Lastamur itaque de gloria vestra
13. Nos autem circumdederunt multœ tribulationes et multa pr;çlia, et impugnaverunt nos reges qui sunt in circuitu nostro.
14. Noluimus ergo vobis molesti esse, neque ceteris sociis et amicis nostris, in his prseliis ;
15. habuimus enim de caelo auxilium, et liberati sumus nos, et humiliati sunt inimici nostri.
16. Elegimus itaque Numenium, Antiochi filium, et Antipatrem, Jasonis filium , et misimus ad Romanos renovare cum eis amicitiam et societatem pristi nam;
17. mandavimus itaque eis ut veniaui otiam ad vos, et salutent vos, et reddant vobis epistolas nostras de innovatione fratornitatis nostrae.
saints Livres étaient pour eux une immense consolation , soit d'une manière générale , en leur certifiant que Dieu n'oubliait pas ta nation choisie, soit d'une manière plus spéciale, en leur citant maint exemple de la protection divine Jans les siècles passés. Sur l'étendue du canon biblique à cette époque, voyez II Mach. ii, 13-14, et le commentaire. La sainte Écriture n'a rien perdu pour nous de son esprit consolateur. — 3IuUa enim... (vers. 10). En chiffres ronds, il s'était écoulé environ cent soixante ans depuis l:i démarche du roi de Sparte. — Nos... (vers. 11). Treuve évidente de Tamiilé que les Juifs continuaient d'entretenir pour les Spartiates. — In diebus solemnibus : aux plus grandes fêtes de Tannée, telles que la Pâque, la Pentecôte, la Dédicace, etc. — El céleris... : aux jours de sabbat et de néoménle. — In sacrificiis. Depuis l'esil, les Juifs avaient coutume de prier pour les rois païens dont Us dépendaient. Cf. Jer. XXIX, 7 ; Esfir. VI, 10, etc. Ce passage nous apprend qu'ils faisaient do même pour leurs alliés. — BicHt... decel... Réflexion qui renferme un compliment trèi délicat. Il en est de même de la suivante : Imtamur.,, de gloria... (vers. 13) —
Nos autem... (vers. 13). Allusion à la persécution d'Antiochus Épiphane et aux guerres soutenues par les Juifs contre ce prince, ses trois successeurs immédiats et les peuplades païennes du voisinage. Voyez les chap. qui précèdent. — Noluimus ergo... (vers. 14). Durant leurs difflcultés et leurs troubles, les Juifs s'étaient tuffl à euxmêmes et avaient évité de demander du secours à leurs alliés de Sparte. Le fait est que ce petit peuple, si éloigné de la Palestine, n'aurait guère été en mesure de défendre les Israélites contre les rois de Syrie. — Habuimus... (vera. 15). Jonathas et la nation entière attribuaient à bon droit leurs grands succès à Dieu lui-même. Cf. m, 18 et ss. ; iv, 8 et ss , 30-34, etc. — Elegimus itaque... (vers. 16). On ignore ce qu'étalent Numénius et Antlpater, les délégués juifs. Jason, père du second, ne diffère peut-être pas de son homonyme, flls d'Éléazar, qui avait été l'ambassadeur de Judas Machabée ù Rome. Cf. VIII, 17. Leurs noms ont une forme étrangère, comme c'était assez fréquemment le cas à cette époque. — Misimv.s ad Romanos. La mention de ce fait ne pouvait que donner aux Spartiates une haute idée de la nation juive, ass&z
I Macu. XII, 18-25.