et nemo habebit potestatem agere
A tribiAS civitatïbus. . . Dans le grec : aTco xûv Tpiôiv vojjitôv, lies crois nomes ou districts. Voyez le vers. 38. Ils sout appelés en cet endroit « toparchies ». On ignore par suite de quelles cire instances ces nomes avaient été séparés de la Saïuarie et unis à la Judée. D'après quelques exégètes, les mots et Galilsea ne dépendraient pas du verbe additas sunt, mais de acclpiatur ; dans ce cas, la Galilée aurait joui aussi des privilèges en question. — Jérusalem... (vers. SU. Le roi accorde des faveurs particulières à la capitale juive : pour elle, aucune sorte d'imposition à payer au gouvernement syrien : sit... libéra. — Sancta : consacrée tout entière au Dieu des Juifs. — Decimie et tributa... Désormais aucune redevance ne serait prélevée sur les dîmes et les impôts sacrée. — Remitto etiatn... (vers. 32). Outre les immuuiLés fiscales que viennent de mentionner les vers. 29-31, Démétrius offrait aux Juifs plusieurs autres faveurs, qui étaient pour eux d'un grand prix. — Il leur rendait la citadelle du mont Sion (potestatem arcis...), qui avait été pour eux une source de perpétuels ennuis. Cf. i, 35-39; IV, 41 ; vi, 18, etc. C'est directement au grand prêtre, le chef ordinaire du peuple, qu'il en faisait don ; mais il parle comme s'il ignorait que c'était Jonatbas qui exerçait maintenant cette fonction. — Et omnem... (vers. 33). Il accordait la liberté à tous les Juifs qui avaient été faits prisonniers dans les guerres précédentes,
sans qu'on eût à payer pour eux la moindi-e rançon {gratis). — Vt omnes... Cette proposition peut recevoir deux sens distincts, selon qu'on applique le mot œ omnes » seulement aux captifs ou à toute la nation. — Etiam pccoriim. . . Les troupeaux étalent fortement Imposés. D'après Josèphe, il s'agirait ici de l'exemption de toute corvée publique pour les bêtes de somme des Juifs. — Et omms dies... (vers. 34). Dans tout le royaume, aux jours de leurs solennités, les membres du peuple théocratique devaient être dispensés soit des taxes (immunitatis), soit des travaux imposés par l'administration (remissionis). Les dies deereli diffèrent des dies solemnes et des autres jours de fêtes religieuses (sabbata et neomeniœ), en ce sens que ceux-ci, déterminés par la loi ou par la coutume, revenaient régrulièrement, tandis que les premiers étaient institués !\ l'occasion d'événements extraordinaires. — Très dies ante..., et... post... : de manière à permettre à tous les Juifs domiciliés en Palestine d'aller en pèlerinage à Jénisalem aux fêtes de Pâque, de la Pentecôte et des Tabernacles, et d'en revenir. — El nemo... (vers. 35). Cette réflexion s'applique encore aux fête.-, durant lesquelles Démétrius Interdisait ù qui que ce fût de prendre des mesures légales contre un Juif (agere aliquid; à la lettre dans le grec : travailler quelqu'un, c.-à-d., l'ennuyer); par exempla lui déclarer un procès, le faire emprisonner, etc.
I Mach. X, 36-40.
aliquid , et movere uegotia adversus aliquem illorum, in ooini causa.
36. Et ascribautur ex Judaeis in exercitu régis ad triginta millia vironim, et dabuntur illis copiae ut oportet omnibus exercitibus régis , et ex eis ordinabuntur qui umt in munitionibuB régis magni;
37. et ex his constituentur super negotia regni quse aguntur ex fide, et principes sint ex eis, et ambulent in legibus suis, sicut praicepit rex in terra Juda.
38. Et très civitates quœ additœ Bunt Judaeœ ex regione Saraariœ , cum Judaea reputentur, ut sint sub uno, et non obediant alii potestati nisi Bummi sacerdotis.
39. Ptolemaida et confines ejus quas dedi donum sanctis qui sunt in Jérusalem, ad necessarios sumptus sanctorum.
40. Et ego do singulis annis quindecim millia siclorum argenti de rationibus régis, quae me contingunt;
de rien faire et de susciier des affaires contre quelqu'un d'entre eux, en ijuelque cause que ce soit.
36. De plus on enrôlera des Juifs daup l'armée du roi, jusqu'au nombre de trente mille hommes, et ils seront entretenus comme doivent l'être toutes les armées du roi, et on en choisira d'entre eux qui seront dans les forteresses du grand roi :
37. et on en établii-a quelques-uns su*> les affaires du royaume qui sont traitées en confiance, et des chefs seront pris parmi eux, et ils vivront selon leurs lois, comme le roi l'a ordonné pour le pays de Juda.
38. Et les trois vities de la province de Samarie, qui ont été annexées à la Judée, seront assimilées à la Judée, aiin qu'elles ne dépendent que d'un seul, et qu'elles n'obéissent pas à une autre puissance que celle du grand prêtre.
39. Je donne aussi Ptolémaïde et son territoire en don au sanctuaire de Jérusalem, pour les dépenses nécessaires au sanctuaire.
40. Et je donne chaque année quinze mille sicles d'argent, sur les revenus du roi, qui m'appartiennent;
— Asartbantur... {vers. 36). Le roi passe ù des privilèges d'un autre genre. En permetunt d'enrôler les Juifs dans ses armées, il montrait qu'il leur reconnaissait les mêmes droits qu'à ses autres sujet». Le chiflre de trente mille ne paraît nullement exagéré, si l'on réfléchit au grand nombre d'Israélites qui vivaient non seulement en Judée, mais dans toute la Syrie. — Dabuntur illls... C'est donc l'État qui devait se charger entièrement de l'entretien des soldats juifs. — Ex eis... in mxinitionihus... Grande marque de confiance.
— Régis magni. Sur ce titre, que les rois de Syrie portaient à la suite de ceux de Niuive, de Babylone et de Perse, voyez IV E.eg. xvin, 28 ; Is. xxxvi, 4, 8, 13, etc. — Ex his... super negotia... (vers. 37). Démétrlus promet de nommer quelques-uns de ces soldats aux dignités et aux fonctions principales du royaume. — Quse... ex fide. C.-ù-d., des postes de confiance, exigeant une fidélité spéciale de la part de jccux qui les occupaient. — Principe»^ ex eis. De la sorte, ils échapperaient au grave Inconvénient d'avoir des chefs païens. — In legibus suis. Ces mots garantissaient aux Israélites qui serviraient dans les armées syriennes la pins entière liberté de conscience. En les écrivant, Démétrlus révoquait tout ù faitl'édit d'Antlochus Kiilphane, qui avait onlnimé aux Juifs d'abandonner leur propre loi pour cuivre celle des l.aTens. Cf. i, 43-46. — El très elvitales (vers. 38). Dans le grec : les trois nomes. Voyez le vert, SO"» et la note. Au lieu d'avoir un ou plusieurs gouverneurs particuliers, C08 dlistrlcts étalent placés soM la jurldliilon immédiate du grand prêtre.
— Oum Judma repiUentur. C-k-d., lui soient
incorporés, soient regardés comme ne formant qu'une même province avec elle. — Ptolemaida et... (vers. 39). Traduisez : Qnant à Ptolémaïs et à son territoire, je (les) donne». Le pronom quse manque dans le grec. Cette donation était très précieuse, ù cause de la richesse de Ptolémats. Il est vrai que cette ville était alors au pouvoir d'Alexandre' Balas (cf. vers. 1) ; mais, en l'offrant aux Juifs, DémétriuB les excitait par là même à s'en emparer, ce qui n'était pas moins dans son Intérêt que dans le leur. — Donum... C'est dlrectcmout au temple (.sanctis) que le roi donnait Ptolémaïs, dont les revenus devaient subvenir aux frais du culte. — Et ego do... Autres dons faits an sanctuaire par Démétrlus (vers. 40-44),
Slcle juif, atlribaé à répoque lio» MacUabée».
àrin)ltatlon de son père Séleuons IV^cf. II Mach. ni, 3) et de plusieurs anciens rola de Perse (cf. Esdr. VI, 3, 7; viii. 25). — Quindedm mlfHa- 4 '276 000 fr., puisque le slcle valait 2 fr. 85. — De rationihus régis : de la cassette royale. De même -Auven. H^. — Quse me ecnititigunt. D'apr s le grec : (A tirer) de lieux convenables; o.-à- '.,
I Mach. X, 41-48.
41. tout ce qui reste et que n'ont pas payé ceux qui étaient préposés aux affaires pendant les années précédentes, ils le donneront pour les travaux du temple.
42. Et en outre, les cinq mille sicles d'argent qui se prenaient chaque année Bur les revenus du sanctuaire, appartiendront aussi aux prêtres qui font les fonctions du ministère.
43. Et tous ceux qui, étant redevables au roi en quelque affaire que ce soit, se réfugieront dans le temple de Jérusalem et dans tout son temtoire, seront exonérés, et ils auront la libre jouissance de tout ce qu'ils ont dans mon royaume.
44. Les dépenses pour bâtir et restaurer les bâtiments du sanctuaire seront prélevées sur les revenus du roi ;
45. pour construire les murs de Jéruealem et les fortifier tout autour, on prendra aussi sur les revenus du roi ; de même pour élever des murailles en Judée.
46. Lorsque Jonathas et le peuple entendirent ces paroles, ils ne les crurent pas et ne les reçurent pas, car ils se souvinrent des grands maux qu'il avait faits en Israël, et de quelle manière il les avait accablés.
47. Mais ils se complurent dans Alexandre, parce qu'il leur avait tenu le premier des paroles de paix ; et ils lui portèrent secours tous les jours.
48. Le roi Alexandre rassembla une grande armée, et marclia contre Démétrius.
41. et omne quod reliquum fuerit, quod non reddiderant qui super negolia erant anuis prioribus, ex hoc dabunt in opéra domus.
42. Et super haec quinque millia siclorum argenti, quae accipiebant de sanctorum ratione per singulos annos, et haec ad sacerdotes pertineant qui minisieiio funguntur.
43. Et quicumque confugerint in templum quod est Jerosolymis et in omnibus finibus ejus, obnoxii régi in omni negotio dimittantur, et universa quae sunt eis in regno meo libéra habeaat.
44. Et ad aedificanda vel restauranda opéra sanctorum, sumptus dabuntur de ratione régis;
45. et ad exstruendos muros Jérusalem, et comrauniendos in circuitu, sumjitus dabuntur de ratione régis, et ad construendos muros in Jud?ea.
46. Ut audivit autem Jonathas et populus serraones istos, non crediderunt eis, nec receperunt eos, quia recordati sunt malitise magnse quam fecerat in Israël, et tribulaverat eos valde.
47. Et complacuit eis in Alexandrum, quia ipse fuerat eis princeps sermonum pacis ; et ipsi auxilium ferebant omnibus diebus.
48. Et congregavit rex Alexander exercitum magnum, et admovit castra contra Demetrium.
de lieux dans lesquels la somme en question pouvait être le plus commodément puisée. — Quod reliquum... (vers. 41). Les arriérés dus au trésor royal ; ou mieux peut - être, scion quelques interprètes, les sommes promises au temple par les rois précédents et non acquittées depuis Antiochus Éplphane. — Qui super negotia : les employés du fisc. — Comme en beaucoup d'autres endroits, le mot domus représente le temple. — Et super hœc... (vers. 42). Démétrlus remet encore aux Juifs la redevance annuelle de 6 000 sicles (1425 000 fr.), prélevée par les rois syriens sur les revenus du sanctuaire (.de sanctorum rati07ie). — Et quicumque... (vers. 43). Le droit d'asile est accordé au temple de Jérusalem. — In... finibus ejus : dans tout l'espace clos par 868 murs extérieurs. — Obnoxii régi... Ce droit concernait donc même les débiteurs insolvables de l'État et leurs biens de tout genre {et universa...), que personne ne pourrait saisir ou confisquer tant que les propriétaires demeureraient danj le temple. — Et ad sedifieanda... (vers. 4 0. Le roi se chargeait ainsi de toutes les réparations k faire aux édifices sacrée. Voyez les vers. Comment. — \l.
10-11. — Il offrait également de réparer les murs de Jérusalem (et... muros..., vers. 45), et de construire des forts dans la Judée. — Et commuviendos. Dans le grec: Et pour (les) fortifier tout autour.
46-47. Pleins de défiance à l'égard de Démétrlus, Jonathas et le peuple juif refusent d'accepter ses offres et se rangent du côté d'Alexandre. — Non q-edidei-unt... Ils comprirent que ces belles promesses lui étaient arrachées par les circonstances, et qu'il n'en tiendrait vraisemblablement aucun compte s'il était victorieux. Tout son passé parlait contre lui (quia recordati...) ; il l'avait lui-même senti. Cf. vers. 5. — Princeps sermonum...( vers. 47). Alexandre avait été le premier à leur offrir sérieusement la paix. Les propositions de Démétrius, quoique venues avant celles de son rival, ne remplissaient pas cette condition. — Ipsi auxilium... Ils devinrent ses fidèles alliés tant qu'il régna (oinnib/'S diebus).
i' Combat décisif entre les deux princes. X, 48 - 50.
48-50. Défaite et mort de Démétrlus.— Congregavit rex... C'est alors que les rois de Fer-
I Mach. X, 49-56.
49. Et con.miserunt prœlium duo reges, et fugit exercitus De me tri i ; et insecutus est eum Alesander, et incubuit super eos.
50. Et invaluit praelium nimis, donec occidit soi ; et cecidit Demetrius ia die
nia.
51. Et inisit Alexanderad Ptolemaeum, regem xEgypd, legatos secundum hsec verba, diceiis :
Ô2. (juoniara legressus sum in regnum meum , et sedi in sede patrum meorura , et obtinui principatum, et contrivi Deraetrium, et possedi regionem nostram,
53. et commisi pugnam cum eo, et contritus est ip.se et castra ejus a nobis, et sedimus in sede regni ejus;
64. et nunc statuamus ad invicem amicitiam ; et da noihi filiam tiiam uxorem, et ego ero gêner tu us, et dabo tibi dona, et ipsi, digna te.
55. Et respondit rex Ptoleraaeus, dicens : Félix dies in qua reversus es ad terram patrum tuorum, et sedisii in sede regni eorum !
56. Et nunc faciam tibi quod ecripsisti; sed occurre mihi Ptolemaidam,
49. Les deux rois engagèrent le combat, et l'armée de Démétrius s'enfuit; Alexandre le poursuivit, et fondit sur eux.
50. Et le combat fut très rude, jns qu'à ce que le soleil fût couché; et Démétrius fut tué en ce jour-là.
51. Alexandre envoya des ambassadeurs à Ptolémée, roi d'Egypte, et lui fit parler en ces termes :
62. Comme je suis rentré dans mon royaume, que je suis assis sur le trône de mes pères, que j'ai recouvré mon empire, battu Démétrius et pris possession de notre pays,
53. et que je lui ai livré bataille, et qu'il a été défait par nous avec son armée, et que nous nous sommes assis sur le siège de son royaume,
54. faisons maintenant amitié l'un avec l'autre; donne -moi ta fille pour épouse, et je serai ton gendre, et je te ferai, ainsi qu'à elle, des présents dignes de toi.
55. Le roi Ptolémée répondit, en disant : Heureux le jour où tu es rentré dans le pays de tes pères, et où tu t'es assis sur le trône de leur royaume!
56. Et maintenant je ferai ce que tu as écrit; mais viens au-devant de moi à
gatne, d'Egypte (Ptolémée Philométor ) et de Cappadoce envoyèrent des troupes à Alexandre, et contribuèrent puissamment ù sa victoire. Voyez Justin, xnTiv, 1 ; Josèphe, Anl., xin, 3,4; Eusébc, Chr. can., t, 40, 15. — Et commiserunt... (vers. 49). D'après Josèphe, l. c, la victoire sembla d'abord se déclarer en faveur de Démétrius ; mais Alexandre finit par l'emporter, après avoir subi des pertes considérables. L'écrivain sacré a donc raison de dire : invaluii prselium... (vers. 50). — Cecidit Demttriics... Il avait régné environ douze ans.
6« Aloxandio Balas épouse Cléopâtre, fllle du roi d'Egypte ; honneurs dont il comble Joiiathas k r-ette occasion. X, 61-66.
61-64. La demande en mariage. — Plolfinseum. Ptolémée VI Philométor (181-146 avant J.-C), comme 11 vient d'être dit. C'est probablement aus- «itôt après sa victoire sur Démétrius qu'Alexandre adressa sa demande au roi d'Egypte. Il ét< naturel qu'il dé^iin'u consolider sa situation, en g'nniBsant par le mariage à l'un des plus puissants royaumes d'alors. Ce n'était d'ailleurs pas la première alliance matrimonlnle qui était négociée entre les familles régnantes d'Egypte et de Syrie. — Quonlam regreasru... (vers. 52). Balas « prend tous les airs d'un grand roi. Il s'attribue à luimëiue tout l'honneur de la victoire, sans mentionner le concours que lui avalent prêté Ptolémée et les autres rois. Il suppose évidemment sa Ugiiluiité, et prétend descendre delavleille liguée
des monarques syriens. Il s'adresse ù Ptolémée comme étant tout i fait son égal. > — Dabo tibi dona... (vers. 54) : les présents ordinaires offerts, chez les Orientaux, à la fiancée et à Ron père.
55-86. Ptolémée donne son consentement. — Fdix dies... Il adresse d'abord de chaudes félicitations à Alexandre ; puis U accepte en principe 5.1 demande : nunc /aciam... (vers. 66). Il e^éralt tirer lui-même de grands avantages de cette alliance, car il désirait virement rentrer en poa-
Ptolémée IV avec sa Olle CléC'Pâtra.
(Monnaie antiniie)
session des provinces de Cœu-ivrle et da Palestine, qu'Aniiochus le Grand avait enlevées à l'Egypte. — Sed occurre... Après sa récente victoire, Balas était allô sans doute faire son entré» solennelle ù Antloche, sa capitale ; Ptolémée lui propose de revenir à PtolémaTs (note du vers. 1), où U Ira Inl-mCme le rejoindre, pour célébrer le mariage (et gjyondeam.^).
I Mach. X, 57-65.
Ptolémaïs, afin que noue noue voyions mutuellement, et que je te donne ma fille comme tu l'as dit.
67. Ptolémée sortit dono d Egypte avec sa fille Cléopâtre, et vint à Ptolémaïs, en l'année cent soixante -deux.
58. Le roi Alexandre vint à sa rencontre, et Ptolémée lui donna Cléopâtre, sa fille, et il célébra les noces à Ptolémaïs, à la manière des rois, avec une grande magnificence.
59. Le roi Alexandre écrivit aussi à Jonathas, afin qu'il vînt au-devant de lui.
60. II alla avec magnificence à Ptolémaïs, et il y rencontra les deux rois ; il leur donna beaucoup d'argent et d'or, et des présents, et il trouva grâce devant eux.
61. Alors quelques hommes pervers d'Israël s'assemblèrent contre lui, des hommes impies, qui l'accusèrent; mais le roi ne les écouta pas.
62. Et il ordonna qu'on dépouillât Jonathas de ses vêtements et qu'on le revêtît de pourpre ; ce qui fut fait. Et le roi le fit asseoir près de lui ;
63. et il dit à ses princes : Allez avec lui au milieu de la ville, et publiez que personne ne porte aucune plainte contre lui, et que personne ne lui fasse de peine pour quelque cause que ce soit.
64. Et il arriva que lorsque ceux qui portaient plainte contre lui virent sa gloire qu'on publiait, et la pourpre dont il était revêtu, ils s'eufuii'ent tous.