Le grand prêtre répondit à David
Cadens prcnvus... : par honneur pour le fils du roi. Cf. Gen. xxxni, 3 ; xm, 8 ; AU. arch., pi. LXXix, flg. 4 et 9. — David ampllus : c'est lui qui était le plus malheureux. — Qucecuynque javavlrmis... La phrase est Inachevée. Sous-ent. : Souviens-toi. Ellipse familière aux écrivains sacrés. — Et surrexlt... Les deux amis ne se revirent qu'une fois (xxiii, 16-18) avant la mort de Jonathas.
BEcnoN IL — David fugitif
DISTRICT DZ JtIDA. XXI, 1 -
l TRAVERS XXVI, 25.
LE
51. — David erre çà et là pour se meltre à l'abri des persécutions de Saiil. XXI, 1 — XXII, 23.
!• David à Nob. XXI, 1-9.
Chap. XXI. — 1-6. Le grand prêtre Achimelech elles pains de proposition. — Nobe, ou plutôt Nob, avait alors l'honneur de posséder le tabernacle et l'arche. Cette ville servait par conséquent de résidence au grand prêtre et à un certain nombre de prêtres ordinaires. Cf. xxii, 19. Sa situation exacte est incertaine ; nous savons néanmoins, d'après Is. x, 28-H2, que Nob était au sud de Gabaa et au nord de Jéinisalem, non loin d'Anathoth. Voyez aussi Neh. xi, 32, et VAtl. géogr., pi. xvi. David ne songeait nullement à s'y réfugier ; il voulait, en passant, y prendre des vivres et des armes. — Le nom d' Achimelech crée ici quelque difficulté, car le pontife d'alors '.sacerdotem désigne en cet endroit le grand prêtre) n'étalt-11 pas Achias, fils d'Achltob? Cf. uv, 3. On répond à cette objection : l" que lae
noms Achimelech et Achias sont en réalité synonymes et ne représentent qu'un seul et même personnage ; en effet, Ahiyah signifie : « frère de Jéhovah », et Akimélek: « frère du Roi » (le roi par excellence, Jéhovah), et bientôt, xxn, 9, nous verrons qu' Achimelech était flls d'Achltob, aussi bien qu' Achias ; 2" qu'Achlas était mort, et que son frère Achimelech lui avait succédé i défaut d'enfants mâles qui fussent en âge d'exercer les fonctions pontificales. Ce second sentiment est le plus vraisemblable. — Obstupuit. Dans l'hébr. : il vint en tremblant à la rencontre de David. Personne n'ignorait à quel point la situation était tendue entre Saill et David, et l'on craignait d'encourir le déplaisir du roi en rendant service à celui qu'U détestait. — Quare tu solus f Le gendre du roi voyageant seul, sans une escorte considérable de serviteurs et de soldats, chose Inconnue en Orient. — Hex prœcepit... Le« subterfuges ne sont pas rares sur les lèvres de David à cette époque de sa vie. Cf. vers. 8 ; XXVII, 5 ; XXIX, 8, etc. Il ne faut pas les juger d'après les règles plus délicates de la morale chrétienne. — Pueris condixi... David avait donc réellement avec lui quelques serviteurs ou amis. Cf. Marc, n, 25-26. Sur la formule p'iôni 'almôni , traduite en latin par illum et illum, voyez la note de Ruth, rv, 1. — Vel quinqiu panes. David réduit à demander quelques pains I Mais ce n est là que le commencement de se» angoisses. — Laicos panes : c.-à-d. ordinaires , non coBsacrés, par oppositloD à panem sanctum
I Rko. XXI, 6-9.
Je n ai point ici de pains ordinaires ; je n'ai que du pain consacré. Vos hommes sont- ils purs, surtout à l'égard des femmes ?
5. David répondit au prêtre , et lui dit : S'il s'agit des femmes, depuis hier et avaat-hier que nous sommes partis, nous nous en sommes abstenus, et nos corps ont été saints. Cette voie est profane ; mais elle sera elle-même sanctifiée aujourd'hui dans nos corps.
6. Le grand prêtre lui donna donc du pain sanctifié ; car il n'y en avait pas d'autre là, excepté les pains de proposition , qui avaient été ôtés de devant le Seigneur, pour être remplacés par des pains chauds.
7. Or il y avait là, en ce même jour, un certain homme des officiers de Saiil, au dedans du tabernacle du Seigneur. C'était un Iduméen nommé Doëg, le chef des bergers de Saiil.