‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 789 sur 832 · Et allocutus eos de lege et prophe · texte numérisé non relu

Et allocutus eos de lege et prophe

2-5. Comment le projet échoua. — QuL.. per neces.-itafem... Nous apprenons le!, en passant, que Nicanor avait Incorporé de force dans son armée un certain nombre de Juifs orthodoxes.

— Ne ita ferociter... Juste remontrance que lui adressèrent ces soldats, aussi énergiques que pieux.

— Honorem... diei... Dans le grec : Donne l'honneur & ce jour que Celui qui contemple toutes choses a honoré de sainteté (c.-à-d., a honoré et sanciiflé). Allusion à l'Institution divine Uu sabbat. Cf. Gen. ii, 3 ; Ex. xx, 8 et ss., etc. — Jlle infelix (vers. 3). Avec beaucoup de vigueur dans le grec : Ce trois fois misérable. Voyez vu, 9 et la note. — Interrogavit si... Question Insolente et Impie. Le doute de Nicanor ne portait pas sur l'existence de Dieu , mais sur l'institution du sabbat par )a divinité. — Regpondentibus illis (vers. 4). Ils confirmèrent courageusement leur première assertion. Comp. le vers. 2. — At iUe... (vers. 5). Réponse de pins en plus orgueilleuse et blasphématoire de Nicanor. Peu m'iiiiporte, toile est au fond sa pensée, ce que peut avoir commandé le Dieu du ciel; mol, je suis tout -puissant sur la terre, et J'ordonne de combattre au jour du sabbat. — Tamen non obtlvuit... Il recula lorsqu'il fallut en venir à l'exécution de son dessein, par crainte peut-êDre de s'attirer la vengeance de ce « Dieu vivant» des Juifs, dont il avait déjà expérimenté personnellement la puissance. Cf. vin, 3i-3&

7" Judas encourage ses troupes et élèvrf leur espoir vers Dieu. XV, 6-19.

Passage parallèle à I Mach. vu, 39-42.

6-7. Contraste entre les chefs des deux armées. — Orgueil sans bornes du général syrien : cum iumma... Au Heu de erectus, le grec dit : Portant le cou haut. — Confiance tout humaine que lui Inspirait son orgueil : cogitaverat... — Commune trophaeinn. C.-à-d., un monument public de sa victoire après qu'il aurait renversé Judas et son parti. — Au contraire , humbles et pieux sentiments de fol du chef juif : auxilium... a Deo... (vers. 7).

8-11. Judas Machabée adresse à ses soldats de saintes exhortations, pour animer leur courage. — Ne formidarent : bien qu'ils ne fussent guère que trois mille en face de la puissante armée des Syriens. Cf. I Mach. vu, 40. — In mente... adjutona... Notre auteur a cité maint exemple de ces secours surnaturels, qui attestaient si clairement que Dieu était avec son peupl6. Cf. vm, 5-6, 18, 23-24; X, 16-17, 26, 29,' xn, 22, etc. — Et nune sperarent... La vision dont Judas avait été favorisé (comp. les vers. H et ss.) lui avait donné une entière certitude an sujet du prochain combat. — Allocutus... de legt et... (vers. 9). C!e fut là comme une autre partie de son discours. Il lut vraisemblablement à se» troupes quelques passages de la loi et des prophètes, adaptés aux circonstances. Cf. viu, 23,—

tia, adraonens etiam certamina quae fecerant prius, promptiores constituit eos.

II Macu. XV, 10-16.

10. Et ita animiô eorun} erectis, simul ostendebat gentium fallaciam, et juramentcrnm prfevaricationem.

11. Singuloa autem illortim armavit, non clypei et hastae munitione, sed serraonibus optirais et exhortationibus , e.Kposito digno fide somnio, per quod universos lœtificaWt.

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