Et Simon appela ses deux fils
comme compensation pour les ^•llles de Joppé et de Giiznr.i. C'est un sacrifice qu'il faisait pour éviter la guerre. — Et non respondit... Le délégué d'Aniiochus ne savait sans doute pas quelles raisons opposer .'i celles de Simon, ou bien c'est la violence de sa colère qui le rendait muet (reversun... cum ira..., vers. 36).
5» Cenilébaeus, général syrien, est envoyé en Judée h la lête d'une armée. XV, 37-41.
37. Tryphon réussit à s'échapper. — Fugit navi. Il parvint à tromper la vigilance des navires ennemis qui bloquaient Dora. Voyez le vers. H. — In Orthosiada. Orthosias était aussi une ville raaritliuc, bâtie sur la cOte phénicienne, entre Trli>oll et le fleuve Éleuthère, mais on ignore sur quel point iirécis. Voyez Pline, IHst. •xat., V, 17. De ce port Tryphon se rendit plus tard à Apamée, dans la vallé-e de l'Orontc, où Il fut mis à mort d'après .losèphe, Ant., xiii, 7, 2, où il se suicida d'après Strabon, xiv, 6, 2.
38-41. Une armée syrienne s'établit près du territoire Juif, sur lequel elle fait une Incursion. — Cendebaeum. Personnage inconnu. — Exereltum... dedit... Antlochus divisa «on armée de 12H000 hoiumes (voyez le vers. 13) on lioux corps. Avec le preinicr, il kc mil liii-niéuie .'i poursuivre Tryphon (cf. vers. 39''); Il confia le second à Oendébteus, qu'il chargea de dompter la résU-
tancc des Juifs. — Contra faeiem... (vers. 39). Ce second corps d'armée vint donc s'établir d'abord en dehors du territoire juif, mais tout à côté , en attendant d'y pénétrer. — ^Ediflcare : dans le sens large. Voyez i, 35, et la note. etc.
— Gedorem. Dans le grec : Cédron. Ville mentionnée Ici seulement et xvi, 9. D'après le contexte, elle était située à peu de distance de Jamnia, peut-être sur le site actuel de Katn», non loin d'AkIr, l'ancienne .\ccaron. — Pervcnit.. Jamniam... (vers. 40). Sur cette ville, voyei X, 69. Elle était alors au pouvoir de Sidétès. — Plebem : le peuple Juif, que Cendébœus provo^ qualt de toutes manières (coepit irrit-ire). Ivos détails qui suivent montrent en quoi ccnsistaient ses provocations : ce n'était pas une guerre proprement dite, mais une série d'Invasions raplded sur le territoire Juif , accompagnées de pillages, de massacres, etc.
6° Cci.déba;us est battu et mis en fuite par les fils de Simon. XVI, MO.
Chap. XVI. — 1-Ui. Simon confie à ses deux fils Judas et Jean le soin d'expul!>er les Syriens.
— Joannes. Jean Ilyrcan, que son père avait naguère nommé général en chef des trcuix-s Juives, et dont le quartier général était l'tCaz.-ira. Cf. XIII, 64. — yuntiacit... F'Ius rapproché du théâtre des hostilités, il avait été averti avant
I Mach. XV r, 3-8.
aînés, Judas et Jean, tt leur dit : Moi, et mes frères, et la maison de mon père, nous avons combattu contre les ennemis d'Israël, depuis notre jeunesse jusqu'à ce jour, et nos mains ont quelquefois réussi à délivrer Israël.
3. Et maintenant je suis vieux; mais prenez ma place et celle de mes frères, et allez combattre pour notre nation ; et que le secours du ciel soit avec vous.
4. Il choisit dans la contrée vingt mille hommes de guerre et des cavaliers ; puis ils marchèrent contre Cendébée, et passèrent la nuit à Modin.
5. Ik se levèrent le matin, et allèrent dans la plaine ; et voici qu'une armée nombreuse de fantassins et de cavaliers vint au-devant (i'eux, et un torrent était entre eus.
6. Il se plaça en face d'eux avec ses troupes , lui et son peuple ; et voj'-ant que le peuple craignait de passer le torlent, il passa le premier; ses hommes le virent, et passèrent après lui.
7. 11 divisa le peuple, et plaça les cavaliers au milieu des fantassins; la cavalerie des ennemis était tout à fait nombreuse.