‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 648 sur 832 · Le roi Demetrius institua généra · texte numérisé non relu

Le roi Demetrius institua généra

Apollonius, qui gouvernait la Cœlésyrie, et il rassembla une grande armée ; et il vint à Jamnia, et envoya dire à Jonathas, le grand prêtr»,

70. ces paroles : Seul tu . nous résistes, et je suis devenu un sujet de risée et d'opprobre, parce que tu exerces

Partielpem privclpatu3. Dans le grec : piîpi- Sàp-/T|V. Mot très rare, employé senlcment Ici et dan? Josèphe, Ant., xii, 6, 5. Il Blgnlfle : chef de la partie d'une province; en cet endroit, gouverneur do la Judée, laquelle éult une partie de la Cœlésyrie. T0I3I donc Jonathas officlellement reconnu comme chef soit militaire, soit civil de son peuple. — Reversus... ctim peux (vers. 66). C.-à-d., n'ayant plus rien à cralndic de ses perfides adversaires.

7» Jonathas remporte de grandes victoires pir Apollonius, général de Demetrius II. X, 67-89.

67-68. Déuiétrius II fait valoir ses droits an trône de Syrie. — In. aiino... D'octobre 148 à rotobre 147 avant J.-C. Environ trois ans aprôs le marlsge de Balas (cf. vers. 67), cinq ans dîpuls qu'il s'était pri'scnté comme prétendant à la couronne (cf. vpr=. 1 1. — Demetrius, fllius... Démé-

Ufinetriui II Nicator. (D'âpre ane monnaie aatiijue.)

trluB II Nlcator, fils de Déniétrlus I" Soter, qui avait été naguère renversé par Balas. Celuici n'avait pas tardé à mécontenter ses sujets, ■oit on abandonnant les nflalres du royaume à on certain Ammonlus, qui pillait et masfacrait à son gré, soit en se livr.nnt lul-mèmo It ses paa- •long mauvaises (il était très mou et illssoln). Le flls de son ancien rival ne manqua pas de ■teltrc c<>lte situation h profil. Cf. Justin, xxxv.i.

Quittant la Crète, où 11 so trouvait alors, ii s'embarqua av3C des soldats enrôlés dans cette Ile et gagna la Cilicle, où U prit le titre de roL Voyez Josèphe, A at., xii, 4, 3. — Terram palrum... En effet, la province de Cilicle faisait partie du domaine des rois de Syrie, dont il était le successeur légitime. — Aleorander... contristaltis... (vers. 68). Ce détail cadre fort bien avec eoa caractère sans énergie. Un autre aurait été effrayé ; lui , U fut attristé , à cause du trouble apporté dans sa vie d'égoïste. — Rerersui>... Antlochiam : pour être plus rapproché du théâtre des événements, et au besoin pour défendre sa capitale. Il semble, depuis son mariage, être resté le plus souvent à Ptolémaïs, sa « résidence favorite».

69-73. Apollonius, général du nouveau prétendant, envole un défi à Jonathas.— Qui prxerat... Cest par Alexandre Balas qu' .Apollonius avait été nommé gouverneur de Cœlésyrie; sa défecMon fut un coup très grave porté à la cause de son maître. On & conjecturé, pour expliquer sa conduite, qu'il est Identique à l'ami du même nom qui avait autrefois accompagné Démétrlus 1=', lorsque ce prince quitta Rome.

Voyez VII, 1, et les notes; Poiybe.xxxi, 21, 2. Supposition assez plausible. — Exereitum: une armée formée de troui>c8 mercenaires, selon la coutnra» d'alors. — ^d Jamniam. Sur jn fltuation de cette ville, voyez iv, 15, et le commentaire. — Iflsll ad Jonathan... Voyant le prince Juif demeurer Adèle à Balas, Il lui fait porter un défi provocateur et insultant, espérant qu'il l'exciterait ainsi h l'attaquer, et qu'il triompherait <lc lui. — Eco... in deHstim... (vers. 70). Langage très Ironique. ApoUonlos parle comme si r»n m va»-

le pouvoir contre nous dans les montagnes.

71. Maintenant donc, si tu te confies dans tes forces, descends à nous dans la plaine, et mesurons -nous -y ensemble; car avec moi est la valeur de la guerre!

72. Interroge et apprends qui je suis, et quels sont ceux qui combattent avec moi ; eux aussi disent que votre pied ne pourrait tenir ferme devant notre face, car deux fois tes pères ont été mis en fuite dans leur pa3's ;

73. et maintenant comment pourrastu résister à la cavalerie et*à une si grande armée, dans une plaine où il n'y a ni piene, ni rocher, ni aucun lieu pour fuir? ^

74. Lorsque Jonathas eut entendu les paroles d'Apollonius, il fut ému dans son cœur; et il choisit dix mille hommes, et sortit de Jérusalem , et Simon son frère vint à son secours ;

75. et ils campèrent près de Joppé, et on lui ferma la ville, parce qu'une garnison d'Apollonius était à Joppé, et il l'assiégea.

76. Ceux qui étaient dans la ville, épouvantés, lui ouvrirent; et Jonathas se rendit maître de Joppé.

I Mach. X, 71-76. 741

tem adversum nos exerces in montibus.

71. Nunc ergo si confidis in virtutibus tuis, descende ad nos in campum, et corapareraus illic invicem ; quia mecum est virtus bellorum.

72. Interroga, et disce quis sum ego, et ceteri qui auxilio sunt mihi, qui et dicunt quia non potest stare pes vester ante faciem nostram , quia bis in fugam conversi sunt patres tui in terra sua ;

73. et nunc quomodo poteris sustinere equitatum et exercitum tantum, in campo ubi non est lapis, neque saxum, neque locus fugiendi?

74. Ut audivit autem Jonathas sermones Apollonii, motus est animo; et elegit decem millia virorum, et exiit ab Jérusalem, et occurrit ei Simon, fi-ater ejus, in adjutorium ;

75. et applicuerunt castra in Joppen, et exclusit eum a ci\'itate, quia custodia Apollonii Joppe erat, et oppugnavit eam.

76. Et exterriti qui erant in civitate aperuerunt ei , et obtinuit Jonathas Joppen.

quait de lui, parce qu'il était incapable de vaincre les Juifs. — Propterea quia'... Le grec dit : Et pourquoi vantes- tu ton pouvoir sur nous...? — In montibus. La Judée est une contrée toute montagneuse; il était plus facile aux Juifs de s'y détendre. — Nunc ergo si... (vers. 71). C'est le déa proprement dit, présenté d'une façon très habile.— Virtutibus: les forces guerrières, les soldats. — Descende... in campum : dans la plaine maritime de S'/élah, où était bâtie Jamnia. Cf. vers. es*». — Quia... virtus bellorum. Dans le grec : Parce que la puissance des villes est avec moi. Parole un peu obscure, i Peut-être Apollonius veut-Il dire qu'il pourrait s'enfermer dans ses places fortes, de même que Jonathas se retranchait derrière ses montagnes, et qu'alosi il n'abusait pas de sa propre supériorité en demandant au général Juif de descendre et de combattre dans la plaine ouverte. Chaque parti ferait ainsi un sacrifice. » — Interroga... (vers. 72). L'orgueil i insolent d'Apollonius se manifeste de plus en ! plus. - Bis in fugam... L'une des batailles au.v j quelles le général syrien fait allusion est sans 1 doute celle où Judas Machabée avait perdu la v'e (cf. IX, 14 et ss.). Il est difficile de dire quelle fi t la seconde : peut-être celle que Joseph et Azarias perdirent par leur folle imprudence (cf. T, 80), ou bien celle de Belhzjichara (cf. vi, 42 ctss. ). D'après un autre sentiment, peu vraisemblable, l'allusion porterait sur deux grandes victoires rprai;oriées r.iitrefois, dans cette même plaine, par les Philistins sur les Hébreux. Cf.

I Eeg. IV, 10, et XXXI, 1. Dans ce cas, le mot paires désignerait une haute antiquité.— Nunc quomodo... (vers. 73). La cavalerie syrienne avait toujours été très forte (cf. ui, 39 ; iv, 28 ; vi, 30); celle des Juifs était presque nulle : de îà le' désir d'Apollonius de mettre à profit sa situation avantageuse. Ses cavaliers pourraient se déployer à leur aise dans la plaine. — Vbi non... lapis... Par opposition aux montagnes, remplies de cailloux et do rochers.— ^'eque locus...: tanj dis qu'on peut facilement fuir et se cacher dans j une région montagneuse.

I 74-76. Jonathas marche contre les Syiiens et j s'empare de J.ippé. — 3Iotus est... Blessé au vif ! par ces insultes, 11 accepta le défi. — Stegit derem... Ce qui suppose qu'il avait au moins vingt mille hommes à sa disjiosition. — Occurrit ei... Ou ne dit pas h quel endroit s'opéra la jonction des deux corps d'armée. — In Joppen (vers. 75). Ville ancienne et célèbre, qui a été de tout temps comme le port de Jérusalem ; la Jaffa actuelle, sitnéo à quatre heures et demie de marche de Jamnia, où se trouvait alors Apollonius. Cf. vers. 69. C'est pour garantir les derrières de son armée que Jonathas tenta de s'en emparer. — Et exclusit... Plutôt, d'apiès le grec : Et ceux de la ville l'exclurent. — Quia custodia... Motif de cette exclusion. L'auteur semble dire que les habitants de Joppé auraient ouvert volontiers leurs portes à Jonathas, mais qu'Us redoutaient la garnison qu'Apollonius y avait placée. Le chef juif en commença donc le siège. Alors les habi-

I Mach. X, 77-85.

77. Et audivit ApolloniuB, et admovit i tria millia equitum et exercitum mul- i tum.

78. Et abiit Azotura tamquara iter faciens. et statim exiit in campum, eo quod haberet multituc'inem equitutn , et confideret in eis. Et insecutus est eum Jonathas in Azotum, et oommiserunt prœlium.

79. Et reliquit Apollonius in castns mille équités post eos occulte.

80. Et cognovit Jonathas quoniam in- Bidiœ Bunt post se. Et circuierunt castra ejus. et jecerunt jacula in populum, a mane usque ad vesperam.

81. Populus autem stabat, sicut praeoeperat Jonathas ; et laboraverunt equi eorum.

82. Et ejecit Simon exercîtum sunm, et commisit contra legionem, équités enim fatigati erant ; et contriti sunt ab eo, et fugerunt.

83. Et qui dispersi sunt per campum fugerunt in Azotam, et intraverunt in Bethdagon, idolum suum, ut ibi se liberarent.

84. Et Buccendit Jonathas Azotum et civitates quae erant in circuitu ejus, et accepit spolia eorum; et templum Dagon, et oranes qui fugerunt in illud, Bucceudit igni.

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