Judas vit donc que l'attaque avait
Ilobraïsme. Judas et ses troupes, mettant à profit ces renseignements si précieux, changent de route et se dirigent an plus vite vers Bosor. —
B Mat romain portant une éclielle de «iège. (Bas -relief de la rolonne Trajane.)
Biir les mots viam in lUsertum , voyez la note du vers. Z**". — Dnsor. Les n)anuscr!tR grecs varient entre Bosor, Bonora et BosBora. Il doit flre question Ici de B<>sra (note du vers. 26, an mot € Barasa»'), pulsiiue, d'après le vers. 36,
Bosor ne tomba que plus tard au pouvoir dea Juifs. — Occidit omnem... C.-à-d., évidemment, tous ceux qui n'étalent pas Juifs. — Succendit... Il fallait ces terribles exemples pour mettre fin aux perpétuelles attaques des païens. — Surrexe- 1-unl... nocte (vers. 29) : en vu« do surprendre leurs adversaires. — Ad muniti"nem (dans le grec : tô oyypu>\ia., avec l'article). D'après le contexte, il doit être question oe la ville forte de Datbéman (cf. vers. S*), au secours de laquelle Judas s'avançait, lorsqu'il avait reçu des Nabathéeus les renseisnements qui lui avaient fait modlfler son plan et attaquer Bosor. Les deux places n'étaient donc pas très éloignées l'une de l'autre. — Et factum est... (vers. 30). Détails dramatiques. Il était temps d'arriver, car les ennemis des Juifs avalent déjà ouvert le siège de Datbéman. — Populiis muUns. (J'étalt l'ariuée de Timothée. Cf. vers. 1 !*■ et 34. — Scalas : des échelles destinées h escalader les murs. On les voit souvent représentées sur les monuments égyptiens et assyriens. Voyez VAtl. arch., pi. xc , flg. 4 ; pi. xcn.fig. 4, 5, 9. — ilachinas: des béliers, des batistes , des catapultes, engins de guerre qui étaient alors d'un fréquent usage (.AU. arch., pi. xcir,flg.3:pl.xcin,flg. 1).— Aulieudectexpuj/nircnt, le grec dit : Et ils les attaquaient. C.-&-d.(|ue les assaillante commençaient l'iittaque, ne soupçonnant pas l'approche de Judas. — Et vidii... (vers. 31). Cette vue Inspira au chef de l'armée Juive un nouveau courage ; sa décision fut prise sur-le-champ. — Et dixit... (vers. 82). Le temps pressait ; aussi n'adresse-t-ll à ses troupes qu'un mot rapide d'encouragement : Pugnate... pro fratrihua... — TrUfua ordinihtis (vers. 33). A l'exemple de Gédéon (cf. Jud. vu , 16), il divisa ses troupes en trois corps distincte. — Clamavenint in.„ Le cri de guerre des Juifs fut accompagné d'une fervente prière. — Cognorerunt.., et re/uget-unt (vers. 34). Ce trait montre à quel point le héros Juif était connu et redouté. — Machahfexis pM. C'est la première fols que ce surnom glorieux est cini)loyé seul. -- Déroni*; complète do l'armée de Timothée, dans les rangs
I Mach. V, 32-40.
commencé, et le cri de guerre montait jusqu'au ciel comme le son de la trompette, et un grand cri s'élevait de la ville.
32. Et il dit à son armée : Combattez aujourd'hui pour vos frères.
33. Et il marcha en trois corps derrière les ennemis ; et ils firent retentir les trompettes, et poussèrent des cris dans leur prière.
34. Le camp de Timothée reconnut que c'était ^lachabée, et ils s'enfuirent devant lui; les Juifs les frappèrent d'une grande plaie, et près de huit mille hommes d'entre eux tombèrent ce jour-là.
35. Judas alla ensuite à, Maspha; il l'attaqua et la prit ; il en tua tous les mâles, s'empara de ses dépouilles et la brûla.
36. De là il s'avança, et prit Casbon, Mageth, Bosor et les autres villes de Galaad.
37. Après cela, Timothée assembla une autre armée et campa en face de Raphou, au delà du torrent.
38. Juda envoya reconnaître cette armée, et on lui lit un rapport, en disant : Toutes les nations qui nous environnent se sont réunies auprès de lui, formant une armée tout à fait nombreuse ;
39. ils ont aussi fait venir les Arabes à leur secours, et ils sont campés au delà du torrent, prêts à venir t'attaquer. Judas marcha alors à leur rencontre.