Et regnavit Alexander annis duoaecim, et mortuus est
9. Et obtinuerunt pueri ejus regnum unusquisque in loco suo ; '
par la vigueur oaorale et la discipline. An début.
elle ne se composait que de 34 000 hommes, dont
4 600 cavaliers; à Arbelles, le vainqueur avait . à peine 50 000 soldats. Cf. Arrien, Exped. Alex,
m 12 - Exaltatum... est... Encore une phrase hébralqne. Cf. Deut. xvii, 20; Ez. xxvin, 2 17- Dan XI, 12. Dans le grec, ces mots forment la première moitié du verset, où lis sont bien mieux à leur place. Enorgueilli par ses succès merveillenx, Alexandre adopta le Inxe oriental, laissa répandre le bruit que Jupiter Ammon, le dieu célèbre de la Thèbes égyptienne, l'avait appelé son fils; 11 exigea qu'on lui rendit les honneurs divine et qu on le regardât comme le roi de toute
^T":,?- '^-'^r'''' ^'' «= ^"-1«°' i^. 8. etc. - Et obtinuit... (vers. 5). Ce passage est paral- ^le aux vers. 2-3. - Regiones gentium et... U après le grec : Les contrées, et les nations, et les principautés. Ce dernier mot représente sans doute les satrapies persanes. Quelques manuscrits ont la même leçon que la Vulgate. - Tyranncs : les gouverneurs, les rois des petits peuples etc. — Facti... in tributum. Hébraïsme. Cf. Jud I, 30, 33, 35, etc.
6-10. Mort d'Alexandre et partage de son empire. -- Decidit in lectuin. C.-à-d. qu'il tomba malade. Il fut saisi par une fièvre violente, qui 1 emporta en neuf jours, d'après Plutarquo {Vita Alex., .G). — Et eognovit quia... Il y a quelque chose de tragique et de pathétique dans cette iimple assertion, à la suite du glorieux tableau qui précède. - Et vocavit... (vers. 7). Voyant sa fln approcher, il pense à prendre ses dernières dispositions. - Pueros suo.i. C.-à-d., ses serviteurs de noble race, ses officiers. - Qui secum... «uînM.^Le système macédonien (d'éducation) Plaça t les Jeunes nobles presque sur un pied déganté avec l'héritier présomptif du trône. » i-arml les compagnons de sa jeunesse, Alexandre !fpwf /^" '°""''^'" ^'■°'« (Parménlon, Philotas et Ciiton); un quatrième (Héphestion) avait été enlevé par la fièvre. Parmi les principaux survivants étaient Antigone, Cassandre, Eumène i-ysirnaque, Ménandre, Perdlccas et Séleucus. nnT . f ""•■• '^'"'■*'- ^^°8 1-antiquité, quatre op nions différentes semblent s'être formées au «njet des dernières volontés d'Alexandre le Grand en ce qui concernait son vaste empire. D'après la première, très répandue dans l'ancien Orient
CoMMrcNT. — V^l.
(voyez d'Herbelot, Bibl. orient., p. 318) et consignée dans les livres des historiens arabes, arménlens et persans, il aurait laissé un testament écrit Quinte- Curce, x, 10, la mentionne comme adoptée par plusieurs écrivains de son tempsmais il la déclare . vàlne ». Suivant la seconde' qui est celle de notre auteur, il fit lui-même lè partage sur son lit de mort. D'après le troisième sentiment, comme les amis du roi mourant lui demandaient à qui 11 laissait son vaste empire 11 aurait répondu : Toi /.parfara., Au pins digne (ou : Au plus vaillant). Cf. Arrien, vu 26- Q.-Cnrce, x, 6. Enfin, selon d'autres (cf. Justin! XII. 5 ; Diod. de Sicile, xvm, 2), devenu incapable de parler, Alexandre se serait contenté de tendre son anneau à Perdlccas, chef de sa garde, montrant ainsi qu'il mi confiait la régence de l'em-" pire. D'après cela, <t il est Impossible aujourd'hui de taxer de fausseté le récit de l'historien sacré, et, même en se plaçant au point de vue purement profane, de quel droit peut -on (à la ma. nière des rationalistes) rejeter son témoignage lorsque rien n'est certain, puisqu'il est le plM ancien écrivain parvenu Jusqu'à nous qui noua fasse connaître les derniers moments d'Alexandre le Grand? Il écrivait plus d'un siècle avant notre ère, et Diodore de Sicile n'écrivait que sous le règne d'Auguste, Quinte -Curce sous Tibère et Arrien sons Trajan. » (P. Vigoureux, l. c, p 138 ) «Du reste, l'auteur sacré ne dltpoint qu'Alexandre partagea son empire entre ses généraux et les éleva à la dignité royale; il dit au contraire un peu plus. loin (vers. 9-10) qu'ils ne devinrent rois qu après sa mort. Le sens de sa phrase, c'est qu Alexandre mit à la tête de chaque province un de ses généraux pour la gouverner en son nom.» (J/an. Ubl., t. II, n. 566, L.) Voyez Justin, XV, 2, 13. — Regnavit... duodecim. De 336 à 323 avant J.-C. Douze ans et huit mois d'après Arrien, vn, 28; .ouze ans et sept mois selon Diodore de Sicile. - Mortuus est : à l'âge d'environ trente -trois ans. - Et obtinuerunt... Vers, 9-10, abrégé de l'histoire des « Dladochl » ou successeurs d'Alexandre, Jusqu'à l'avènement d Antlochus Epiphane. - Unusquisque in loco . D'après ce qni vient d'être dit, chacun dans la province qui lui avait été assignée par le conquérant — Imposuerunt... diademata. Le dia dème consistait en une bande d'étoffe bleue, ornée
I Mach. I, 10-12.
10. et imposuerunt omnes sibi diademata post mortem ejus, et filii corum post eos annis multis ; et multiplicata Bunt mala in terra.
11. Et exiit ex eis radix peccatnx, Antiochus illustris, filins Antiochi régis, qui fuerat Romœ obses, et regnavit in anno centesimo trigesimo septimo regni Graecorum.
12. In diebus illis exierunt ex Israël filii iniqui, et suaserunt multis, dicentes : Eamus,et disponamus testamentura cum gentibus quœ circa nos sunt, quia
10. ils prirent tous le diadème apr^^ sa mort, et leurs enfants après eux pendant de nombreuses années, et les maux se multipliaient sur la terre.
11. Et d'eux sortit une racine de péché, Antiochus l'illustre, fils du roi Antiochus, qui avait été otage à Rome ; et il régna la cent trente -septième année du règne des Grecs.
12. En ces jours-là il sortit d Israël des enfants d'iniquité, qui en séduisirent ])lusieurs, en disant : Allons et faisons alliance avec les nations qui nous envi-
de broderies blanches, dont les rois de Perse entouraient la partie Inférieure de leur tiare. Voyez Xénophon, Cyrop.,\aL, 3, 13. Il demeura comme un emblème de la dignité royale, même lorsque la tiare eut dispara. — Omnea ne désigne pas tous les officiers d'Alexandre (cf. vers. 7), mais seulement les quatre d'eutre eux qui finirent par fonder un royaume : Ptolémée en Égyi'te, Héleucus en Babylonie et en Syrie, Lysimaque en Thrace, Cassandrc en Grèce et en Macédoine. — Post morlem eju.>i: non pas Immédiatement, mais après environ vingt ans de luttes intestines. — Et filii eorum.- On admettait alors dans toutes ces contrées le principe de l'hérédité pour la succession au trône. — Annis multis : depuis la mort d'Alexandre Jusqu'à l'avènement d'Antiochus Épiphane (323-176). Voyez le verset 11. — ilumplicala... mala : par suite de la guerre que se firent presque sans intermption les rois rivaux, surtout ceux d'Egypte et de Syrie. Cf. Dan. XI, 6 et ss. La Palestine eut tout particulièrement à souffrir, parce que, convoitée par les rtolémées d'Egypte et les Séleucldes de Syrie, elle fut souvent traversée et ravagée par leurs troupes. Les premiers la possédèrent Jusqu'en 203, pendant cent années environ ; c'est Antiochus III le Grand qui la leur enleva.
2» Antiochus Épiphane sur le trône de Syrie, le parti helléniste en Judée, I, 11-16.
De ces temps lointains, le narrateur passe brusquement au sujet spécial de son récit, c'està-dire à la persécution infligée aux Juifs par Antiochus et aux événements qui en furent la conséquence.
11. L'avènement d' Antiochus. Ce fut là un fait d'une gravité extrême pour le peuple Juif ; aussi est-Il exposé avec une certaine eniiihasc.— ^xJit ex H» : des successeurs d'Alexandre, envisagés comme formant une seule et même race. Comp. les vers. 9-10. — liadix. Ici, un rejeton issu de la racine. Cf. Is. xi, 1 : Apoc. v, 6, et xxii, 16. L'épithète peccatrix caractérise fort bien au moral ce rejeton funeste. Comp. Dan. xi, 21, où le même Antiochus reçoit le titre detdespcctus ». — .Antiochus. Le quatrième de ce nom. Le snmom grec 'Ent?iavT|(;, Épiphane, qu'il prit d'après la mode de son temps, correspon'l exactement au latin illtulrU. On le trouve gravé sur •es monnaies. — Antiochi régie. Antiochus 111 W Grand, célèbre par «es luîtes contre 11 gypte
et contre Rome. Voyez Dan. xi, 10 et ss., et le commentaire. — Fuerat... obses. Contraste entre la haute dignité du persécuteur des Juifs et son humiliation dans le passé. Lorsque son père, battu à Magnésie de Thessalle par Scipion l'Af^iatlque (190 avant J.-C), fut obligé de conclure la paix avec les Romains, ceux-ci exigèrent qu'il leur remît vingt otages, entre autres un de ses propres fils. Cf. Tlte-Live, xliv, 19; Appien, Syriac.. 38 et 39. Antiochus Épiphane fut envoyé à Rome en cette qualité, et 11 y demema non seulement Jusqu'à la mort de son père, mais pendant les douze années du gouvernement de son frère aîné, SéleucusIVPhilopator.successeurd'AntlochusIII (187-175). Séleucus obtint des Romains la liberté pour Épiphane, en substituant à sa place Démétrius, son propre fils et son héritier présomptif. Mais au moment où Antiochus rentrait en Syrie, le roi mourait assassiné par Héliodore, qui s'empara momentanément de la couronne. Antiochus le renversa sans beaucoup de peine et monta luimôme sur le trône, au détriment de son neveu Démétrlus. Cf. Dan. xi,*21; Tite-Llve, xli, 20. — Anno... regnl... Sur l'èro des Grecs et des Séleucldes, voyez l'Introd., p. 636-037. L'année 137 de cette ère correspond aux douze mois qui s'écoulèrent du 1" octobre 176 au 1" octobre 175 avant J.-C.
12-16. Des Juifs impies profanent Jérusalem, en y lûtroduisant les coutumes païennes. — In (licbus uns. C.-à-d., vers l'époque d'Antiochut Épiphane, et même antérieurement, d'après ce qui a été exposé dans l'Introd., p. 628. — ixierunt ex Israël. Après avoir présenté à ses lecteurs le persécuteur de sa nation, l'écrivain sacré signale, au sein môme d'Israël, la présence d'hommes pervers, qui favorisèrent gnindoment la réussite des projets d'Antlochus, en prenant l'initiative de l'apostasie. - mu iniqui. Dans le grec : --loi irapivouoi, des flls (hébraïsme : des hommes) agissant contre la loi. Les LXX traduisent souvent, par ces mots la locution b'nè irii'al, flls de Béllal. hommes de rien. Les détails qui suivent nous montrent que ces Juifs étalent de vrais apostats, et qu'ils ne tendaient à rien moins qu'à la destruction morale du Judaïsme. - Suaserunt multis. Le succès fut considérable. Comp. II Mach. iv. 18 et ss. - Cuw grtitibus quse cirea... Cette locution désigne surtout les Qréco Syriei.a, «ans exclure le» autre»
I Mach. 1, 13-17.
ronnent ; car, depuis que nous nous sommes reLirés d'elles, beaucoup de maux nous ont aLteiuts.