‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 642 sur 832 · et je vous abandonne à partir · texte numérisé non relu

et je vous abandonne à partir

Balas, 11 prend la résolution de le surpasser, en accordant aux Jaifs des privilèges plus avantageux encore. — Contristatvs est... En eflet, c'était pour Déœétrius une question de vie ou de mort qui se traitait, et 11 fat désolé de voir que son rival, en se montrant plus généreux, avait mis les plus grandes chances de son côté. — Scribam... (vers. 24). Il se ravise, espérant qu'il était temps encore de réparer sa faute. Sa lettre est d'une importance particulière, car elle entre dans de nombreux détails et nous apprend quelles étalent les relations des Juifs avec les rois de Syrie en matière d'impôts. — Verba defrecatoria. Grec : Des paroles d'encouragement ; c.-à-d., des promesses qui exciteraient les Juifs à se déclarer pour lui. — Dignitates. Grec : (Des paroles) d'élévation; c-t-d. la promesse d'exalter et d'agrandir la nation entière.

25 - 46. Seconde lettre de Démétrius au peuple )ulf. — jBejc... genti... La lettre n'est pas adressée à Jnnathas personnellement, comme l'étaient les deux précédentes (cf. vers. 3 et 18), mais h tout le peuple. Bile ne fait pas mémo allusion au chef de la nation : Démétrius le savait engagé envers Alexandre et espérait peut-être séparer de lui ses administrés. — Quoniam... (vers. 26). Le roi, feignant d'Ignorer ses luttes antérleurcB avec les Juifs et leur résistance énergique h ses mesures Injustes, les félicite comme s'ils avalent fidèle ment gardé les engagements contractés quclqnpu années auparavant. Of. ix, 70 et ss. — El nunc... (vers. $7). Il les engage à tenir la même ligna

de conduite, et leur promet de les en récompenser. — Remittemus,.. praestationes... (vers. 28). Dans le grec : Nous vous accorderons des immunités. Elles vont être mentionnées dans les versets qui suivent. — Absolvo... (vers. 29). Le pronom vos représente les Juifs de Jérusalem et de la Judée; les mots omnes Judseos désignent ceux qui étaient répandus à travers les différente» provinces dépendant de la Syrie- — Trlbutit. C.-à-d, la cote personnelle. — Pretia salis. On volt que cet impôt est très ancien. C'est de la mer Morte que les habitants de la Judée tiraient leur sel, et les rois de Syrie prélevaient une taxe sur ce produit Important. — Et coronas... Autre Impôt qui pesait alors lourdement sur les sujets du royaume. Il portait chez les Grecs le nom de ;p(5po; crreqjavsrric (cf. Josèphe, ilnt., xii, 3, 3), et chez les Romains celui de « aurum coronv rium » (cf. CIcéron, Leg. agr., n, 22). Il provenait de la coutume qui s'était formée peu à peu d'envoyer aux rois une couronne d'or à l'occasion d'une victoire ou de quelque autre événement heureux, d'une pétition, etc. Pïls la coutume était passée en règle; seulement, au lieu d'offrir des couronnes proprement dites, on payait chaque année une somme fixe, à titre de redevance régulière. — Tertias seminis. Le tiers, non paa précisément de la semence, mais de la récolte (ffTiopâ). C'était là encore un Impôt très lourd. On ne l'acquittait pas en nature, mais en numéraire. — Dimidiam... fruftus... (vers. 30). Taxe de tout tempe imposée dans l'Orient biblique. —

I Mach. X, 31-35.

d'aujourd'hui et pour l'avenir la moitié des fruits des arbres, choses qui faisaient partie de mes droits, ne voulant ijIus qu'où les prélève sur le pays de Juda, ni sur les trois villes de la Samarie et de la Galilée qui lui ont été ajoutées, à partir d'aujourd'hui et dans totis les temps ;

31. je veux aussi que Jérusalem soit sainte et libre avec son territoire, et que les dîmes et les tributs lui appartiennent.

32. Je renonce aussi à la possession de la citadelle qui est à Jérusalem, et je la donne au grand prêtre, afin qu'il y établisse, pour la garder, les hommes qu'il aura choisis.

33. Et je laisse libres, sans rançon, tous ceux des Juifs qui ont été emmenés captifs du pays de Juda, dans tout mon royaume, et je les affranchis tous des tributs, même sur leurs. bestiaux.

34. Et que tous les jours solennels, les sabbats, les nouvelles lunes, les fêtes de prescription, leg trois jours avant une fête solennelle, et les trois jours après une fête solennelle, soient tous des jours d'immunité et de franchise pour tous les Juifs qui sont dans mon royaume ;

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