‹ La Sainte Bible (volume 2)Chapitre 797 sur 832 · Omnes igitur cseli benedixerunt · texte numérisé non relu

Omnes igitur cseli benedixerunt

très probablement encore une apparition miraculeuse, qui fut vue de toute l'armée juive,

Trompettes sacrées sur une ancienne monnaie juive.

et qnl ne contribua pas peu à l'encourager. Cf. XII, 22 ; xrv, 15, etc.

28-35. Mort de Nicanor; son cadavre est traité ignominieusement. — Cumqve cessassent. Le grec signifie plutôt : Lorsque l'affaire (la bataille) fut terminée. — Ruisse... Les Juifs apprirent bientôt que le général syrien était tombé mort durant le combat, et qu'on l'avait trouvé revêtu de toutes ses armes (de sa panoplie, comme dit le grec). — Perturbatione... (vers. 29). Grand émoi à cette nouvelle ; tous accoururent pour contempler de leurs jeux le cadavre de leur puissant ennemi. — PriecepU au(em... (vers. 30). C'est par exception et à cause de la conduite

particulièrement indigne de Nicanor, que Judas fit ain^l maltraiter son corps. 11 se proposait en outre de donner une grave leçon aux Syriens.— Qui per omnia... paratus... Bel éloge de Machabée à l'occasion de cette victoire. D'aprèa le grec : (Judas) qui était toujours de corps et d'esprit le principal défenseur des citoyens. Puis le texte ajoute cette ligne omise par la Vulgate : Et qui avait conservé pour ses compatriotes l'affection de sa jeunesse. — Caput... et manum... Grec : (Il ordonna) de trancher la tête de Nicanor, et de porter la main... — Accersiit et eos... (vers. 31). La garnison de la citadelle se composait de Syriens et de Ju/fs apostats. Judas les invita tous à venir, pour recevoir une communication Importante. — Magnifiée gloriatus... (vers. 32). Allusion à l'orgueil impie do Nicanor dans la circonstance indiquée. — Linguam..., mavum... (vers. 33). La première avait blasphémé Jéhovah, la seconde avait fait un geste menaçant contre le temple. Cf. xiv, 32-33.

— ilanam... démentis. Variante dans le grec : Le châtiment de la démence; c.-à-d., la main de Nicanor, coupée en punition de sa conduite folleraeut criminelle. C'est donc le même sens.

— Omnes... cseli... Dominum (vers. 34). Grec: Tous bénirent vers le ciel (c.-à-d., en dirigeant leurs yeux, leurs cœurs dans cette direction)

Il Mach. XV, 35-40.

Dominum, dicentes : Benedictus qui locum suura incontaminatuiu servavit !

35. Su.spendit autem Nicanoris caput in suiuiua arce, \\t evideus esset et manifestum signum auxilii Dei.

36. Itaque omnes commiini coneilio decreveriiiit nulio modo diem istum absque celebritate prœterire,

37. habere autem celebritatem tertia décima die mensis adar, quod dicitur voce syriaca, pridie Mardochaei diei.

38. Igitur his erga Nicanorem gestis, et ex illis temporibus ab Hebraeis civitate possessa, ego quoque in his faciam finem sermonis.

39. Et si quidem bene, et ut historise competit, hoc et ipse velim; siu autem minus digne, concedendum est mihi.

40. Sicut enim vinum semper bibere, aut semper aquam, contrarium est, alternis autem uti, delectabile; ita legentibus, si semper exactus sit seimo, non erit gratus. Hic ergo erit consummatus.

ciel, en disant : Béni soit celui q«î a conservé sa demeure sans souillure!

35. Il suspendit aussi la tête de Nicanor au sommet de la citadelle, afin qu'elle fût un signe évident et manifeste du secours de Dieu.

36. C'est pourquoi tous décidèrent d'un commun consentement que ce jour ne passerait point sans solennité ,

37. et qu'on le célébrerait le treizième jour du mois adar, qui est appelé, dans la langue syriaque, la veille du jour de Mardochée.

38. Les choses s'étantdonc ainsi passées au sujet de Nicanor, et depuis ce temps la ville ayant été possédée par les Hébreux, moi aussi je finirai par là mon récit.

39. Et s'il est bien , et tel que l'histoire le demande, c'est ce que je souhaite moi-même; si au contraire il est moins digne du sujet, c'est à moi qu'on doit l'attribuer.

40. Car, comme il est nuisible de boire toujours du vin ou toujours de l'eau, et qu'il est délicieux d'en user successivement; de même, un discours ne plairait pas aux lecteurs, s'il était toujours parfait. Je terminerai donc ici.

le Scignenr glorieux. — Caput in summa... (Ters. 35) : du côté extérieur de la muraille.

36-37. Institution d'une fête nationale en flouvenir de cet événement. Comp. I Mach. vu, 49. — Tertia décima... adar (vers. 37). Dans le grec : Le treizième Jour du dixième mois, qui est appelé adar dans la langue syrienne, la veille du Jour de Mardochée. La phrase est mal coupée dans la traduction latine, ce qui donne un sens Incorrect. Sur le mois Juif nommé adar, voyez I Mach. vu, 49 et le commentaire. On appelle < Jour de Mardochée » la fête de Purlm, Instituée en l'honneur de la délivrance des Juifs par cet illustre personnage. Cf. Esth. ix, 28 et es.

10« Conclusion du livre. XV, 38-40.

L'abréviateur de l'œuvre de Jason termine son livre de la même manière qu'il l'avait commen-^ (cf. ii. 19-33), c.-4-d., par quelques obser- Tations relatives à son travail et à l'Idée qu'il s'en faisait.

38, Pourquoi 11 met fin à son récit Jnsieà cet endroit. — //(,, circa... Avec Nicanor et son armée avait disparu le grand péril qui menaçait alors les Juifs fidèles ; c'était là une heureuse circonstance pour conclure la narration. — Civilate posgeasa. Non pas compiètt-ment, puisque la citadelle demeura pendant longtemps encore an pouvoir des S.vriin8(cf. I Macb. xiii, 49 et 88.; nr, 8C): du moins, les Juifs étalent vraiment maîtres dans lu ville proprement dite.

89-40. II espère avoir accompli cnrivcnabloment m tilche. — m si quidfm... Première hyj»otlièM, celle da Buccèe. — m ut... competit.

Grec : Et d'une manière habile en ce qui concerne la disposition des matériaux. — Dans ce cas, Il aura réaUsé son Intime désir : hoc et ipse... Le grec emploie le temps présent : « volo », au Heu de velim. — Sin autem... Deuxième hypothèse, celle de l'Inenccès partiel. D'après le grec : Si d'une façon Insignifiante et commune, c'est là ce que Je pouvais attendre. L'auteur parle de son travail en termes bien modestes. — Sicut enim... (vers. 40). Comparaison pour s'excuser aimablement, dans ce second cas. — Vinun semper..., aut... Boire toujours du vin pur conduirait promptement & l'Ivnsse, boire toujours de l'eau serait peu tonique et pourrait devenir malsain ; l'usage des deux liquides mélangés est agréable, et «produit une JouUsance délicieuse », comme ajoute le te.xte original. — Au Heu de alternis uti, le grec dit : Le vin mêlé d'eau. — Ita tegcnllbus... AppUcatlon de la comparaison. — Par exactus sermo on doit entendre un style « toujours uniforme et égal à lui-môme », qui finirait par fatiguer. Le grec a une autre leçon : De même, la manière d'arranger le discours (c.-ù-d. , Ici , la narration) charme les oreilles de ceux qui lisent l'histoire. Cet ai . angemeut suppose un mélange de dififérents styles et de la variété dans le récit, de sorte que la Vulgate a donné en somme la pensée. Les lecteurs attentifs du second livre des Machabées reconnaîtront cerlalneniont sans peine que l'auteur a réussi à se rendre Intéressant comme il le désirait.— flicu consummatwi. Mieux vaudrait : «oonsummatlo », 1« fin ( r) TeXeyni X

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