Etenim ausus est sub ipsa arce
hommes faits. Jasoa comprenait bien ce qu'il faisait ; "cette institution était tellement grecque, et elle différait tellement des ancieunes habitudes Israélites, qu'elle ne pouvait point ne pas exercer une très grande influence sur le ton général des mœurs et des manières » de la jeunesse juive. — Sibi constituere. Le pronom est très accentué : selon ses intentions, conformément à son but. — Et eos qui... C.-à-d., de conférer aux habitants de Jérusalem le titre de citoyens d'Antioche, capitale du royaume de Syrie. Ce titre conférait certains avantages, comme à Rome et à Alexandrie. Cet autre détail montre de la façon la plus évidente où voulaient en venir Jasoii et ses partisans. « Sa première vue en tout cela était de rapprocher insensiblement les Juifs des païens, d'ôter aux premiers cette aversion invincible qu'ils avaient des cérémonies étrangères, de détruire le mur de séparation qui séparait le Grec du Juif,... et de faire oublier la loi du Seigneur. » Calmet, h. V
10-17. Muni de pleins pouvoirs par Antiochus, Jason travaille ii tout helléniser h Jérusalem. — Cfum rex annuisset. Les projets de l'apostat servaient trop bien les intérêts du monarque , pour que celui -ci y fit la moindre opposition ; sans compter qu'on lui offrait des sommes considérables , à lui qui avait un si grand besoin d'argent. — Principatum: le souverain pontificat, avec toute l'autorité civile qui s'y trouvait alors associée de fait. Le grand prêtre était le premier personnage de la nation juive, depuis qu'elle avait cessé d'avoir un roi, et ses pouvoirs étaient Incontestés. — Ad gentilem ritum. D'après le grec : au caractère hellénique; c.-à-d., au genre de vie et aux mœurs qui caractérisaient les Grecs. — Amotis... (vers. 11). Ce verset et les suivants exposent en détail l'abominable conduite de Jason, dont le vers. 10 a simplement lonné une idée générale. Il commença par abolir les privilèges royaux (grec : 3i) xvôpwîta ^airi- ÀtX'i. Vulg. : his quf... a regibus), qui avaient été accorflés aux Juifs, notamment par Antlo- :hus le Grand. Voyez Josèphe, Ant., xii, 3, 3. t Le plus important de tous consistait dans le droit de se gouverner par leurs propres lois » et de prati^ner librement leur religion. En outre.
les prêtres et les lévites étaient exempts d'impôts. — Per Joannem. Ce personnage avait donc joué un rôle considérable dans l'obtention de ces privilèges. Sur la part que son fils Eupolème prit dans la conclusion d'un traité d'alliance entre les Juifs et les Romains sous Jucfts Machabée, voyez I Mach. viii, 17 et ss. — Civium jura... Dans le grec : renversant les Institutions conformes à, la loi. L'adjectif légitima se rapporte à « jura », et non à legatione. — Prava instituta... Grec : 11 établissait de nouvelles coutumes, contraires à la loi. Il y a contraste entre vo|j.;jj.aç et 7iapavô(X0'JÇ. — A^isits est... constituei-e (vers. 12). Simplement dans le grec : Il bâtit avec joie; c.-à-d., avec empressement. — Sub ipsa arce. Sons l'acropole même, dit le texte primitif. C.-à-d., tout près de l'Acra, cita-
Le petasuê. (D'après un bas- relief grec.)
délie qui s'élevait sur le mont Slon. Voyez I Mach. I, 35, et la note. Établir un gymnnse si près de la ville sainte était, aux yeux de l'historien, une circonstance aggravante du crime de Jason, un acte de profanation audacieuse. — Et optlmos.., in lupavaribris... D'après notre version latine, lî l'auteur sacré parle ici de ces lieux d'exercices des jeunes hommes comme d'autant de lieux de corruption,... à cause du danger continuel que courait la chasteté dans ces sortes d'exercice». >-
Il Mach. IV, 13-15.
pyronasinm consrituere, et optimos quosque epheborum in lupanaribus ponere.
13. Erat autem hoc non initium, sed incrementum qaoddam,et profectus gentilis et alienigenae con versa tionis, propter impii et non Bacerdotis Jasonis nefarium et inaudituna scelus ;
14. ita ut sacerdotes jam non circa altaris officia dediti essent, sed contempto teraplo. etsacrificiis neglectis,fe8tinarent participes fieri palœstrœ, et praebitionis ejus injustœ, et in exercitiis disci.
15. Et patrios quidem honores nihil habentes, graecas glorias optimas arbitra ban tiir.
Calmet, h. l Le grec a nne tout antre leçon : Et «•assujettissant les principaux Jennes gens, 11 leur flt porter le pétasns. Ou bien, d'après nne autre traduction : Et plaçant les Jeunes gens sons le pétasos. Il les conduisait (U les élevait ainsi). Le TréraTo; éuit nn chapeau à larges bords, qui garantissait fort bien du soleil et de la pluie! Sur les monuments figurés, U sert très souvent de coiffure à Mercure, le dieu qnl était censé présider aux exercices gymnastlqnes ; c'est ponrquoi 11 était regardé comme rinslgne des gymnastes. Il étoit donc devenu particulièrement odieux aux Juifs fidèles, qui le considéraient comme un emblème Idolâtrlqne. — Erat... non initium... (vers. :3). Plus fortement dans le grec : Telle était la hauteur extrême (â/.u.r, ; littéralement: la cime, le point culminant) de l'hellénisme et la croissance des manières païennes, que... C.-à-d. : J.ison réussit à nn tel degré à faire adopter les mreurs helléniques par les Juifs de .Térusalem, que... — Impii et non sacerdotu,. Le narrateur caractérise en passant, par oes éplihètcs vigoureuses, la conduite criminelle de Jason. Quoique prêtre de fait et de race, il était Indigne d'avoir une place dans l'auguste lignée «les pontifes Juifs.— Jta ut... (vers. 14). Jusqu'où allait l'a /.UT, des Juifs hellénisants.- Jam non.^ dedUi... Trait bien fort en réalité : les prêtres. déeormaU sans zèle pour leurs fonctions saintes] laissaient les sacrlflces Incomplets, et accouraient eux-mêmes, d.'s que le signal retentissait, pour prendre p.irt .-vux joux dana b gymnase. — PaUentrte et... ir,fiu.,tg.. Dans le trrec : A la -epré- «mtation Illégale qui avait lieu dans la palestre. I^ mol r.a./.ai'jzpx désignait tantôt le local où avalent lien les exercices gymna«tlqups, Untôt ces exercices mêmes. Le texte grec lui donne loi le premier de ces deux sens, et notre Torsion latine le second. -Et... dlset. Grec : Après la proclamation dn dl.-«jnn. Le disque éuit un palet habituellement de niéul et de forme circulaire, qu'on s'exerçait h lanw-r le plus loin posHibtc! Cesi par lui que s'onrralent les exercices du gymn.n.s-, aprH qu'on avait adressé aux asslsunu
^'^/^'tadelle môme, et exposer les plus nobles des jeunes gens dans des lieux infâmes.
13. Or cela n'était pas un commencement . mais un dévelopfiement et un progrès de la vie païenne et étrangère, causés par la scélératesse détestable et inouïe de l'impie Jason, usur pateur du sacerdoce;
14. à tel point que les prêtres, ne 6 attachant même plus aux fonctions de 1 autel, mais méprisant le temple et négligeant les sacrifices, couraient prendre part à la palestre, et à ses récompenses injustes, et aux exercices du disque.
15. Et, ne faisant aucun cas de ce qui était en honneur dans leur pays, ils regardaient comme excellentes les distinctions à la manière grecque.
une proclamation les Invitant à y prendre pirt. — Et patrios quidem... (vers. 15). L'atiieiir stigmatise par cette réflexion la manière de faire de ces prêtres. Pour eux, l'honneur et la gloire
Msoobnle. (D'aires aoe sutae ".iii:.iii-
n'éulent point là où les avalent plaoée leurs ancêtres, mais là où les metuient les Grecs ; leurs sentlmenu étalent donc antlnailonaux et antlthéocratlques. Pour les anciens Hébreux, la vraie gloire avait consisté à /aire partie du peuple de Dieu , à observer fidèlement la loi, etc. — Orm' eat gloriaa ; l'honneur et les récompensai que
II Mach. IV, 16-20.
Î6. Il y avait pour cela entre eux une dangereuse éimilalion ; ils enviaient les institutions de ceux qui avaient été leurs ennemis et leurs meurtriers, et ils désiraient leur être en tout semblables.
17. Car on n'agit pas impunément d'une manière impie contre les lois divines; la suite de cette histoire le démontrera.
18. Tandis que l'on célébrait les jeux quinquennaux de Tyr, en présence du roi .
19. l'impie Jasou envoya de .Jérusalem des hommes pervers, qui portaient trois cents didrachmes d'argent pour un sacrifice à Hercule; et ceux qui les apportaient demandèrent qu'elles ne fussent pas employées à ces sacrifices, parce que cela ne devait pas être, mais qu'on s'en servît pour d'autres dépenses.
20. Ainsi, elles furent offertes pour le sacrifice d'Hercule par celui qui les
16. Quarnm gratia periciiloaa eoscontentio habebat, eteorum iustituta œmulabantur, ac per omnia his consimiles ésse cupiebant, quos hostes et peremptores habuerant.
17. In leges enim divinas impie agere impune non cedit ; sed hoc tempus eequens declarabit.
18. Cum autem quinquennalis agon Tyri celebi'aretur, et rex prœsens esset,
19. misit .Jason facinorosus ab Jerosolyrnis viros peccatores, portantes argent! didrachmasti'ecentas in sacrificium Herculis ; quas postulaverunt hi qui asportaverant ne in sacrificiis erogarentur, quia non oporteret , sed in alios sumptus eas députa ri.
20. Sed hx ouiatse simt quidem, abeo qui miscrat, in sacrificium Herculis;
l'on conquérait en se disting\iain dans les ]c\ix publics. — Quarmn gratia... (vers. 16). Plutôt; : « quonim gratia » ; à cause de ces choses ( la conduite coupable de Jason, des prêtres et d'une partie notable des habitants). — Periculosa... contentio... Grec : Une fâcheuse calamité les saisit (au prétérit). Allusion à la persécution d'Antloehus Épiphane. — Et eorum... quos... Profonde pensée. Dans les maux dont les Syriens vont accabler les Juifs, l'auteur Inspiré voit un châtiment (le la légèreté criminelle avec laquelle un certain nombre de ses compatriotes avaient adopté les coutumes grecques, aux dépens de leurs anciennes pratiques. Il y eut, pense-t-il, une vengeance providentielle dans ce fait que « l'instrument de leur punition fut le peuple même dont ils avalent été si ardents â s'approprier les usages et les mœurs sur certains points ». C'est là une forme nouvelle de l'adage : On est pimi par oft l'on a péché. — Au lieu de habuerant, 11 fauiiralt le prétérit : Ils eurent. — In leges enim... (vers. 17). Par cette autre ré^exlon, l'auteur cherche à baser sur les lois du monde moral la vérité qu'il vient d'exprimer. Il n'est pas possible de braver longtemps les lois de Dieu avec Impunité. — Hoc tempus... Le coure des temps et la marche des événements moctrent toujours qu'on ne gagnerait rien à désobéir aux volontés divines. Ou bien, dans un sens plus spécial : La suite de la nan-atlon montrera comment de tels crimes attirent Infailliblement la vengeance du ciel. "Voyez, en ce qui concerne Jason, le vers. 26 at V, 7-10.
3« Conduite serrile et méprisable de Jason nnvers Antlochus Épiphane. IV, 18-22.
18-20. Il envole des ambassadeurs et de l'argent pour faire offrir un sacrifice à l'Hercule tyrion. — Agon. L'expression technique, calquée Bur le grec, pour désigner les Jeux. — Quin- ^uemnaiis. Ce qu'on nommait en Grèce les « gnwds
Jeux » n'avait lieu que tous les deux ans, oa tous les quatre ans (comme les jeux Olympiques). Ceux qu'on avait Installés à Tyr se célébraient seulement une fois tous les cinq ans. — Rex praseris... Épiphane aimait beaucoup les Jeux (cf. Polybe, xxxi, 3, 4), et on l'avait naturellement invité aux fêtes tyrlennes. — Misit Jason (vers. 19). L'éplthète facinorosus ne saurait être mieux appliquée, car c'était le comble de l'Impiété, de la part d'un grand prêtre Juif, qae d'envoyer offlciellement de l'argent pour faire offrir un sacrifice en l'honneur d'une divinité païenne. Par cette démarche honteuse, Jason espérait évidemment s'attirer les bonnes grâces du roi. — Viros peccatores. Dans le grec : Ôetopovc, des envoyés sacrés. Nom réservé aux messagers auxquels on confiait une mission religieuse. Le texte primitif ajoute, et ce petit détail a sa valeur : ( Des messagers ) qui étaient d'Antloche. C.-à-d., d'après le vers. 9 : qui avaient reçu le droit de cité dans cette ville. — Did'.achmas... D'après le grec, des drachmes, et non des didrachmes. La drachme atilque ne valant alors que 87 cent., la somme totale, 261 fr., semblerait bien modique. Le syriaque et quelque? manuscrits grecs cnt 3 300 au lieu de 300, ce qui ferait 2 871 fr.; et ce chiffre paraîtrait préférable, s'il était mieux garanti. Mais peut-être s'agit -11 de la drachme d'Alexandrie, qui valait le double de celle d'Athènes. — Jn sacHJlciuw Herculis. L'Hercule tyrien n'était autre que le dieu phénicien Melkarth, auquel les Grecs avalent donné un nom qui le rattachait à leur mythologie. C'était le protecteur de Tyr, et, dans la circonstance présente, on avait sans doute associé aux jeux une grande solennité en son honneur. — Q7ias... hi qui... Le projet de Jason était tellement étrange, que ses ambassadeurs eux - mêmes, quoique choisis dans son entourage intime, en eurent du scrupule, et «Jugèrent b«» »
II Mach. IV, 21-23.
propter prAeeentes autern datae sunt in t'abricam navium trireiuiiim.
21. Misso autem ir .«Egyptum Apollonio, Mneslhei filio, propter primates Ptolemœi Philometoris régis, cura cognovisset Antioshus alienum se a negotiis regni effectum, propriis utilitatibus consulens, profectus inde venit Joppen, et inde Jerosolymam.
22. Et magnifiée abJasone et civitate eusceptus, cura facularum luminibus et laudibus ingressus est ; et inde in Phœ- Dicem exercitiim convertit.
23. Et post triennii tefnpus misit Ja- 8on Menelaum, supradicti Simonis fra-
(alnsl dit le grec, au Heu de postulaverunt) de donner à largeut une autre destination : aed in alios... — Quia non oiorteret. C'était d'une suprême inconvenance. — Sed hsec... (vers. 20). Ainsi donc, dans l'intention de Jason iab eo qui... ), l'argent était envoyé pour subvenir axix frais d'un sacrifice en l'honneur d'Hercule ; mais, de fait, les ambassadeurs (présentes, par oiiposltlon à « qui mlserat >') donnèrent la somme au roi pour sa marine (ïh fabrieam...\ — Triremium : des vaisseaux à trois rangs de rameurs. 21-22. Antlochus vient à Jérusalem, où Jason lui fait une réception magnifique. — L'occasion est brièvement décrite ^ n vers. 21 : misso autem... — Apollonio, Mnesthei... Cet Apollonius n'a rien de commun avec son homonyme, flls de Thraséas, dont 11 a été question ù deux reprises dans ce livre. Cf. vers. 4, et lu, 6-7. — Propter principes. D'après la Vulgate, à cause des tout -puissants ministres égyptiens dont nous allons parler dans nn instant. Variante dans le grec : A cause de la irpcoTOxÀCo-ta ; c.-à-d., de l'intronisation, du couronnement. — Ptolemaei Philometoris. Ce prince, qui n'avait pas alors quinze ans accomplis, fut couronné comme roi d'Egypte l'an 173 avant J.-C, à la mort de sa mère Oéopâtre, sœur d'Antiochus Épiphane, régente depuis environ huit ans. — Cum cognavisuel... C'est sans doute par son ambassadeur Apollonlns qu'Antlochus apprit quelles étalent, à son égard, les vraies dispositions de la cour d'égyptc. — Alienum se.. Variante dans le gr«c : , (Ayant appris) qu'il (Ptolémée Phllométor) était devenu étranger à ses affaires (aux affaires j d'Antiochus Jîlpiphane). Litote, pour signifier que '■ le roi d'Egypte nourrissait des Intentions hostiles , contre celui de Syrie. Ce fait est attesté par l'hls- 1 tolre profane. Ptolémée n'éUlt qu'un Instrument entre les mains de ses deux ministre», Eulœus ! «t Lénaens. Or ceux - cl avalent Indisposé lo Jeune ' roi contre son oncle Épiphane, dans l'espoir que ' rjE^ypte parviendrait, en se montrant menaçante, j i< reprendra aux Syriena U Cœlésyrle et !» 1
avait envoyées; mais, à cause de ceus qui les apportèrent, on les employa à la construction de navires à trois rangs de rames.
21. Cependant Apollonius, fils de Mnesthée, ayant été envoyé en Egypte à cause des premiers ministres du roi Ptolémée Philométor, Antiochus apprit qu'on l'avait rendu étranger aux affaires du royaume; alors, songeant à ses propres intérêts, il partit de là, vint à Joppé, et ensuite à Jérusalem.
22. Magnifiquement reçu par Jason et par la ville, il fit son entrée à la lumière des flambeaux et parmi les acclamations, et de là il conduisit son armée en Pliénicie.
23. Après un intervalle de trois ans, Jason envoya Ménèlaiis, fière de ce
I Phénicle, y compris la Palestine, qu'elle avait i longtemps possédées, et qui avaient été promises comme dot k Cléopâtre. — Propj-iis utilitatibus... Pour plus de sûreté, Antlochus se dirigea vers le sud de son royaume, afin d'être prêt à défendre les deux provinces, si les Égyj)tlens les attaquaient. En réalité, la guerre éclata peu après, et fut désastreuse pour ces derniers. Voyez Dan. XI, 25 et ss., et le commentaire.— Profectus inde. D'après la Vulgate, Antlochus semblerait être parti de Tyr. Le grec dit : Cest pourquoi étant parti. Leçon qui laisse le point de départ indéterminé. — Venit Joppen. Port ancien et très Important, qu'Antlochus inspecta et mit en état de défense. Cf. I Mach. x, 75, etc. — Inde Jerosolymam : vraisemblablement pour s'assurer des dispositions des habitants, n dut être satisfait : magnifiée... susceptus (vers. 22). — Cum facularum... Les lllnnilnatlons des rues, et même les processions aux flambeaux, n'étalent pas chose Inconnue pour les Grecs et pour les Juifs. — Laudibus. Grec: powv, des cris; c-à-d., des acclamations, des vivats.
4<> Jason est dépouillé du souverain pontificat, qui est vendu h Ménélaûs. IV, 23-29.
Cet épisode ne démontre pas moins que lea précédents le degré de perversité dans lequel étalent tombés un grand nombre de prêtres Juifs, et quels terribles dangers courut alors la théocratie.
23-25. Ménélaûs, envoyé par Jason auprèi d'Antiochus, réussit à obtenir pour lui-même la dignité (le grand prêtre. — Post triennii... Svilvant l'opinion la plus probable, ces trois ans doivent être comptés à partir du moment où J;ison avait été nommé pontife. Cf. vers. 10. — Simonix fratrem. Comp. le vers. 1, et m, 4. Cesî ù tort que Josèphe, Ant.. xii, 4, 10. et 5, 1, falf de Ménélaûs le fi-ère d'Onlas et de Jason. - Porlanlem peeunias...: assurément, les sommi-s énormes que Jason s'était engagé h payer k Antlochus, en échange du souverain iKintlfloai. Ca. ver». 8-9. — Autre mlMlon dont avait *t*
II Mach. IV, 24-29.
Bimon dcmt il a été parlé plus haut, pour porter de l'argeut au roi et pour transmettre sa répouse sur des affaires importantes.
24. Mais lui, ayant acquis la bienveillance du roi en relevant la grandeur de sa puissance, fit retomber sur Jui-même le souverain sacerdoce, en offrant trois cents talents d'argent de plus que Jason.
25. Et après avoir reçu les ordres du roi, il revint, n'ayant rien qui fût digne du sacerdoce, mais apportant les instincts d'un cruel tyran et la colère d'une bête farouche.
26. Ainsi Jason, qui avait surpris son propre frère, fut trompé lui-même, et, ayant été expulsé, il se réfugia au pays des Ammonites.
27. Ménélaiis obtint donc le souverain pouvoir; mais il n'envoya pas au roi l'argent promis, quoique Sostrate, qui commandait la citadelle, le jjressât d'eu faire le payement,
28. car il avait l'intendance des tributs ; c'est pourquoi ils furent mandés tous deux auprès du roi.