‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 619 sur 832 · Et placuit sermo in conspectu eorum · texte numérisé non relu

Et placuit sermo in conspectu eorum

en réalité deux consuls; mais, comme chacun d'oux Rxerçait son autorité dans des sphères très différentes et que les Orientaux ne voyaient guère qu'un seul d'entre eux, cette inexactitude s'explique aisément. — Non est invidia. Plus d'une fois, cependant, des dissensions intestines avaient jeté le trouble dans Rome (longue lutte entre les plébéiens et les patriciens, rivalités entre tribuns et consuls , etc. ) ; mais le gouvernement intérieur n'en avait pas souffert dans son ensemble , et il est probable qu'on les avait Ignorées au loin. L'assertion de l'auteur inspiré demeure donc vraie au fond.

2° Judas envols deux délégués à Rome pour demander la conclusion d'un traité d'alliance. VIII, 17-21.

17-18. Les délégués et le but de l'ambassade. — Eupolemum. D'après II Mach. iv, 11, son père Jean avait bien mérité des Juifs , en leur obtenant des privilèges spéciaux de la part d'Anttochu8 le Grand. — Filll Jacob. Dans le gi-ec : ïils d'Akos ; nom qui correspond sans doute à l'hébreu Haqqos. Cf. I Par. xxiv, 10; Esdr. ii,61; Neh. m, 4, 21. — Jasonem. Per^onnage inconnu. Il est à remarquer que les deux ambassadeurs portaient des noms grecs, bien qu'ils .".ppartlns.-ent tons deux au parti orthodoxe. — Societatem. Dans le grec : (rjtxpia"/'^, association dans le combat; c.à-d. une alliance offensive et définsive. — El ut au/errent... (vers. 18). C'était là le n.otlf déferuiinant de l'alliance du côté des Juifs. — Grseromm. Les Gréco - Syriens.

19-21. Les Romains acceptent la demande des Juifs. — Viam muUa">... Rien do plus vi-ai, car les vaisseaux qui fanaient ce voyage longeaient alors presque constamment les côtes, et mettaient lugqu'à trois mois poor arriver. — Et intro-

ierunt... Cétalt la coutume à Rome J'intro'ljire devant le sénat les ambassadeurs étrangers, qui là rendaient compte de la mission dont ils étaient chargés. Voyez "Tite-Live, vii, 20; viu, 1,5; Polybe, XXXI, 6, etc. — Dixet-unt. A la lettre, dans le grec : Us répondirent. Hébraïsme : Ils prirent la parole. — Judas... et fratres .. (vers. 20). Les ambassadeurs, évidemment, prononcèrent tout un discours. L'écrivain sacré ne nous en donne que la substance. On est surpris, à première vue, de cette démarche de Judas Machabée, qui semble en désaccord avec les principes théocratiques. En effet, la loi mosaïque (cf. Ex. xxiu, 32, et XXXIV, 15; Deut. vu, 2) et les prophètes (cf. Is. XXX, 1-3 ; XXXIX, 4 et ss.) avaient interdit ou fortement blâmé les alliances de ce genre avec les nations païennes. Mais la conduite de Judas ce héros aussi rempU de prudence que de foi et de courage, s'explique par les circonstances i^articulières où il se trouvait. Ii se voyait dan« Vl.ruposslbilité de maintenir plus longtemps, l'indépendance religieuse de son peuple contre les oppresseurs syriens, sans la protection d'un aUiô tiDUt-pnissant. En outre, ne connaissant les Romains que par leurs beaux côtés, comme nous l'ont montré les vers. 1-16,11 ne se doutait guère de la manière dont ils empiétaient peu à peu sur les droits de leurs alliés, et de la perfidie avec laquelle ils profitaient des moindres occasions pour les priver de toute liberté. En fait, « cette démarche Inspirée par la prudence ne fat pas aussi avantageuse pour Juiias que son héroïque ounflance au Dieu d'Israël > ( Kaulen). Du moins elle fut inspirée par un ardent patriotisme. — Placuit seriiio... (vers. 21). Le sénat accepta la proposition. « La politique des Romains trouvait son compte k ce que les Juifs se sépa-

I Mach. VIII. 22-28.

22. Et hoc rescriptum est, quod re- Bcripserunt in tabulis œreis, et miserant in Jérusalem, ut esset apud eos ibi memoriale pacis et societatis :

23. Bene sit Romani'- et genti Judaeorum iû mari et in terra in aeternum, gladiusque et liostis procul sit ab eis !

24. Quod si institerit bellum Romanis prius, aut omnibus sociis eorum, in omni dominatione eorum,

25. auxilium feret gens Judaeorum, prout tempiis dictaverit, corde pleno;

26. et prseliantibus non dabunt neque subministrabunt triticum, arma, pecuniam, naves, sicut plaçait Romanis; et custodient mandata eorum, nihil ab eis accipientes.

27. Similiter autem et si genti Judaeornm prius accident bellum, adjuvabunt Romani ex animo, prout eis tempus perraiserit ;

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