‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 552 sur 832 · Et bonus visus est sermo in coulis eorum · texte numérisé non relu

Et bonus visus est sermo in coulis eorum

14. Et destinaverunt aliqui de populo, et abierunt ad regem ; et dédit illis potestatem ut facerent justitiam gentium.

15. Et œdificaverunt gymnasium it Jerosolymis secundum leges nationum •

16. etfecerunt sibi prœputia, et recesserunt a testa mento sancto, et juncti sunt nationibus, et venundati sunt ut facerent malum.

17. Et paratura est regnum in conspectu Antiochi, et cœpit regnare in terra ^gypti, ut regnaret super duo régna.

petits peuples païens qui entouraient la Judée. La loi recommandait expressément à Israël de se séparer des Gentils (cf. Es. xxiii, 32 ; xxxiv, 15, etc.) ; c'est au contraire une alliance intime avec eux (disponamus testamentum) que conseillent ces renégats. — Quia ex quo... C. -ù-d., depuis que nous vivons sous une constitution spéciale, qui met une barrière entre nous et les autres' nations. Ils essayent de motiver leur exhortation perfide en affirmant que, si des maux nombreux ont fondu sur le peuple juif (invenerunt nos; hébraïsme), c'est parce qu'il s'est mis en opposition avec les païens. Il y a, dans cette assertion effrontée, « un renversement complet de l'enseignement des prophètes, d'après lesquels, BU contraire, les calamités nationales étaient dues au manque de fidélité envers Jéhovah. i> — In omlis eorum (vers. 13) : aux yeux des î multl » qu'a mentionnés le verset précédent. — Et deslinaverunt aliqui... (vers. U). A la tête du mouvement était un frère du grand prêtre Onias III, Jason, homme aux sentiments égoïstes, ambitieux^ tout à fait antithéocratiques. Cf. II Mach. iv, 7 et ss.— Dédit illis potestatem... Épiphane fut évidemment heureux de voir, dans les rangs mêmes d'Israël, un parti considérable qui désirait s'associer aux Syriens d'une manière plus intime. Les novateurs impies avaient besoin de l'autorisation royale; car autrement, le parti orthodoxe, qui forn)ait la grande majorité, aurait pu étouffer sans peine ce mouvement d'apostasie, en lapidant les meneurs, comme le prescrivait la loi. Cf. Lev. XXIV, 15-16 ; Deut. xm. 6 et ss. — Facerent justitiam gentium. Hébraïsme : se conformer aux lois et aux coutumes des païens. — Et eedificaverunt... (vers. 15). Munis des pleins pouvoirs du monarque, les apostats passent aussitôt du projet à l'action. Les Grecs nommaient yjavâdiov le lieu destiné aux divers jeux athlétiques, qui leur étalent si chers. Cétalt habituellement un espace ouvert, entouré de murs, muni de portiques et d'un bel édifice où l'on trouvait des salles de bains, des vestiaires, etc.; des statues et des pein-

tures uinaient le tout. Voyez Guhl et Koner, la Vie antique : la Grèce, p. 145 et ss. de la traduction française, Paris, 1884. — Secundum leges... C- à -d., suivant les usages païens. Après l'idolâtrie proprement dite, c'étaient les gymnases qui pouvaient contribuer à séduire et à helléniser le plus promptement la jeunesse juive. Jason et ses partisans l'avaient bien compris; aussi leur plan était-., aussi habile que perfide. — Fecerunt... prœputia. Ce trait montre plus encore que le préccdO!;t jusqu'où alla l'apostasie. En effet, la circoncision était la marque distlnctlve de l'alliance que le Seigneur avait daigné contracter avec la race d'Abraham (cf. Gen. xvii, 10; Ex. XXIV, 3 et ss.) ; effacer ce signe sacré (ce qu'on faisait au moyen d'un* opération chirurgicale), c'était renoncer à l'alliance. De là cette réflexion du narrateur : recessei-unt a testamento. Les gymnastes quittaient leurs vêtements pour se livrer à leurs divers exercices (y^jAvia-cov dérive précisément de T-Jij.vb;, nu), et les Juifs hellénistes voulaient échapper aux railleries des païens en faisant disparaître les traces de la circoncision. — Juncti sunt... Le grec fait image : l^s-jyio-- ÔTiCrav, ils s'attelèrent au même joug que les Gentils. Cf. II Cor. vu, U. — renundati... ut... Locution hébraïque d'une grande force. Cf. Dan vir, 14.

S" Campagne d'Antlochus Épiphane contre l'Egypte; à son retour II pille le temple de Jérusalem. I, 17- •:<).

17-20. Ses vicroires en Egypte.— Para^wm est regnum... HébraTsme, qui signifie que l'autorité d'Antlochus IV s'affermit en Syrie; ce qui eut lieu surtout lorsque les Romains eurent consenti à le reconnaître comme roi de cette contrée, malgré les droits de son neveu Démétrius. Voyez les notes du vers. U. — Cœpit regnare... Plutôt, d'après le grec: Il se proposa (u-éÀaoïv) de régner en Egypte. Tel avait été constamment le désir des Séleucides, de même que les Ptolémées avaient toujours convoité d'unir la Syrie à leur domaine. Voyez dans Daniel, xi, 5 et ss., la prédio^

I Macb. 1

18. Et intravit in ^gyptum in multi- 1 tudine gravi, in curribus, et elephantis, I et equitibus , et copiosa navium raultitu-

dine ;

19. et constituit bellura ad versus 1 toleraœum, regem JEgyyti, et veritus est Ptolemaens a facie ejus; et fugit, et ceciderunt vulnerati multi.

20. Et comprehendit civitates munitas in terra ^gypti, et accepit spolia teiTse

^P.vpti- . ,

21. Et convertit Antiochus, postquam percussit iEgvptum in centesimo et quadragesimo tertio anno, et ascendit ad

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