La date de toutes ces vliloni. — / " n
Zâch. I, 8.
moh, appelé sabath, la seconde année de Darius, la parole du Seigneur fut adressf^ au prophète Zacharie, fils de Barachie, fils d'Addo, en ces termes :
8. J'eus une vision pendant la nuit, et voici, il y avait un homme monté sur un cheval roux, et il se tenait parmi des myrtes plantés dans un lieu profond, et il y avait derrière lui des chevaux roux, marquetés et blancs.
mensis sabath, in anno secundo Darii, factum est verbum Domini ad Zachariam, tilium Barachiae, filii Addo, prophetam , dicens :
8. Vidi per noctem, et ecce vîr ascendens super equum rufum, et ipse stabat inter myrteta, quœ erant in profundo, et post eum equi rufi , varii , et albi.
gesima et quarta. Aggée avait aussi reçu , par deux fols, d'importantes révéhitions le vingtquatrième jour du mois (cf. Agg. ii, 1, 11, 19-20). Il est possible qu'il n'y ait pas là une simple coïncidence de hasard, mais que Dieu ait à dessein ctioisi ce jour pour ses communications aimables, parce que c'était celui où le peuple avait repris avec zèle les travaux, longtemps interrompus, de la reconstruction du temple. Cf. Agg. ii, 1. — Undeciml mensis. Le nom de ce mois est aussitôt indiqué -.sabath; d'après l'hébreu, S'bât. Il correspondait à la fin de février et an commencement de mars. —
gène en Palestine, où 11 forme de gracieux bosquets. Il est aussi mentionné par Isaïe, xli, 19 et un, 13 (AU. d'hist. nat., pi. xxix, flg. 5). — In profundo. Peut-être dans quelques petite vallée des environs de Jérusalem. — Equi. C'est-à-dire, comme 11 ressort des versets 10 et 11, des chevaux montés aussi par des cavaliers. Ceux-ci, qui étalent pareillement des esprits célestes, se tenaient respectueusement derrière l'ange mentionné en premier lieu {post eum), parce qu'il était leur chef. — Ruji... et albi. Il règne une assez grande incertitude au sujet du mot hébreu à't'uqqîtn, que saint Jérôme a tra-
OavaUerg asaj-rienK. (B»8-rellef fle ITlnlv*.)
Avvo secmiclo. Encore l'an 520, mais au deli de trois mois après la révélation précédente. C'omp. le vers. 1. — Les visions sont appelées verbum Domini par métonymie, car elles contenaient des symboles prophétiques. D'ailleurs ç la parole divine fut réellement unie à chacune d'elles, pour les interpréter. Cf. i, 14 et ss. ; il, 6 et 88., etc.
2» Première vision. I, 8-17.
8-13. Les cavaliers parmi les myrtes. — Vidi. Quoique ce fût alors la nuit (per noctem), le prophète était dans l'état de veille. Cf. iv, 1 et la note. Il ne vit donc pas les visions en songe, mais en extase. — Et ecce. Cette particule dénote le caractère soudain et Imprévu de l'apparition. Cf. vers. 18; n, 1; iv, 2, etc. — Vir ascendens super... Plutôt : un homme monté sur un cheval. C'était un ange revêtu de la forme humaine, d'après le vers. 11. — Ru/tim.C -h-d.., bai ou rouge brun. — Inter myrteta. Hébr. : Parmi les myrtes. Cet arbuste, au feuillage toujours vert et agréa Dlement parfumé, est Indl-
dult par varii. Il n'est employé qu'Ici et Is. xn, 8, où il désigne une espèce particulière de raisins. I^es exégètes contemiiorains lui fout tour à tour représenter toute une gamme de couleurs disparates; an contraire, les anciennes versions sont presque unanimes pour lui donner en cet endroit la signification de « tachetés », qui convient parfaitement. Les commentateurs ont souvent essayé d'attacher un sens symbolique à ces différentes couleurs des chevaux de la vision ; mais ils ne parviennent pas à s'entendre sur ce point. D'après les uns, le rouge représenterait la guerre et le sang versé; le blanc, la paix; la couleur intovmédlaire, une époque mélangée de guerre et de paix. Selon d'autres, qui supposent à tort qu'une quatrième couleur a été omise par la faute des copiste.", les quatre espèces de coursiers figureraient les quatre régions du globe, comme au cliap. vi, 2 et ss. D'autres, qui établissent un rapprochement entro cette vision et celle de Daniel (cf. Dan. ii et vii), supposent que les 'couleurs sont l'emblème des
Zach. I, 9-13.
9. El dixi : Quid sunt isti, domine mi? Et dixit ad me angélus, qui loquebatur in me : Ego ostendam tibi quid eint haec.
10. Et respondit vir qui stabat inter rayrteta, et di.xit : Isti sunt quos misit Dominus ut perambulent tenara.
11. Et respondernnt angelo Domiui, qui stabat inter myrteta, et dixerunt : Perarabulavimus terram, et ecce omnis (erra habitatur, et quiescit.
12. Et respondit angélus Domini, et dixit : Domine exercitimm, usquequo tu non misereberis Jeni::^alem, et urbium Juda, quibus iratus es? Iste jam septuagesimus annus est.
13. Et respondit Dominus angelo qui loquebatur in me verba boua, verba con- Bolatoria.
9. Et je dis : Qui sont ceux-ci, mon seigneur? Et l'ange qui parlait ea moi me dit : Je te montrerai ce que .sont ces choses.
10. Alors l'homme qui se tenait parmi les mjTtes prit la parole et dit : Ce sont ceux que le Seigneur a envoyés pour parcourir la tare
11. Et ils s'adressèrent à l'ange du Seigneur qui se tenait parmi les myrtes, et ils dirent : Nous avons parcouru la terre, et voici, toute la terre est habitée, et elle est en repos.
12. L'ange chi Seigneur prit la parole, et dit : Seigneur des armées, jusques à quand n'aurez -vous pas pitié de Jérusalem et des villes de Juda, contre lesquelles vous êtes irrité? Voici déjà la soixante-dixième année.
13. Alors le Seigneur répondit à l'ange qui parlait en moi de bonnes paroles, des paroles de consolation.
peuples auprès desquels les coursiers avalent été envoyés par le Seigneur: le rouge, disent-ils, Bymbollse les Chaldéens ; la couleur mêlée, l'empire médo-perse; leblanc, l'empire gréco-macédonien. Mais qui ne voit combien ces hypothèses sont arbitraires ? D'ailleurs, l'ange qui va Interpréter la vision à Zacharie passera ce détail sous silence, sans doute parce qu'il n'avait qu'une Importance secondaire. Il est donc très probable que les diverses couleurs des chevaux avaient simplement pour but de distinguer les groupes de cavaliers envoyés en des contiées différentes. — Et dixi (vers. 9). Le prophète, dont l'intérêt était vivemen", sure.xcité, demande des explications à un ange qui se trouvait alors auprès do lui, et qui ne devait plus le quitter jusqu'à la fin des visions. Cf. vers. 14, 19; ii, 3; iv, 1, 4, 6; v, 5; vi, 4, etc. l.a formule quiloqiœbar tur in me est une traduction littérale de l'hé. breu. Elle ne signifie pas simplement: (L'ange) qui me parlait ; ou : (L'ange) qui parlait avec moi. Elle suppose une communication très intime , faite au plus profond de l'âme de Zacharie. « L'ange lui révélait subjectivement ce que Jéhovah lui mettait objectivement sous les yeuxl » — i:go ostendam... Expression très exacte, car c'est au moyen d'un tableau se déroulant devant le prophète que celui -cl reçut d'abord une réponse ù sa demande. — Respondit vir f/Mf... Il prend la parole, en qualité de chef, pour faire connaître ù Zacharie le rôle de ses subordonnés Usti...). — Qiios... ni perambulent... Dieu les avait envoyée, pour ainsi dire, en reconnaissance et comme éclalrcurg, aQn qu'ils contemplassent ce qui se passait sur la terre entière (.terrant a Ici ce sens général). — Bespondei-unt avpflo... qui... (vers. 11). Cet ange ne parait, p.i.s différer du cavalier qui nous a été présente dès le début de la vision et au vers. 10«, puisqu'il est caractérlgé, lui aussi, par le trait qui stabat
inter... Néanmoins , à cause du titre d' « ange de Jéhovah » qui lui est donné en cet endroit, plusieurs Interprètes anciens et modernes l'ont regardé comme un personnage distinct. Ce qu'il y a de sûr, c'est qu'il occupait une place Importante dans la hiérarchie angélique. — Habitatur et quiescit, Hébraïsme, qui revient à dire : (La terre) est tranquille et dans une paix complète. C'était vrai : « au commencement du règne de Darius, pour la première fois depuis la chute de l'empire babylonien et la fln du règne de Cyrus, la terre (du moins dans la paitle formant le pourtour de la Palestine) était en pleine pals, fait assez rare dans l'antiquité, surtout dans ces pays de l'Orient. » Or, Aggée avait prédit naguère, comme devant précéder l'avènement du libérateur prorais aux Juifs, une grande crise, une sorte de branle-bas parmi les nations païennes (cf. Agg. II, 7 et 8S., 2.S); cette constatation faite par les émissalrea de Jthovah dénotait donc que l'heure de In délivrance n'avait pas encore sonné pour Israël. De là l'ardente i)rlôre que l'ange adresse aussitôt à Dieu en faveur de Jérusalem et des autres villes de Juda: Domine..., usquequo... (vers. 12). — Quibus iraiiia es. Leur triste état de ruine ne l'attestait que trop. — Jam septuageslmu^ ... On était alors en 620 (note du vers. 7), et 11 y avait seize ans que la captivité de Babylone (606-636), avait pris fln. Toutefois , l'ange ne dit pas que les soixantedix années viennent de s'achever immédiatement, mais seulement qu'elles sont tout à i.ilt écoulées ; plus il y avait de temps qu'elles étaient passées, plus r « usquequo » de la prière était éloquent. On peut dire aussi, quoique avec moins de vralî-emblance, que l'ange ne fait pas allusion & la durée de l'exil, mais à la destruction de Jérusalem par les ChaMéens, en 888; dans ce cas, Boixantc-dix serait un chiffre rond. — Respondit... angelo qui... (vers. 18). Le Seigneur ne
Zach. I, 14-18.
14. Et l'ange qui parlait eu moi me dit : Crie, et dis : Ainsi parle le Seigneur àes armées : Je ressens une grande Jalousie pour Jérusalem et pour Sion.
15. Et j'éprouve une grande colère contre les nations puissantes; car je n'étais qu'un peu irrité, mais elles ont contribué au mal.
16. C'est pourquoi ainsi parle le Seigneur : Je reviendrai à Jérusalem avec miséricorde; ma maison y sera bâtie, dit le Seigneur des armées, et le corieau sera étendu sur Jérusalem.
11. Crie encore, et dis : Ainsi parle le Seigneur des armées : Mes villes auront encore des biens en abondance; le Seigneur consolera encore Sion et choisira encore Jérusalem.
18. Je levai les yeux, et je regardai ; et voici , il y avait quatre cornes.
14. Et dixit ad me angélus, qui loquebatur in me : Clama, dicens : Hœc dicit Dominus exercituum : Zelatus sum Jérusalem et Sion zelo magno.
15. Et ira magna ego irascor super gentes opulentas, quia ego iratus sum parum, ipsi vero adjuverunt in malum.