Dieu vit leurs œuvres, il vit qu'ils
peuple, et qu'il monta de là Jusqu'au trôno. — Sacci.i. VêteiiàCnts grossiers qui, dès les temps les plus reculés, ont accompagné en Orient la pénitence et le deuil. Cf. Gen. xxxvn , 34 ; Esth. IV, 1, 3 ; Is. LViii, 6, etc. — A majore... ad minorem. Tous se couveriirent sans exception, dans tous les rangs de la Fociélé uinlvlte.
C-9. L'émotion du roi et son décret. — Pervenit verbum. D'après quelques interprètes : La parole de Jonas parvint jusqu'au roi. Mais c'est plutôt l'hébraïsme accoutumé, qui signifle : la choMï. — Ad regem Ninive. Il n'e.-t pas possible de dire avec certitude quel était alors le roi d'Assjrle. Quelques a^syri.'logues supposent que ".'était ce môme Ranimannlrar III, dont 11 a été question cl-dessue (note de i, 3). — Et surrexit... 11 donna, lui auss-i, toutes le* marques extérieures a'une pénitence sincère. Circonstanct »-ès frappante de la part d'un monarque supcrin ""t absolu. — Veslimentum suum. Hébr. : Son élément d'ai>parat. Les monuments assyriens nous montrent combien étalent riches et luxueux les vêtements royaux. Voyez V.itl.archioL, pi. lxxxi, fig. 7, S, 9; pi. Lxxxii, flg. 3, etf. — Sedit in einere. Antre usage très ancien en temps de deuil. Cf. Job, XVI, 16, etc. — Et clamavit. Hébr.: Il fit proclamer. « Ce qui avait été fait par l'action spontanée du peuple reçut la sanction finale du gouvernement. » — Ex ore. Hébr. : jiar le décret. Le substantif hébreu ta'am est souvent employé dans ce gens spécial. Ct Ksdr. rv, 8, 9 ; Dan. III, 10, 29; iv, C, etc. — liegis et jyrincipum ejut (hébr.: de ses giands). Les monarques orientaux s'entouraient de conseillers qui contresignaient leurs arrêts. Cf. Dan. vi, 7, 17. — Et fumenta, Hébr.: b'hémafi, les animaux domectiqurs en général; mais ce mot représente sans doute ici les chevaux et les mulets, p.ir opposition aux b(cufa (.boveê) et an petit bétail (pe-
cora). Cette associatiiin des animaux domestiques h la pénitence des Nlnivites n'a rien d'étonnant pour quiconque connaît les mœurs des Orientaux, Les Perses ne tondirent-ils pas leurs chevaux en tlguc de deuil, lorsque Maslstlos, leur I général, petit à la bataille de Platée? Voyez Hérodote, ix, 24 ; comp. Plutarque, Aristide, xiv, ct Virgile, Géorg.,v, 24-26. Les écrivains sacrés citent aussi des traits semblables. Cf. Is. xxx, 23-24; Rom. viii, 19-22. Et même dans notre Occident contempor.iin, aux funérailles des guerriers célèbres, on ne manque pas de conduire i la suite du convoi leur cheval de bataille, couvert d'une honsse noire. — Clament in /ortitudii e (vers. 8). Ce détail et le suivant ne se rapportent évidemment qu'aux hommes. — Convertatur vir... Hébraïsme : Que chacun revienne de sa voie mauvaise. Les Ninivites comprenaient qw'une pénitence purement extérieure aurait été Insufflsante pour obtenir lenr pardon ; c'est pourquoi ils veulent y ajouter le repentir du cœur et un complet changement de vie. — Et ah iniquitate. Hébr. : Et de la violence. Ce fut là le grand crime de Ninive; toute son histoire en fait fol. Cf. Nah. n, 11-12; m, 1. — Quie in manibus... Trait pittorcj^ue : les mains étaient souillées du sang injustement versé, et remplie» de gains iniques. Cf. Ps. vu, 4; Is. ux, 6, etc. — Quis scit... (vers. 9). Formule que nous avons trouvée identiquement dans Joël, ii, 14 (voyez la note). « Il y a quelque cho,«c de touchant dans cet appel Indirect, si simple, si humble, à la miséricorde divine. »
3« Le pardon. III, 10.