et les Juifs ne fourniront aux
rassent de Bémétrina Soter. Ce prince r(;gnait dans la Syrie sans leur participation ; ils ne doutaient pas qu'ils ne dussent bientôt entrer en guerre avec lui. n était de lenr Intérêt do lui susciter des ennuis et de diminuer autant qu'ils le pouvaient sa puissance. La valeur de JuJas et le bruit de ses victoires ne pouvaient être inconnus à Eoine. » (Calniet, h. l.)
3» La formule du traité d'alliance. VIII , S2-32.
22. Introduction. — Eoc rescriptum est... Grec : Ceci est la copie de l'écriture. — Quod rescrlpserunt : en réponse à la demande proposée par les ambassadeurs Juifs. — In tabulis sereis. Joscphe raconte, Ant., xn, 10, 6, que la tablette originale en bronze, sur laquelle était gnvé le décret, demeura à Rome, au Capitole; c'était donc une simple copie, également en bronze, qui fut envoyée à Jérusalem. Les Romains avalent coutume de graver les traités sur des tablettes de ce genre. Cf. Polybe, m, 26, 1.
23-30. Le contenu du traité. Il était certainement en latin ; la traduction que nous en avons ici est donc de seconde main, l'auteur du livre ayant d'abord traduit le traité du latin en hébreu , puis le traducteur de ce même livre ayant ensuite traduit de l'hébreu en grec. — Beiu sit... ( vers. 23 ). Il commence par un souhait de prospérité & l'adresse des deux nations contractantes. — Quod si... C'est le premier article, vers. 24-26 : Ce à quoi les Juifs s'engagent au cas où l'on déclarcnilt la guerre aux Romains. — Au lieu de Romanis, le grec dit : à Rome; oc qui Bigiiine : Sur le territoire romain.— P^-iu»: yluB tôt que chei les Juifs. — Prout Innpus... (T«n. 86 >. Greo : Seloa que l'occaslnn 1» nres-
crira; c.-à-d., selon que le demanderont les circonstances. — Corde pleno : comme si les intérêts des Romains étaient les leurs. — PrscUantilma non... (vers. 26). Après s'être engagés à prêter main-forte aux Romains en cas de guerre pour ces derniers, les Juifs promettent de ne fournir aucune provision, aucune arme, aucun moyen d'attaque ou de défense aux ennemis de leurs alliés. Selon quelques Interprètes, c'est sur les Romains que retomberaient les mots non dabunt, 7iequc..., et la phrase signifierait que, le cas échéant, les Juifs devaient venir au secours de Rome avec des soldats armés, amenés et nourris aux frais de leur propre nation. Nous préférons le premier sentiment. — Sicut placuit... : conformément à l'obligation Imposée aux Juifs par les Romains dans ce traité même. — Custodient mandata... D'après le grec : Ils observeront ces observances (TaOra au Heu de eorum), Hcbraïsme. — Nihil... accipientes. C- à- d., fans dédommagement d'aucune sorte. On le volt , ce traité d'alliance Imposait aux Juifs des obligations strictes et onéreuses. Il va maintenant leur conférer de réels privilèges, quoique Inférieurs h ceux que s'étalent réservés les Romains. — Similiter autem. Second article du traité, vers. 27- 28 : Ce è quoi s'engagent les Romains on cas de guerre pour les Juifs. Répétition, presque dans les mêmes ternies, de ce qui i lent d'être dit dans les vers. 24-26, avec c«tte différence que les noms des deux peuples contractants sont intervertis.— Protit... permiserit. Le grec eniidole la même locution qu'au vers. 26 : Selon que l'occasion le leur prescrira. — Adptvantihuê (vers. 2S). D'après le contexte, les confi'il(^rOs de l'ennemi. — Sicut placuit Romanla. On s'attM-
I Mach. VIII, 29 — IX, 1.
troupes auxiliaires ni blé, ni armes, ni argent, ni vaisseaux, car c'est ainsi qu'il a plu aux Romains ; et ils observeront leurs ordres sincèrement.