Et David, appelant un de ses
— Incumbebat super hastam... Scène tragique : le roi, grièvement blessé, s'appuyant sur sa lance fameuse (I Reg. xvin, 10 ; xix, 9, etc.) ; sa garde dispersée ou massacrée; l'ennemi qui s'avance, irrésistible. — Sta super me (vers. 9). C.-à-d. : élance-toi contre mol ; car Saiil était debout. Cf. I Par. XXI, 1. — AngvLStice. Le mot hébreu ainsi traduit ne se rencontre nulle part ailleurs. Peutêtre : des crampes ; ou une torpeur qui provenait des blessures de Saiil. — Adhut tota anima... : le roi redoutait de tomber vivant entre les mains des Philistins. — Stansque occidi. Rien de plus faux ; mais l'Amalécite pensait complaire à David en se donnant comme le meurtrier d'un rival farouche. Il excuse néanmoins partieUement sa conduite : sciebam enim...
— Tuli diadema..., armillam. Preuves matérielles de sa véracité : et, sur ce point, il devait être sincère, car le diadème et le bracelet de âaiil étaient des objets bien connus de David.
L'Amalécite s'était donc trouvé sur le champ de bataille ; non toutefois « par hasard », comme il l'a dit (vers. 6), mais pour dépouiller les cadavres ;*et il avait été le premier à découvrir celui de Saiil. Les anciens rois de l'Orient portaient habituellement un petit diadème, et de riches bracelets. Voyez YAtl. arch., pi. lxxx, fig. 8; pi. Lxxxi, flg. 7-9, 1.?, etc.
11-12. Douleur de David et de ses compagnons en apprenant cette nouvelle. — Vestimenta scidit... Cf. vers. 2. — Planxerunt : Us se fi'appèrent la poitrine. — Jejunavcrunt. Cf. m, 3f ; XII, 21-22 ; I Reg. xxxi, 13, etc. — Super populum..., l'armée (cf. vers. 4, etc.) ; domum Israël, l'ensemble de la nation.
13-16. Châtiment de l'Amalécite. — Undee»...f Le (Jourrier avait fait connaître incidemment M nationalité, vers. 8 ; mais David, vivement Impressionné, n'avait pas dû remarquer ce détaiL Filius... advence (c.-à-d. d'un Amalécite 'lui ré-
II Reg. I, 16-20.
hommes, lui dit : Jetez -vous sur lui et tuez -le. Aussitôt il le frappa, et il mourut.
16. Et David ajouta : Que votre sang retombe sur votre tête ; car votre bouche a déposé contre vous, en disant : C'est moi qui ai tué le christ du Seigneur.
17. Or David fit cette élégie sur la mort de Saiil et de Jonathas son file,
18. et il ordonna d'enseigner ce chant de l'arc aux enfants de Juda, ainsi qu'il est écrit au livi-e des Justes. Et il dit : Considère, Israël, ceux qui sont morts sur tes coteaux, percés de coups.
19. L'élite d'Israël a été tuée sur tes montagnes. Comment les vaillants sontils tombés ?