnl » mentionné plus haut (cf. V, 18, 20). Les grands d'Israël affectaient de le regarder comme lointain, ainsi que firent plus tard les contemporains d'Ézéchiel (cf. Ez. xn, 27). — Appropinquatis... Hébr. : Vous rapprochez le siège de la violence. « Ils faisaient un aimable accueil à la violence ; » manière figurée de dire qu'ils s'y livraient avec excès. La phrase de la Vulgate peut se ramener à peu près au même sens : elle représente l'Impiété assise sur son trône, et les méchants lui faisant la cour. — In lectis ebumeis (vers. 4). Le luxe des riches a déjà été décrit précédemment en termes analogues. Cf. m, 12, 15. — Lascivitis: dans la mollesse et la sensualité. — Âgnum de grege : les meilleurs animaux du troupeau, choisis entre tous. Au lieu de de medio armenti, l'hébreu a: du milieu de l'étable. — Qui canitis... (vers. 5). Si le verbe hébreu signifie, comme on le croit, « garrientes, Ineptientes, » il caractérise fort bien la nature de ces chants profanes. — Ad vocem...: en s'accoropagnant du nébel (Vulg., psalterii). Voyez v, 23, et la note. — Sicut David... Ironie très mordante, qui fait allusion au trait raconté II Par. xxrx, 25-27. Hébr. : Comme David, Us Inventent pour eux des Instruments de musique (.vasa cantici est un hébraïsme). « Ces nobles dégénérés ne perfectionnaient les instruments de musique qui existaient de leur temps que pour rehausser les délices de leurs somptueux tanquets. » — Bibentes... (vers. 6) : avec excès, car l'équivalent hébreu de phialis désigne non pas les coupes à boire, mais des cratères de grandes dimensions (.iltl. archéol., pi. xix, flg. 3;

pi. xxrv, fig. 2, 6, 7, 10, 13). — Optimo unguento. Autre coutume luxueuse de l'Orient. — Nihil patiebantur... A la lettre dans l'hébreu : Ils ne sont pas malades au sujet de la ruine de Joseph. Ces égoïstes, uniquement occupés de leurs plaisirs, ne songeaient guère à s'afiliger des malheurs pourtant si grands qui menaçaient leur patrie. Sur cet emploi du nom de Joseph, voyez la note de v, 6. — Quapropter... (vers. 7). La menace reparaît après cette nouvelle description des crimes d'Israël. — Migrabiint... Cf. v, 27. Il y a beaucoup d'Ironie dans le détail in caplte...: les chefs du peuple seront encore les premiers lorsque viendra le châtiment. — Au/eretur factio... Hébr. : Et sera enlevé le cri (de ]ole) des dissolus. L'exil mettra fin à leurs orgies.

8-12. Horreur qu'une telle conduite inspire à Jéhovah, et conséquences funestes qu'elle aura pour Israël. — Juravit... in anima... Langage très énergique. Le Seigneur jure par sa vie, par lui-même, qu'il n'éprouve que des sentiments d'aversion pour un peuple si coupable. — Superbiam Jacob: orgueil effréné, dont le prophète a cité plusieurs traits. Comp. le vers. 14. — Do- TTiQs ejus. Hébr. : ses palais. Les demeures des riches avaient pour fondement la violence et le vol , et elles étaient souillées par la débauche. Cf. ni, 10-11, etc. — Et tradam... cum habitatoribiis... Hébr. : Je fermerai (c. -à -d., je livrerai entièrement au pouvoir de l'ennemi) la ville avec sa plénitude (ses habitants et ses richesses). — Quod si reliqui... Le prophète dramatise admirablement cette pensée , en racontant brièvement (vers 9-11) une scène tragique, qui est censée se passer dans la capitale, assiégée par l'ennemi. Il suppose une maison, évidemment considérable, où dix hommes ont survécu aux horreurs du siège, et il annonce qu'eux aussi ils vont mourir : et ipsi... Puis tout à coup il nous montre la maison presque vide, car l'avant -dernier de ses

Am. VI. 12-15.

cet ci : Tat-e, et non ivcordc-riB nominis Domini.

12. Quia ecce Dominus niandabit, et percutiet domum majorera ruinis, et domiim rainorem scissionibus.

13. Numquid currere queunt in pétris ei]iii, aut arari potest in bubalis, quoniam couvertistis in amaritudineni judicium , et fructum j iisti tiae in absinthium ?

14. Qui laetamini in nihilo, qui dicitis : Numquid non in fortitudiue uostra as- Bumpsimus nobis coiuua?

15. Ecce enim Buscitabo super vos, domus Israël, dicit Dominus, Deus exerciluum, gentem, et conteret vos ab introitu Emath usque ad torrentem deserti.

fini. Et l'autre lui dira : Tais toi, el ne rappelle pas le nom du Seigneur.

12. Car voici, le Seigueur \a donner des ordres; il fera tomber en ruines la glande maison, et en débris la petite maison.

13. Les cnevaux peuvent -ils courir sur les rochei-s, ou peut -on y labourer avec des bœufs, pour que vous ayez changé le jugement eu amertun:e, et le fiuit de la justice en absinthe?

14. Vous mettez vcire joie dans le néant, et vous dites : K 'est -ce pas par notre jjropre force que nous avons acquis de la puissance?

15. Voici, .je vais susciter contre vous, maison d'Israël, dit le Seigneur, le Dieu des armées, une nation qui vous brisera, depuis l'entrée d'Emath jusqu'au torrent du désert.

liabitants vient d'cxiiirer, et le plus proclie parent du défunt (propinquiis...; hébr. : dôdô, son oncle) 86 présente pour lui rendre les derniers devoirs. Mais une eépulture ordinaire était impossible, tans doute parce que le cia;etière, situé en dehors de la ville, était alors inabordable ; on se disposait donc à emporter le cadavre ( ossa dans le sens large) pour le brûler (et eomburet...). Après avoir accompli ea triste tâche, l'oiicle rentre dans la maison mortuaire, et « tandis qu'il traverse les chambres vides, 11 trouve dans un de ses appartements les plus retirés iin penelralibus) un homme qui vit encore k. 11 lui demande s'il est eeul : Numquid adhuc...* L'homme répond: Fini8 est ; ou plus simplement, d'api ôs l'hébreu : Non. L'oncle reprend, en employant un raono- Bj-Uabe des plus expressifs : Hâs (Chut! Vulg., face ) ; et non recorderis... Ces mots supposent que l'unique survivant commençait à remercier Dieu de l'avoir sauvé. Ils expriment une pensée de profond désespoir : A quoi bim recourir au Seigneur, puisqu'il veut nous anéantir? — Quia ecce... (vers. 12). Conclusion de cette petite tragédie : tout est destiné à la niine, car telle est la volonté de Dieu. — Domum majorem... minorem. Non pas, comme on l'a parfois affirmé, le royaume d'Israël (la grande maison au llguré) et celui de Juda (la petite maison); mais les habitations des riches et celles des pauvres, l'eriionne n'échajipera.

6° Conclusion du discours. VI, 13-15.

13-15. Résumé des accusations et des menaces. — Humquid... Pour relever la folle morale d'Israfil, Ames la rapproche de deux actes tout à fait « absurdes et Inutiles i'. A moins d'avoir perdu le sens, on ne fait pas courir des chevaux parmi les rocherg («n pétrit), et on n'essaye pas

de labourer le roc avec des bœufs sauviiges ( bubalis) ; des bœufs ordinaires d'après l'hébreu. La conduite des Israélites est encore plus Insensée, puisqu' « ils ont violé les lois éternelles de Dieu, changé la loi et l'équité en moyens d'oppression et de violence, et qu'ils C5i>èrent cciicndant échapper à la suprême vengeance ». Sur la locution C07ivertistis in amaritudinem (hébr. : rô'S, poison), voyez v, 7, et la note. — In nihilo. C.-à-d., dans la prospérité momentanée, mais peu solide, du royaume. — Numquid non... Amos cite une des réflexions présomptueuses des Israélites. Ils s'imaginaient que leur puissance d'alors était leur œuvre pei-sonnelle, qu'Us n'avalent pas même eu besoin du secours de Dieu pour l'acquérir. — Cornua. Métaphore pour désigner la force. Cf. Deut. xxxiii, 17; Jer. xlvui, 25, etc. — Kcce enim... (vers. 16). Réponse du Seigneur à cette assertion blasphématoire. — Suseitabo super vos (plutôt : contre vous)... ge»tem: les Assyriens, comme le démontra la suite de l'histoire. Cf. IV, 3. — Ab introitu Ernath. La Bible nomme souvent ainsi la province de Cœlé-Syrle, qui servait de frontière septentrionale à la Terre sainte. Cf. Nuni. xiu, 22; Jos. xiii, 6; Jud. III, 3; I Par. xiii, 5, etc. iAtl.géogr., pi. v, vn). Comp. I, 5, et la note, — Ai torrenttm lUserti. Hébr. : Jusqu'au torrent de 1' 'Arâbah. On uo sait pas au Juste quel était ce torrent. Les opinions sont partagées entre l'ouadi el Arlch ou Rhlnocorure, l'ouadi Sussâf ou des Saules (cf. I», XV, 7, et le comtncntalre), et l'ouadi el Ahsy, qui bervait de limite à Moab et à Édom. Voyei VAtl. géogr., pi. v et vu. lin toute hypothèse, ce nom marque certainement la limite méridionale du territoire d'Israël, l.c |iays entier tombera donc, du nord au sud, au pouvoir de l'ennemi.

Am, VII, 1-5

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